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	<title>Finance Management &#187; Idées</title>
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	<description>CFO Network</description>
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		<title>La crise politique a impacté les fluctuations boursières</title>
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		<pubDate>Tue, 15 Jan 2013 11:12:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>FM</dc:creator>
				<category><![CDATA[Idées]]></category>
		<category><![CDATA[académique]]></category>
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		<description><![CDATA[En période de crise politique en Belgique, les événements politiques ont un impact hautement significatif, et plutôt inattendu, sur les fluctuations boursières. C&#8217;est la conclusion du travail de fin d&#8217;année réalisé par Thomas Jeegers (UCL), un des trois lauréats de l&#8217;ING Thesis Award 2012. Il partage les fruits de son étude. Les cours de bourse reflètent-ils correctement toute l’information disponible [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.financemanagement.be/wp-content/uploads/2013/01/Thomas-Jeegers1.jpg" alt="Thomas Jeegers" /></p>
<div id="chapeau">En période de crise politique en Belgique, les événements politiques ont un impact hautement significatif, et plutôt inattendu, sur les fluctuations boursières. <span id="more-953"></span>C&rsquo;est la conclusion du travail de fin d&rsquo;année réalisé par Thomas Jeegers (UCL), un des trois lauréats de l&rsquo;ING Thesis Award 2012. Il partage les fruits de son étude.</div>
<p>Les cours de bourse reflètent-ils correctement toute l’information disponible dans l’économie, en période de crise politique? Les fluctuations boursières en période d’instabilité politique ont reçu une attention particulière dans la littérature financière et économique lors des 20 dernières années. Comme certains auteurs économiques centraux des années 90 l’ont identifié, plus de 40% des variations de prix sur le marché boursier ne peuvent pas être expliqués par l’activité économique réelle. Différents auteurs ont tenté d’identifier les autres variables qui pourraient expliquer les fluctuations boursières. Parmi ces variables, les événements politiques ont souvent été mentionnés. </p>
<p>Avec ce mémoire, nous ajoutons une pièce à l’édifice de cette littérature en abordant un sujet qui, au meilleur de notre connaissance, n’a pas encore été analysé auparavant: l’impact de la crise politique belge (2010-2011) sur le principal indice de la Bourse de Bruxelles: le BEL20. La logique intrinsèque de notre analyse est que les politiques publiques mises en place par le gouvernement sont essentielles pour les investisseurs, puisqu’elles définiront l’environnement dans lequel ceux-ci effectueront leurs transactions. Ces transactions, à leur tour, influenceront le prix et donc le rendement des actions concernées. Dans le cas belge, un gouvernement temporaire était en place pendant la crise de 2010-2011. Il n’était censé s’occuper que des affaires courantes et non pas des décisions importantes qui ont laissé les gouvernements précédents incapables de trouver une solution. Pour cette raison, l’environnement pour les investisseurs était, au mieux, instable et donc source d’incertitudes. </p>
<h2>Etude d&rsquo;événements</h2>
<p>Du 26 avril 2010 (date de démission du gouvernement Leterme II) au 6 décembre 2011 (date de la prestation de serment d’Elio di Rupo en tant que nouveau premier ministre), les 589 jours pendant lesquels la Belgique est restée sans gouvernement constituent une crise politique unique dans l’histoire. Pendant cette période, la Belgique a pris à l’Irak le record de la crise politique la plus longue au monde: en particulier le record de la plus longue période sans gouvernement fédéral, en temps de paix. Cette durée sans précédente comparaison nous a permis de mettre en place une &lsquo;étude d’événements&rsquo; (event study) qui prend en compte un nombre particulièrement grand d’événements politiques significatifs, au sein d’une seule et même crise politique.</p>
<blockquote><p>La Belgique a pris à l’Irak le record de la crise politique la plus longue au monde.</p></blockquote>
<p>La logique derrière les études d’événements est basée sur l’hypothèse d’efficience du marché (efficient market hypothesis), selon laquelle toute l’information et toutes les attentes sont censées être reflétées par les prix du marché. Une étude d’événements politiques consiste en l’analyse des réactions du marché (typiquement le marché boursier) après un ou plusieurs événements politiques dont l’incidence a un impact probable sur les prix. Une analyse de la littérature existante sur le sujet indique que les études d’événements politiques ont des résultats plus significatifs lorsque l’environnement politique est instable (par exemple en période de crise politique, dans des environnements politiques hautement risqués ou dans les marchés émergents). Toutefois, peu d’études témoignent d’une relation directe entre les événements politiques et les fluctuations du marché boursier. La raison à cela est que, typiquement, il est difficile de mesurer l’ampleur d’un changement politique. La solution que nous avons utilisée face à ce problème fut la mise en place d’un indicateur politique ad hoc, dont la complexité est à peine supérieure à celle d’une variable binaire. Cette approche n’a pas été extensivement analysée dans la littérature sur le sujet, mais semble correspondre particulièrement bien au cas présent.</p>
<h2>Deux modèles</h2>
<p>L’approche économétrique consiste en une approche des moindres carrés avec plusieurs facteurs (multi-factor least squares approach), régressant le rendement quotidien du BEL20 sur un indicateur politique. Une fois l’approche des moindres carrés couverte, nous nous tournons vers deux modèles &lsquo;autorégressifs à hétéroscédasticité conditionnelle&rsquo; (autoregressive conditional heteroskedasticity models (ARCH)), qui permettent à la variance des rendements (ici, du BEL20) d’être fonction de ses valeurs passées. Ces modèles ont été mis en place afin de représenter plus correctement les séries temporelles financières. L’un des modèles de type ARCH utilisé est linéaire dans ses paramètres (GARCH), alors que l’autre est logarithmique (EGARCH), ce qui nous permet une flexibilité plus grande pour l’ajustement des données. L’utilisation de plus d’un modèle valide les conclusions auxquelles nous arrivons, car les résultats atteints sont cohérents et similaires. Dans le processus, nous utilisons également plusieurs variables de contrôle, afin d’expliquer une proportion plus grande des fluctuations du BEL20. De plus, celà nous permet d’également réduire la variance de l’indicateur politique et donc d’améliorer sa précision. </p>
<p>Ces variables de contrôles sont le rendement quotidien de l’Euro Stoxx 50, le carré de ces rendements, un indicateur du changement de rating accordé à la Belgique par les principales agences de rating, le changement quotidien de la valeur des obligations belges, un indicateur de la prédictabilité des fluctuations du marché, le changement quotidien du taux auquel s’échangent les banques entre elles et le changement de la quantité d’argent présente dans l’économie. D’autres variables de contrôle potentielles ont été considérées mais finalement pas ajoutées à l’équation car les données révélaient que leur inclusion dans le modèle n’était pas pertinente. Ces variables incluent notamment l’état de l’économie (mesuré par les changements du PIB), le changement dans la production nationale (national output) et les fluctuations du prix de l’or. Les résultats ont été corrigés des problèmes d’endogénéité et d’hétéroscédasticité et sont relativement purgés de potentiels mouvements d’anticipations.</p>
<blockquote><p>Les événements politiques négatifs, en défaveur de la formation d’un gouvernement, ont eu un impact positif sur les cours de bourse, le jour de l’événement.</p></blockquote>
<p>L’objectif de ce mémoire est double. D’une part, nous voulions rendre les conclusions utiles pour toute future crise politique. En particulier, en montrant que les décisions politiques ont eu un impact immédiat et réel sur l’économie, nous fournissons aux acteurs politiques une base de réflexion possible sur leurs actions. D’autre part, la procédure peut être réitérée pour d’autres pays, afin d’évaluer dans quelle mesure le marché boursier de ce pays dépend de sa situation politique. De telles informations sont certainement intéressantes pour les investisseurs potentiels car, comme la littérature sur le sujet l’indique, certains pays sont plus sujet que d’autres à de fortes fluctuations boursières à la suite d’événements politiques significatifs.</p>
<h2>Résultats contre-intuitifs</h2>
<p>Les résultats obtenus sont intéressants et, dans une certaine mesure, contre-intuitifs. Les données montrent que les événements politiques négatifs (ceux qui sont en défaveur de la formation d’un gouvernement) ont eu un impact positif sur les cours de bourse, le jour de l’événement, alors que les événements positifs ont eu un impact négatif. Ces résultats sont robustes à la spécification du modèle et restent valides lorsque certains des événements politiques ne sont pas pris en compte. Nos résultats atteignent un haut degré de significativité (au seuil de significativité de 2%. Autrement exprimé, le coefficient exprimé est à peu près deux fois et demi plus grand, en valeur absolue, que son écart-type), de robustesse et sont relativement purgés des problèmes d’endogénéité, d’anticipation et d’hétéroscédasticité. La réaction moyenne du marché boursier à un événement politique est approximativement de 0,24 points de pourcentage, ce qui est considérable pour un rendement sur une seule journée. </p>
<p>Le second résultat intéressant est que le marché a une tendance à réagir plus vigoureusement à des événements négatifs (environ 0,40 points de pourcentage) qu’à des événements positifs (eviron 0,12 points de pourcentage). Troisièmement, le marché boursier semble réagir exactement au jour de l’événement. En d’autres termes, il n’y a pas de réaction tardive et, s’il y a un effet d’anticipation, alors cette anticipation se fait de manière régulière sur les plusieurs jours précédant l’événement. Les modèles de type ARCH montrent que le co- efficient et la significativité de l’indicateur politique pourrait avoir été exagérée par les modèles plus conventionnels, cependant la direction des chocs (le signe négatif) est validé. Sur base de ces preuves, nous pensons que le marché boursier anticipe progressivement et de manière lisse les événements politiques et les sur-anticipe même. Puis, au jour de l’événement, l’ajustement du marché est négatif, comme une réponse à cette sur-anticipation. Les résultats des différents tests et régressions auxquelles nous avons procédés sont cohérents avec cette interprétation.</p>
<h2>Extensions possibles</h2>
<p>Il est possible de continuer ce travail encore plus loin, afin de mieux comprendre ce qui se cache derrière les fluctuations boursières en période de difficultés politiques. Premièrement, nos modèles ne prennent pas en compte les informations délivrées sur la situation macroéconomique, en particulier celles qui sont présentées au public et qui ne sont pas incluses dans les variables de contrôle utilisées. Leur inclusion dans l’analyse est clairement une première extension possible de notre travail et il est probable qu’elle permette d’affiner les résultats. Deuxièmement, les procédures de type ARCH présentées ne sont pas exautives. Il existe d’autres modèles ARCH qui pourraient être complémentaires à l’analyse effectuée. Vérifier si leurs résultats sont cohérents avec les conclusions atteintes par notre analyse permettrait d’évaluer la pertinence de ces conclusions. Troisièmement, une autre manière de vérifier la robustesse de ce travail serait d’analyser dans quelle mesure les événements politiques affectent le marché boursier en période de stabilité politique, pour la Belgique. Une telle extension permettrait d’établir si la relation entre les événements politiques et le marché boursier était affectée par le fait que le pays n’avait pas de gouvernement fédéral lors de la période analysée. Quatrièmement, la robustesse des résultats peut aussi être remise en question par une analyse d’autres crises politiques dans le pays.</p>
<p>Heureusement pour le chercheur intéressé par le sujet, l’histoire de la Belgique fournit de nombreuses autres crises politiques à analyser. En particulier, en 2007, 194 jours ont été nécessaires pour qu’un gouvernement puisse être formé en Belgique. Alternativement, des crises politiques récentes dans d’autres pays développés d’Europe de l’ouest, comme les Pays-Bas ou l’Italie, pourraient être utilisées. Procéder à une analyse similaire serait une manière pertinente de confirmer (ou d’infirmer) nos résultats.<br />
______________________</p>
<p><img src="http://www.financemanagement.be/wp-content/uploads/2013/01/INGthesis.jpg" alt="ING Thesis Award" /></p>
<p><strong><br />
L&rsquo;ING Thesis Award récompense les meilleurs mémoires de master liés au secteur financier. Remis le 14 décembre dernier, les prix 2012 ont mis en valeur les travaux de Benjamin Vandermarliere, <em>Network analysis of the Russian interbank network</em> (Université de Gand), Thomas Jeegers, <em>The impact of the Belgian political crisis on Belgian company results: evidence from stock market reaction</em> (UCL), et d&rsquo;Anne-Catherine Janssens, <em>Synergies between commercial and investment banking: the case of Bank of America&rsquo;s acquisition of Merrill Lynch</em> (ULB-Solvay). Le prix du public a été remporté par Michaël Verdonck pour son mémoire sur <em>L’influence des banques étrangères dans l’Europe de l’Est et l’Europe Centrale</em> (Université de Gand). En plus d’un ING Thesis Award, les lauréats sont rentrés chez eux avec un compte ING Lion d’une valeur de 1.250 euros. </strong></p>
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		<title>&#171;&#160;L&#8217;euro engage une question morale&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Tue, 06 Nov 2012 16:49:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bruno Colmant</dc:creator>
				<category><![CDATA[Idées]]></category>
		<category><![CDATA[Colmant]]></category>
		<category><![CDATA[Euro]]></category>
		<category><![CDATA[monnaie]]></category>

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		<description><![CDATA[L&#8217;euro survivra-t-il, dans sa formulation actuelle, à la crise qui transperce ses fondements? Ma réponse est désabusée et négative. L&#8217;euro contemporain n&#8217;existe plus que dans les illusions de certains qui, le nez sur l&#8217;événement, devraient sortir de leur torpeur. Il y a bien sûr les phénomènes techniques qui sous-tendent cette intuition. Ils sont connus: la mondialisation, la migration des centres [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.financemanagement.be/wp-content/uploads/2012/11/Bruno-Colmant.jpg" alt="Bruno Colmant" /></p>
<div id="chapeau">L&rsquo;euro survivra-t-il, dans sa formulation actuelle, à la crise qui transperce ses fondements? Ma réponse est désabusée et négative. L&rsquo;euro contemporain n&rsquo;existe plus que dans les illusions de certains qui, le nez sur l&rsquo;événement, devraient sortir de leur torpeur.</div>
<p><span id="more-558"></span></p>
<p>Il y a bien sûr les phénomènes techniques qui sous-tendent cette intuition. Ils sont connus: la mondialisation, la migration des centres de croissance vers l&rsquo;Asie et les États-Unis, la divergence grandissante entre les économies du Nord et du Sud de l&rsquo;Europe, les gigantesques dettes publiques, la fin d&rsquo;Etats-providence qui ne créent plus de richesses et l&rsquo;aboutissement d&rsquo;une croissance artificiellement gonflée par l&rsquo;emprunt. Ces éléments constituent un gâchis. Pourtant, il y a autre chose de plus grave: c&rsquo;est l&rsquo;absence de projet unificateur, c&rsquo;est-à-dire de concept supérieur qui, au-delà des valeurs monétaires, suscite une adhésion morale collective. </p>
<p>Réalisons-nous que la crise de l&rsquo;euro est désormais rythmée, dans une cacophonie politique complète, par les propos sibyllins du Président de la BCE, aux lèvres duquel les marchés sont suspendus? Prenons-nous conscience du manque de hauteur que certains dirigeants européens démontrent en se limitant à chercher l&rsquo;effet d&rsquo;aubaine médiatique? Pourtant, le moment est grave: qui aurait pu imaginer que des drapeaux nazis puissent être brandis à Athènes ou qu&rsquo;un journal italien fasse référence au quatrième Reich?</p>
<p>La confiance dans l&rsquo;idée européenne s&rsquo;effrite. Le postulat d&rsquo;une monnaie unique qui entraînerait une homogénéité des politiques économiques s&rsquo;avère être un leurre. En fait, la monnaie ne cimente pas les peuples. Au contraire, son uniformisation fait rejaillir des particularités (politiques, culturelles, raciales, etc.) que différentes devises nationales avaient pu, avant 1999, cantonner derrière les frontières de chaque pays. Les régionalismes et les populismes s&rsquo;affichent d&rsquo;autant plus facilement qu&rsquo;ils ne sont plus confinés par la défense d&rsquo;une devise nationale.</p>
<blockquote><p>« Les structures européennes ont toujours été escamotées par l&rsquo;alliance franco-allemande, dont le ciment est la véritable origine politique de la monnaie unique. »</p></blockquote>
<p>Il ne faut pas s&rsquo;y tromper: c&rsquo;est l&rsquo;élément politique est le principal facteur de désagrégation de l&rsquo;euro. Malgré le fait que les gouvernements individuels évoquent la nécessité d&rsquo;avancées constitutionnelles, un renouveau des structures communautaires n&rsquo;a pas émergé. Seul le corps administratif de l&rsquo;Europe a été renforcé, au risque de l&rsquo;avoir rendu pléthorique et détestable. </p>
<p>En réalité, les Etats individuels restent plus puissants que les méta-structures européennes. Ils ne sont jamais soumis à un quelconque abandon de souveraineté, consacrant l&rsquo;approche westphalienne de l&rsquo;Europe. Les structures européennes ont toujours été escamotées par l&rsquo;alliance franco-allemande, dont le ciment est la véritable origine politique de la monnaie unique. Les autres pays sont au mieux des passagers clandestins et, au pire, des contingences. Il y a donc une dissociation entre le pouvoir nominal (médiatiquement présenté par les responsables des structures européennes) et le pouvoir réel (effectivement exercé par les Etats dominants). Cela pose de graves questions citoyennes de représentativité politique.</p>
<p>Aujourd&rsquo;hui, l&rsquo;Europe croit sauver son économie et sa monnaie dans la vertu budgétaire. Elle les perdra peut-être dans les heurts sociaux. La démarche européenne néglige le facteur social qui peut conduire à des embrasements soudains, sans qu&rsquo;ils ne soient d&rsquo;ailleurs parfois stériles. L&rsquo;histoire économique regorge de ces incidents. D&rsquo;ailleurs, ce n&rsquo;est pas la première fois que le rêve monétaire est gommé au profit d&rsquo;un retour aux réalités nationales. Combien de fois l&rsquo;avènement de la paix et de la prospérité ne furent-ils pas annoncés par le libre-échange et des accords monétaires avant que l&rsquo;Histoire ne se retourne brutalement? L&rsquo;Union Monétaire latine de la fin du dix-neuvième siècle ne résista pas aux différentiels de modèles européens et s&rsquo;échoua dans la guerre de 1914-18. Il en fut de même entre les deux guerres mondiales, au cours desquelles les accords monétaires espéraient créer l&rsquo;harmonie des peuples. </p>
<blockquote><p>« Ce qui doit être formulé, c&rsquo;est un message d&rsquo;union, de générosité et de confiance dans la jeunesse et la compréhension entre les peuples. »</p></blockquote>
<p>Finalement, j&rsquo;ai une crainte. Celle que le dessein européen, porté par des hommes qui avaient conservé la conscience de la guerre, ne se soit essoufflé au profit de nationalismes économiques puissants. Les économistes doivent poser au passé des questions qui intéressent le présent. Au début de la crise, certains d&rsquo;entre eux rappelaient qu&rsquo;il ne faut jamais sous-estimer la volonté et le pouvoir politique. Cinq ans plus tard, c&rsquo;est la désunion politique qui leur répond. Sauver la monnaie unique ne signifie pas que tous les pays y restent affiliés. La monnaie unique traversera des cahots et des sabordages. </p>
<p>Ce qui doit être formulé, c&rsquo;est un message d&rsquo;union, de générosité et de confiance dans la jeunesse et la compréhension entre les peuples. D&rsquo;aucuns trouveront ces idées naïves. Après tout, il n&rsquo;est peut-être d&rsquo;Etats que d&rsquo;intérêts particuliers. Pourtant, les dirigeants européens actuels qui, par manque de grandeur ou opportunisme, ne passeront pas à leurs successeurs le flambeau de Mitterrand et de Kohl, porteront une lourde responsabilité devant l&rsquo;Histoire.</p>
<p><strong>Bruno Colmant</strong> <em>est professeur à la Vlerick Management School et à la Louvain School of Management, membre de l&rsquo;Académie Royale de Belgique, et membre du comité de rédaction de Finance Management.</em></p>
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		<title>Finance Management passe au numérique</title>
		<link>http://www.financemanagement.be/finance-management-epasse-au-numerique/</link>
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		<pubDate>Mon, 05 Nov 2012 17:00:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Christophe Lo Giudice</dc:creator>
				<category><![CDATA[Idées]]></category>

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		<description><![CDATA[Finance Management, le magazine de référence des responsables financiers, joue pleinement la carte du numérique en faisant le grand saut du format papier au modèle digital. Avec plusieurs objectifs: proposer un e-magazine dans l’air du temps, offrant un plus grand confort de lecture, disponible et accessible partout et à tout moment, et encore plus ouvert sur la communauté des directeurs [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.financemanagement.be/img/christophe1.jpg" alt="Christophe Lo Giudice" /></p>
<p>Finance Management, le magazine de référence des responsables financiers, joue pleinement la carte du numérique en faisant le grand saut du format papier au modèle digital.<span id="more-563"></span> Avec plusieurs objectifs: proposer un e-magazine dans l’air du temps, offrant un plus grand confort de lecture, disponible et accessible partout et à tout moment, et encore plus ouvert sur la communauté des directeurs financiers et leurs préoccupations.   </p>
<p>A cette occasion, FinanceManagement.be a fait entièrement peau neuve et, à côté du contenu magazine qui sera donc désormais exclusivement disponible en ligne, notre vocation de partage d’expériences et d’échange de bonnes pratiques se trouve renforcée par une approche « portail » offrant une information plus régulièrement actualisée. L&rsquo;ensemble de nos rubriques sont accessibles en ligne, sans limite de durée, et ouvertes à toute la communauté des responsables financiers francophones.  </p>
<p>Quels bénéfices pour le lecteur? Ils sont nombreux. Tout d’abord, une information encore plus riche, plus complète, valorisant la marque de fabrique de Finance Management. Ensuite, un accès plus large et intemporel au contenu publié, partant de l&rsquo;idée que les bonnes pratiques n’ont pas de « date de péremption »: il est utile de pouvoir s’y (re)plonger autant que cela sert la pratique quotidienne du CFO. Enfin, une « relation » avec le titre plus interactive, plus constante, plus durable, complétée à terme pas de nouveaux outils communautaires. </p>
<p>Un nouveau format. Une nouvelle approche. De nouveaux angles de traitement des sujets. <em>Finance Management Goes Digital</em>, ce sera tout cela, et bien plus encore. Ce qui ne change pas, par contre, c’est la qualité de l’information, la mise en évidence de bonnes pratiques, le partage d’expériences innovantes. Plus que jamais, nous sommes à votre écoute, à votre disposition pour relayer vos préoccupations, vos initiatives, vos coups de gueule aussi. Pour vous challenger également, et vous aider à donner le meilleur de vous-même au service du business. </p>
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		<title>Scission de l’euro: mode d’emploi</title>
		<link>http://www.financemanagement.be/scission-de-leuro-mode-demploi/</link>
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		<pubDate>Thu, 13 Sep 2012 13:03:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bruno Colmant</dc:creator>
				<category><![CDATA[Idées]]></category>
		<category><![CDATA[Scission de l'Euro]]></category>

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		<description><![CDATA[Depuis novembre 2009, le message politique européen est fondé sur l’intangibilité de l’euro. Le président de la BCE a même affirmé son irréversibilité. Au terme de l&#8217;année passée, les autorités politiques européennes ont aussi qualifié 2011 d’annus mirabilis (« miraculeuse »). Pourtant, force est de constater que la Providence se fait attendre… Jour après jour, les économies européennes divergent de manière croissante [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.financemanagement.be/img/brunocolmant_2012-09.jpg" alt="Bruno Colmant" /></p>
<div id="chapeau">Depuis novembre 2009, le message politique européen est fondé sur l’intangibilité de l’euro. Le président de la BCE a même affirmé son irréversibilité. Au terme de l&rsquo;année passée, les autorités politiques européennes ont aussi qualifié 2011 d’annus mirabilis (« miraculeuse »). <span id="more-114"></span>Pourtant, force est de constater que la Providence se fait attendre… </div>
<p>Jour après jour, les économies européennes divergent de manière croissante et l’euro se disloque. Si un réajustement monétaire était autorisé, il conduirait à une dévaluation drastique de la plupart des devises européennes par rapport à un Deutsche Mark réinstauré. Un basculement monétaire devient plausible lorsqu’on recense les biais qui affectent les taux d&rsquo;intérêt réels, devenus négatifs pour certains pays.<br />
Tout d&rsquo;abord,  les pays du Sud de la zone euro ont pu, grâce à la référence allemande, emprunter à des conditions lucratives qui ont masqué les réalités de leur solvabilité. C&rsquo;est ainsi que l’endettement public grec a pu atteindre des sommets qu’une drachme n’aurait pas autorisés. En effet, les prêteurs étrangers auraient exigé une prime de risque destinée à se protéger contre le risque de change.<br />
Ensuite, par effet de cascade, les taux d&rsquo;intérêt des pays périphériques sont restés trop bas, entraînant des bulles d&rsquo;actifs. C&rsquo;est typiquement le cas de l&rsquo;Espagne dont la bulle immobilière n&rsquo;aurait jamais pu apparaître si les taux d&rsquo;intérêt de l&rsquo;Etat espagnol n&rsquo;avaient pas été déflaté par l&rsquo;introduction de l&rsquo;euro. Enfin, cette politique de taux d&rsquo;intérêt bas a permis aux Etats européens de renforcer leur poids dans l&rsquo;économie à coût réduit. En effet, ces Etats ont vu leur coût d&rsquo;emprunt allégé et leur indiscipline budgétaire débarrassée de la contrariété des taux d&rsquo;intérêt élevés que les marchés financiers leur auraient normalement imposés. </p>
<h2>De la souplesse</h2>
<p>Mais si la création de l&rsquo;euro a biaisé les taux d&rsquo;intérêt, son sauvetage génère un travers encore plus profond, puisque la BCE doit adopter une politique monétaire extrêmement expansionniste. Mécaniquement, l’euro est à l’origine de nombreuses bulles qui finissent toutes par éclater. Le prochain éclatement est sans doute celui d’une bulle obligataire dans les pays d&rsquo;Europe du Nord.<br />
Existe-t-il un moyen d’échapper à une sécession monétaire? Bien sûr, et il faut l’espérer car le projet européen est porteur des valeurs morales d&rsquo;un idéal politique. Mais, pour l’éviter, il faudrait accepter une monétisation – c’est-à-dire un escompte permanent – des dettes publiques des pays faibles auprès de la BCE et un relèvement des objectifs d’inflation de cette institution.<br />
Dans son dernier ouvrage (bientôt traduit en français), Paul Krugman confirme, comme tous les autres économistes et prix Nobel de renom, que la voie de sortie d&rsquo;une zone euro homogène est inflationniste. Même le FMI plaide désormais pour une politique monétaire encore plus souple. Tous plaident donc pour la voie de la création monétaire et un euro beaucoup plus faible. Il faudrait aussi mettre fin aux objectifs de retour à l&rsquo;équilibre budgétaire, à tout le moins pour les économies du Sud de l&rsquo;Europe, déjà asphyxiées sous l&rsquo;austérité. Il faudrait aussi formuler une véritable union fiscale et budgétaire. Mais, de ces transferts de souveraineté, les autorités monétaires et politiques ne veulent pas parce que c&rsquo;est une vision fédérale de l&rsquo;Europe qui prévaut.</p>
<h2>Métamorphose monétaire</h2>
<p>Pour les pays qui seront expulsés ou qui choisiront de rompre leur ancrage monétaire, la rupture sera gravement chaotique. Pourtant, les contours de l’opération sont discernables. Comme une dévaluation drastique, elle exigera des contrôles de change, un aide d’urgence aux banques, un gel des prix et des salaires afin d’éviter des phénomènes d&rsquo;(hyper)inflation, des restrictions aux mouvements des capitaux et un support des instances internationales, tel le FMI. La conversion monétaire sera d&rsquo;abord effectuée en compte avant d&rsquo;être réalisée en pièces et billets. Il faudra aussi apaiser les inévitables troubles sociaux car une répudiation monétaire n&rsquo;entraîne pas de changement de régime.<br />
J’énumère ci-après quelques points de repère de cette métamorphose monétaire qu&rsquo;à nouveau, personne ne souhaite mais qui pourrait s&rsquo;imposer. Tout d&rsquo;abord, il n’y aurait pas deux euros, mais un euro-mark, géographiquement centré sur la Ruhr et des devises périphériques au flottement contrôlé. On pourrait imaginer un retour à la drachme, la lire, la peseta et l’escudo. Avec ces devises, il faudrait immédiatement réinstaurer un système de couloir de variations, comparable au Serpent Monétaire (1974-1978) ou au Système Monétaire Européen (ou SME de 1979 à1999) afin de stabiliser le commerce intra-communautaire et l&rsquo;inflation.<br />
En d&rsquo;autres termes, les devises sortantes devraient évoluer dans un système de cours-pivot, dont l&rsquo;euro-mark serait l&rsquo;axe de référence, assorti de marges de fluctuations. D’ailleurs, la zone euro est déjà revenue au SME avec des spreads souverains qui remplacent les marges de fluctuations et des dévaluations qui sont transformées en défauts.</p>
<h2>Fixation complexe</h2>
<p>Le problème résiderait dans la formation du cours de change de ces nouvelles devises. Les résidents des pays sortants recevraient, en effet, une quantité de monnaie nationale en lieu et place de leurs avoirs en euros. L&rsquo;euro ne serait donc pas remplacé par un panier de devises. Ceci s&rsquo;appliquerait aussi aux comptes de ces résidents ouverts à l&rsquo;extérieur de leurs pays.<br />
Le cours de change de la nouvelle devise serait déprécié de 20-30%, voire plus pour la Grèce, par rapport à celui de 1999. Mais fixer un cours de change est complexe: les pays sortants seraient partagés entre le désir d’un cours de change excessivement déprécié (pour stimuler leurs exportations) et une contrainte de crédibilité (pour éviter que leur nouvelle devise les empêchent d&rsquo;accéder au marché extérieur des capitaux).<br />
L&rsquo;intérêt d&rsquo;une sécession monétaire, c&rsquo;est de répudier ses dettes. Il faut donc convertir les dettes et créances existantes d&rsquo;un pays qui quitte la zone euro (et qu&rsquo;on suppose dénominées en euro) dans la nouvelle devise nationale. Il faudrait donc formuler un cours de change de départ et ensuite reconnaître que les créances du pays sortant exprimées en euro sont converties, avec pertes, dans cette nouvelle devise. Il en est de même pour les dettes du pays sortant, ce qui va entraîner une perte pour les créanciers étrangers, dont l&rsquo;exemple grec est illustratif. Croire que les dettes et créances étrangères exprimées en euro d&rsquo;un pays sortant garderait une parité par rapport à leur contre-valeur en euro serait évidemment totalement naïf.</p>
<h2>Atténuer le choc</h2>
<p>Afin de minimiser les pertes des créanciers étrangers, il faut que les dettes d&rsquo;un pays sortant soient, tant que faire se peut, domestiques, c’est-à-dire financées par des créanciers nationaux. Un exemple simplifié illustre cette situation. Si la dette souveraine d&rsquo;un pays est détenue intégralement par des créanciers étrangers et qu&rsquo;elle est d&rsquo;autorité convertie en une nouvelle devise dépréciée de 30%, cela se traduit par une perte de 30% à charge des créanciers étrangers. Si cette même dette est domestique à 80%, cela n&rsquo;entraîne une perte globale pour les créanciers étrangers que de 20% fois 30%, soit 6%. C&rsquo;est exactement ce à quoi la BCE s&rsquo;est employée depuis huit mois, avec le concours des banques des pays faibles. Les prêts de la BCE ont été essentiellement utilisés par des banques espagnoles et italiennes pour racheter la dette publique de leur pays.<br />
Pour minimiser les pertes de la sécession monétaire, il vaut mieux un euro plus faible afin d&rsquo;atténuer le choc du décrochage de certaines devises ainsi que pour tempérer la réévaluation inévitable de l&rsquo;euro-mark, devenu une devise forte, et donc pénalisée en termes de compétitivité extérieure. Singulièrement, un euro plus faible diminue aussi la probabilité d&rsquo;un décrochage d&rsquo;un pays comme l&rsquo;Italie ou l&rsquo;Espagne.<br />
Echapperons-nous à ce scénario menaçant? Les prochains mois nous l&rsquo;enseigneront, mais l&rsquo;absence d&rsquo;ambition politique pour une structure européenne repensée n&rsquo;en exclut pas l&rsquo;issue. Ce serait, certes, une mauvaise nouvelle pour l&rsquo;euro mais pas pour les pays qui quitteraient la zone, si la seule perspective économique qu&rsquo;on leur impose avec un euro trop fort, c&rsquo;est le chômage, l&rsquo;austérité et une contraction de leur PNB. Au reste, le dernier rapport du FMI est très explicite. Pour sauver la zone euro, il faut accepter une relance budgétaire et une politique monétaire plus souple&#8230;</p>
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		<title>Génération C(rise)</title>
		<link>http://www.financemanagement.be/generation-crise/</link>
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		<pubDate>Wed, 05 Sep 2012 13:15:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Christophe Lo Giudice</dc:creator>
				<category><![CDATA[Idées]]></category>

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		<description><![CDATA[On a déjà tout dit, tout écrit sur la fameuse génération Y. La dimension générationnelle n’est toutefois pas le seul facteur expliquant la façon dont les plus jeunes collaborateurs envisagent leur rapport au travail. Le contexte économique déprimé dans lequel nous évoluons a, lui aussi, un impact très perceptible. C’est le point de vue que développent Aimee Groth et Vivian [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.financemanagement.be/img/idees_2012-09.jpg" alt="Finance Management" /></p>
<div id="chapeau">On a déjà tout dit, tout écrit sur la fameuse génération Y. La dimension générationnelle n’est toutefois pas le seul facteur expliquant la façon dont les plus jeunes collaborateurs envisagent leur rapport au travail. <span id="more-353"></span>Le contexte économique déprimé dans lequel nous évoluons a, lui aussi, un impact très perceptible.
 </div>
<p>C’est le point de vue que développent Aimee Groth et Vivian Giang sur le site Business Insider (www.businessinsider.com), dans un article intitulé 13 Ways The Recession Has Changed How Millennials View Work. Premier constat: les jeunes qui décrochent leur diplôme en temps de récession ont davantage tendance à faire des compromis et à débuter dans des fonctions inférieures et moins payées qu’espéré. Ils se montrent plus modestes et plus réalistes par rapport à leurs capacités et à leur degré de préparation aux réalités du monde de l’entreprise. Plus surprenant: cette arrivée en entreprise « au mauvais moment » aurait des conséquences à long terme sur leurs niveaux de rémunération et leur évolution dans l’entreprise. </p>
<p>L’enquête révèle aussi que ces jeunes développeraient une plus grande aversion au risque, par exemple dans leur profil d’investisseur, mais aussi dans la manière dont ils envisagent leur job. Ils se montreraient par exemple plus réticents à se remettre sur le marché du travail. A l’inverse, il semblerait qu’ils accordent une plus grande valeur à l’emploi, perçu comme un « privilège rare », et, conscients de la difficulté de trouver une place, ils travailleraient plus dur pour le conserver. Le message sous-jacent: « Si vous n’êtes pas le meilleur dans votre job, l’employeur peut légitimement prendre à votre place quelqu’un qui l’est… » </p>
<p>Les personnes qui commencent à travailler en période de récession ont tendance à croire que le succès dans la vie dépend plus de la chance que de l’effort, soutiennent davantage l’idée de solidarité émanant du gouvernement, mais font moins confiance aux institutions publiques, notent les auteurs. Enfin, on connaît fort bien la propension des Y à challenger les hiérarchies traditionnelles, et donc aussi leurs managers. Ce trait serait encore exacerbé par la conjoncture économique négative. Les jeunes ne vont pas accorder de valeur au reporting vers quelqu’un qui se contente de garder trace de ce qu’ils font. Ils valoriseront le mentoring et le coaching émanant de quelqu’un qu’ils respectent. Un maître, et non un « general manager »…  </p>
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		<title>A trois vitesses&#8230;</title>
		<link>http://www.financemanagement.be/a-trois-vitesses/</link>
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		<pubDate>Fri, 08 Jun 2012 10:02:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Christophe Lo Giudice</dc:creator>
				<category><![CDATA[Idées]]></category>

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		<description><![CDATA[Les retards de paiement sont une plaie pour l’entreprise. On ne le dira jamais suffisamment. A cet égard, une nouvelle directive européenne devra être transposée en droit national au plus tard le 16 mars 2013. Ses dispositions prévoient, entre autres, que les entreprises se devront de payer leurs factures endéans 60 jours, à moins qu’elles en décident expressément autrement et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.financemanagement.be/img/christophe1.jpg" alt="Christophe Lo Giudice" /></p>
<p>Les retards de paiement sont une plaie pour l’entreprise. On ne le dira jamais suffisamment. A cet égard, une nouvelle directive européenne devra être transposée en droit national au plus tard le 16 mars 2013. <span id="more-251"></span>Ses dispositions prévoient, entre autres, que les entreprises se devront de payer leurs factures endéans 60 jours, à moins qu’elles en décident expressément autrement et que ce ne soit pas totalement injuste. Elles seront automatiquement autorisées à réclamer des intérêts pour les retards de paiement et pourront aussi obtenir un montant fixe minimum de 40 € à titre de compensation pour frais de recouvrement. Elles pourront également réclamer des compensations pour tous les autres frais raisonnables de recouvrement. Le taux d&rsquo;intérêt légal pour retard de paiement augmentera d’au moins 8% au-dessus de la référence de la Banque centrale européenne.</p>
<p>Bien sûr, il ne s’agit pas là de la panacée. C’est que le mal est profond et varie selon les pays, comme le démontre une analyse menée sur la période 2000-2010 par Euler Hermes qui parle d’une « Europe à trois vitesses ». Il y a d’une part l’Allemagne et la Pologne, caractérisés par des délais déjà en deçà des 60 jours imposés par la directive européenne. L’Allemagne est le meilleur élève de l’Union, avec un délai client de 24 jours en moyenne en 2010 et un recul de 21% entre 2000 et 2010. En milieu de peloton, la France et notre pays qui se sont rapprochés de la norme des 60 jours au cours de la décennie. Enfin, l’Espagne, l’Italie et le Portugal se démarquent par des délais très au-dessus de la norme entre 80 et 100 jours en forte hausse depuis 2009. </p>
<p>La crise et ses multiples effets de second tour se sont traduits par une détérioration de la qualité des paiements interentreprises en Europe, avec une augmentation globale des délais, des retards et des défauts de paiement, souligne Euler Hermes. Pour 2012, les comportements des délais de paiements sont globalement attendus en phase avec les évolutions économiques. Dans les pays qui affichent des perspectives de croissance les plus favorables, comme l’Allemagne et la Pologne, les délais de paiement se réduiraient. Dans les pays les plus en difficulté et en particulier ceux ayant des perspectives de croissance négative comme l’Espagne, l’Italie et le Portugal, le risque est bel et bien celui d’une augmentation des délais de paiement. En 2013, les perspectives de croissance attendues plus favorables qu’en 2012, permettent d’anticiper une contribution positive à l’amélioration des délais de paiement interentreprises. Cette détente devrait cependant être limitée pour les pays du sud de l’Europe, rendant l’effort à faire pour atteindre les objectifs fixés dans la directive européenne encore plus grand, conclut l’assureur crédit.</p>
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		<title>Euro: le compte à rebours de la fin?</title>
		<link>http://www.financemanagement.be/euro-le-compte-a-rebours-de-la-fin/</link>
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		<pubDate>Thu, 07 Jun 2012 09:41:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bruno Colmant</dc:creator>
				<category><![CDATA[Idées]]></category>
		<category><![CDATA[Euro]]></category>

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		<description><![CDATA[Jour après jour, telle une catastrophe que l’on visionne au ralenti, la zone Euro se rapproche inéluctablement d’une situation chaotique, c’est-à-dire sa dislocation. Ce choc monétaire n’est pas conditionné par le résultat des élections grecques ou les orientations budgétaires allemandes. Même l’immobilisme récent de la Banque Centrale Européenne (BCE) devient un élément accessoire dans ce paysage mobile. C’est beaucoup plus [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.financemanagement.be/img/brunocolmant_2012-06.jpg" alt="Bruno Colmant" /></p>
<div id="chapeau">Jour après jour, telle une catastrophe que l’on visionne au ralenti, la zone Euro se rapproche inéluctablement d’une situation chaotique, c’est-à-dire sa dislocation. <span id="more-88"></span>Ce choc monétaire n’est pas conditionné par le résultat des élections grecques ou les orientations budgétaires allemandes. Même l’immobilisme récent de la Banque Centrale Européenne (BCE) devient un élément accessoire dans ce paysage mobile. C’est beaucoup plus grave…</div>
<p>L’entente entre les peuples européens n’est plus suffisante pour partager l&rsquo;expression ultime du pouvoir régalien, à savoir celui de battre monnaie commune. D’ailleurs, qu’est-ce que la monnaie, sinon une convention étatique destinée à supporter les transactions et l’épargne? Or, la valeur de l’épargne, c’est la mesure du temps. Ce temps a déjà été emprunté aux futures générations par l’accumulation d’une dette publique qui leur sera léguée. Aujourd’hui, après avoir gaspillé la croissance de ces prochaines générations, les pays de la zone Euro ne partagent plus la même vision du futur.<br />
Treize ans après la consécration d’un projet politique qu’avaient porté des hommes visionnaires, gardiens de la conscience de la dernière guerre, des Etats européens risquent de se dire adieu, s’abandonnant à une reconfiguration monétaire et à des dérives économiques. Ces dernières ne seront pas lentes, mais désordonnées, car il est impossible d’assurer l’ordre social sans discipline monétaire. Des pays traverseront des spasmes politiques et nationalistes afin d’espérer retrouver les bases d’une économie stabilisée.</p>
<h2>Clandestins de l’Euro</h2>
<p>Est-ce à dire que certains pays n’ont jamais désiré de monnaie unique, si ce n’est pour satisfaire des intérêts de circonstance ou tirer profit d&rsquo;effets d&rsquo;aubaine? Ce n’est pas exclu. Le mouvement politique qui aurait dû accompagner le cerclage monétaire n’a jamais été instauré. Certains pays furent les passagers clandestins de l’Euro. D’autres virent l’intérêt immédiat d’étendre leur marché intérieur en évitant une réévaluation de leur monnaie.<br />
Pendant longtemps, nous avons cru, comme de nombreux économistes, que la vision politique de la monnaie unique serait assez profonde pour prendre la mesure des enjeux à long terme. Mais, après trois ans de tergiversations monétaires et de pusillanimité communautaire, force est de constater que l’optimisme de l’intelligence doit s’écarter au profit du pessimisme de l’absence de volonté. C’est un désastre.<br />
Au reste, qu’observe-t-on? Sans accepter les conséquences de cette adhésion, des pays européens faibles et peu industrialisés se sont imposé une monnaie forte, typique des pays disciplinés par les exportations manufacturières. Par l’adhésion monétaire, ces mêmes pays ont pu accroître leur endettement public à des conditions anormalement favorables. Tout s’est passé comme si la disparition du risque de change avait, au lieu de renforcer les structures socio-économiques de certains Etats, permis d’emprunter la solvabilité de l’Allemagne.<br />
A côté de ce phénomène d’aubaine, peu comprirent que l’Euro était un choix volontaire d’appartenance à une économie de marché libérale et flexibilisée. En effet, une zone monétaire n’a d’existence que si les facteurs de production, c’est-à-dire le travail et le capital, sont fluides et mobiles au sein de la zone. Mais, contrairement aux anticipations, les différents pays européens ont accru le poids de l’Etat dans l’économie marchande, en calcifiant la réglementation du travail et en rendant l’adaptation des facteurs de production visqueux. Au lieu d’assouplir l’économie, les conditions d’emprunt public apportées par l’Euro ont renforcé les États-providence.</p>
<h2>Orientations erratiques</h2>
<p>Les autorités européennes auraient dû confronter ces Etats-membres à ces dérives d’augmentation de l’endettement public, et ceci bien avant la crise de 2007 qui ne fut, rétrospectivement qu’un révélateur de dysfonctionnements plus profonds. Pourtant, aucun message sérieux ne fut donné. En même temps, chacun savait que le coût du vieillissement de la population commencerait à submerger les finances publiques. Là non plus, rien ne fut anticipé, un peu comme si l’effet d’euphorie de la monnaie unique aurait pu gommer les réalités objectives.<br />
L’indolence politique communautaire, la complaisance régulatrice et les rigidités sociales s’ajoutèrent au manque de prospective pour conduire nos économies européennes à un niveau d’endettement insoutenable et incompatible avec une monnaie qu’on veut unique, mais à laquelle on ne veut pas sacrifier l’indépendance fiscale et budgétaire nationale. Nous écrivions que tout se met en place pour un désastre monétaire. Pour observer ces éléments que les marchés financiers ont déjà anticipé, tant par des taux d’intérêt intolérables au Sud de l&rsquo;Europe que par une perte de valeur des entreprises financières de 50% en un an, il suffit de constater le caractère erratique des orientations politiques.<br />
En effet, alors qu’un chômage gravissime (11% de la population active en Europe) s’ajoute à une contraction conjoncturelle inédite, les autorités politiques européennes imposent aux pays fragilisés des programmes d’austérité qui conduisent à une spirale mortifère, c’est-à-dire à une récession alimentée par la rigueur. Ces programmes budgétaires fragilisent gravement les banques locales, déjà confrontées à des pertes abyssales.</p>
<h2>Mauvaise fuite</h2>
<p>En même temps, les récentes interventions de la BCE sont destinées à permettre aux banques des pays faibles de racheter la dette publique de leurs propres Etats. Ces pays (Portugal, Italie, Espagne, etc.) dérivent donc progressivement du marché européen des capitaux et doivent se reposer sur leur épargne locale, pourtant mise à mal, pour se financer. Le risque de contamination financière en est réduit, mais au prix d’une fragilité individuelle de chaque pays. Cela conduit à une nationalisation tacite des secteurs bancaires, dont l’alimentation en liquidité va inévitablement se tarir. Ces mêmes établissements financiers pourraient même s’effondrer, sauf à espérer un support européen qu&rsquo;on ne leur accordera qu&rsquo;à des conditions inacceptables socialement.<br />
On est donc loin de l’idée des hypothétiques Eurobonds que l’Allemagne réfutera. Pourquoi ce pays, qui a permis aux autres Etats membres de s’endetter aux conditions de sa discipline sociale, accepterait-il désormais de devoir être soumis aux conditions des pays laxistes? Le même raisonnement vaut pour l’illusoire « union bancaire » et les protections européennes des dépôts, qui sont des ectoplasmes en temps de crise financière.<br />
D’ailleurs, qu’observe-t-on déjà dans les pays faibles, si ce n’est une massive fuite de l’épargne vers d’autres pays, de peur que l’expulsion monétaire grecque ne soit, à brève ou moyenne échéance, transposée à d’autres Etats-membres. C’est la preuve que les citoyens des pays périphériques ont perdu la confiance dans leur propre Etat, alors que cette confiance en la monnaie est précisément la garante de l&rsquo;apaisement social.</p>
<h2>Deux catégories</h2>
<p>Que va-t-il donc se passer si la Grèce abandonne l’Euro? Les autres pays périphériques, tétanisés par le cas grec, devront nationaliser leur secteur financier et imposer des restrictions aux mouvements de capitaux qui tenteront de fuir les pays. Il en résultera un dirigisme étatique. Ces mêmes pays du Sud de l’Europe ne formeront plus une zone monétaire homogène, mais adopteront des devises distinctes, sauf peut-être l’Espagne et le Portugal qui coexisteront sous le même étalon monétaire. Ce ne sera donc pas une Europe à deux vitesses, mais une boîte de vitesse en pièces détachées.<br />
Les pays du Nord de l’Europe resteront groupés dans une zone Deutsche Mark étendue au Benelux, à l’Autriche, à certains pays du Nord ou de l’Est européen, voire à la Pologne. La France rejoindra cet agrégat monétaire alors que les sorts de l’Italie ou de l’Irlande sont plus incertains. Les marchés financiers ont, quant à eux, déjà choisi, rangeant, au travers du taux d’intérêt, les pays européens dans deux catégories, dont l’épicentre allemand est désigné par des taux proches de zéro ou négatifs.<br />
Mais ne nous réjouissons pas de cette situation où la Belgique serait apparemment du bon côté de l’Europe, encore que les différences régionales entre la Flandre et la Wallonie constituent elles-mêmes une césure économique. La fin de la zone Euro porterait les germes d’une dislocation des flux de commerce et entraînerait, au-delà des pertes immédiates, une contraction du PNB à laquelle s’ajouteraient les contraintes d’une monnaie, c’est-à-dire un Deutsche Mark, forte. Les marchés boursiers subiraient une très sévère et longue correction.</p>
<h2>Voie de sortie</h2>
<p>Voilà le tableau de la désolation à laquelle le manque d’harmonisation européenne ou l’expulsion monétaire de la Grèce pourrait conduire. Et que les tribuns mal informés cessent de blâmer les banques et les marchés financiers, boucs-émissaires commodes d’une crise financière systémique! Ce ne sont pas les banques qui ont dérivé, mais les États, c’est-à-dire nous qui avons péché par manque de discipline, croyant que l’endettement s’assimilait à du capital.<br />
Il reste une voie de sortie mais dont l’orifice s’amenuise jour après jour, à savoir une intégration brutale des structures politiques accompagnée d’une injection monétaire massive et d’une inflation subséquente qui allègerait le poids des dettes et permettrait un rééquilibrage générationnel des richesses. Il faudra que les banques du Sud soient recapitalisées afin d’éviter un effet domino. Le 9 juillet, le mécanisme de stabilité monétaire sera activé avec une capacité d’action de 500 milliards. Ce sera le dernier effort allemand.<br />
Mais nous craignons que, sauf une expression de volonté décisive, les Etats membres, tels les artisans de la Tour de Babel, aient commis un péché politique assorti d’une vanité monétaire. Ils ne parlent plus la même langue. Les messages politiques s’assimilent à une cacophonie. Le temps leur est – nous est – désormais compté. L’été 2012 sera le moment de vérité. Sans avancée politique majeure, ce sera, au mieux, une injection monétaire colossale pour sauver l’Euro temporairement ou sa désintégration&#8230;</p>
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		<title>Espace de travail à louer</title>
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		<pubDate>Mon, 04 Jun 2012 12:36:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Timothy Vermeir</dc:creator>
				<category><![CDATA[Idées]]></category>

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		<description><![CDATA[Quand vous pénétrez dans une entreprise et que les bureaux sont quasi vides, vous ne pensez pas qu’elle est touchée par une grave épidémie ou par la conjoncture ravageuse, mais bien qu’on y télétravaille très largement. Le concept de New World of Work existe déjà depuis un certain temps, et on ne peut plus dire qu’il est vraiment neuf. De plus [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.financemanagement.be/img/idees_2012-06.jpg" alt="Finance Management" /></p>
<p>Quand vous pénétrez dans une entreprise et que les bureaux sont quasi vides, vous ne pensez pas qu’elle est touchée par une grave épidémie ou par la conjoncture ravageuse, mais bien qu’on y télétravaille très largement. Le concept de New World of Work existe déjà depuis un certain temps, et on ne peut plus dire qu’il est vraiment neuf. De plus en plus d’entreprises permettent à leurs travailleurs de choisir librement où et quand ils effectuent leurs tâches. Avec des effets positifs sur leur bien-être et leur productivité, tout en économisant sur les espaces de bureau.<br />
En parallèle, on assiste à l’émergence du co-working, un type d’organisation du travail qui regroupe deux notions: un espace de travail partagé, mais aussi un réseau encourageant l’échange et l’ouverture. Dans différentes villes du pays, vous trouvez désormais de tels lieux permettant aux nomades digitaux, aux indépendants ou aux travailleurs – qui préfèrent ne pas se rendre tous les jours au bureau, mais aussi ne pas rester travailler seuls à domicile –, de venir y trouver un espace de travail.<br />
Combinez les deux tendances et s’ouvre ainsi un monde de possibilités! Une entreprise dont une partie de l’effectif télétravaille dispose d’un excédent d’espaces de travail inutilisé. Les travailleurs flexibles qui ne veulent pas rester chez eux cherchent des points de chute pour s’y installer occasionnellement. C’est ainsi qu’aux Etats-Unis, Loosecubes.com s’est donné pour mission de faire se rencontrer la demande et l’offre. Dans plus de 72 pays – dont la Belgique –, des espaces de travail sont proposés via son site internet. Ceux-ci sont mis en location par jour ou par mois, et certains sont même entièrement gratuits! Ils vont du très luxueux et bien équipés, aux plus rudimentaires.<br />
Mais il en va bien plus que de simple mise à disposition d’un lieu de travail! Loosecubes.com argumente: les firmes qui offrent un espace de travail font ainsi connaissance avec des gens talentueux qui, par la même occasion, ont une vue claire sur l’organisation dont ils sont hôtes. Une belle porte d’entrée pour nouer des collaborations. La rencontre de personnes aux intérêts et backgrounds divers est également un plus pour la créativité. C’est dire, donc, que de vastes espaces inoccupés mais qu’il faut bien payer peuvent également apporter une valeur ajoutée inattendue… </p>
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		<title>Sandwich ou petite danse?</title>
		<link>http://www.financemanagement.be/sandwich-ou-petite-danse/</link>
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		<pubDate>Wed, 16 May 2012 13:02:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Christophe Lo Giudice</dc:creator>
				<category><![CDATA[Idées]]></category>

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		<description><![CDATA[Ils font partie de notre quotidien au point qu’on en oublie presque que, hors de nos frontières, leur simple évocation fait écarquiller les yeux. A l’occasion de son 30e anniversaire, la chaîne Panos met à l’honneur les grands « classiques ». Ils ont pour nom… Club, Martino, pistolet,&#8230; en rappelant leur histoire parfois méconnue. Prenez des notes: vous brillerez à l’heure du [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.financemanagement.be/img/dancefloor.jpg" alt="Dancefloor" /></p>
<div id="chapeau">Ils font partie de notre quotidien au point qu’on en oublie presque que, hors de nos frontières, leur simple évocation fait écarquiller les yeux. <span id="more-473"></span>A l’occasion de son 30e anniversaire, la chaîne Panos met à l’honneur les grands « classiques ». Ils ont pour nom… Club, Martino, pistolet,&#8230; en rappelant leur histoire parfois méconnue. Prenez des notes: vous brillerez à l’heure du lunch! A moins que vous ne succombiez à la nouvelle tendance du moment: le Lunch Beat!</div>
<p>A tout seigneur, tout honneur. Le Martino demeure sans aucun doute le plus populaire des sandwiches en Belgique. Il doit son nom au footballeur Théo Maertens, qui, en 1951, entrant dans une sandwicherie anversoise, demanda au patron de lui préparer un sandwich composé « de tous les ingrédients disponibles ». Pour composer ce sandwich qui, 61 ans plus tard, fait partie du patrimoine culinaire belge, le chef a réuni dans un même pain, un mélange subtil d’américain préparé, d’oignons, de cornichons, de moutarde, de sauce Worcester, de poivre de Cayenne, de pili-pili, de ketchup, le tout saupoudré d’une pointe salée. </p>
<p>Club, Smos ou Dagobert, quelle est la différence? La réponse est simple… aucune! Tout dépend d’où vous vous trouvez pour déguster ce sandwich composé de jambon, fromage et crudités. En Wallonie, on commandera un Dagobert, tandis que les Bruxellois parleront d’un Club, et en Flandre, le même sandwich portera le nom de Smos. Parce qu’ici, les histoires belges se racontent aussi en sandwiches! Le mot fait rire nos voisins du Sud, mais, en Belgique, le pistolet reste incontournable. Garni traditionnellement de fromage ou de jambon, le célèbre petit pain rond – qui doit son nom au latin « pistor » qui signifie boulanger ou à leur prix d’une pistole au XVIIe siècle à Bruxelles – fait aujourd’hui l’unanimité parmi les consommateurs.</p>
<p>Ces « légendes » risquent-elles d’être reléguées à l’arrière-plan? C’est possible alors qu’une nouvelle tendance nous arrive de Suède: le ‘Lunch Beat’. Désormais, au lieu d’aller manger à la cafétéria, les Suédois vont… transpirer sur la piste de danse! Cela parait invraisemblable mais, là-bas, c’est déjà presque considéré comme normal. Finis les sandwiches, offrez-vous une « sortie » à la place! Seule différence avec les sorties nocturnes, relève le fournisseur de matériel de bureau Overtoom: l’alcool est strictement interdit pendant votre heure de danse. Comme récompense, vous aurez cependant droit à des petits pains à volonté après vos « exercices ».</p>
<p>Le premier Lunch Beat aurait eu lieu de façon tout à fait modeste dans un parking souterrain à Stockholm. Entretemps, c’est devenu un phénomène qui commence à faire des adeptes dans d’autres villes d’Europe. Sur Facebook et Twitter, on peut lire des histoires enthousiastes sur cette nouvelle culture d’entreprise, sur l’atmosphère décontractée qui y règne, et sur l’impatience d’en arriver à la prochaine pause de midi. Ce n’est pourtant pas la première fois que la danse est promue comme antidote au stress au boulot, relaie Overtoom. Des hommes d’affaires japonais s’étaient déjà lancés dans le « hula », une danse traditionnelle hawaïenne qu’ils connaissaient de par leurs séjours à Hawaï, destination de vacances populaire au Japon. Pour les dirigeants d&rsquo;entreprise, le hula était un moyen pour pousser leurs employés à se laisser aller pour se décontracter.</p>
<p>« Vous ne vous sentez pas prêts à faire le pas et aller danser avec vos collègues? Cela n&rsquo;a rien d&rsquo;étonnant, car cela exige également un important déclic mental, conclut-on chez Overtoom. Si vous n’êtes pas décontracté, impossible de danser. C’est bien la raison pour laquelle danser est un bon remède au stress. Dans ce sens, le Lunch Beat est une bonne méthode pour tester le stress, ce qui n’est pas sans importance, à savoir que 15% des salariés disent souffrir de surmenage et de burn-out. En plus, presqu’une personne sur cinq est très démotivée face à son travail&#8230; ce qu&rsquo;on peut comprendre quand il n&rsquo;y a pas de possibilité de Lunch Beat. »</p>
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		<title>Intelligence de situation</title>
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		<pubDate>Tue, 15 May 2012 08:43:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Christophe Lo Giudice</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Au cours des douze derniers mois, pas moins de 86% des employeurs européens ont réduit ou gelé leurs dépenses en formation et développement des compétences. Ce chiffre ressort d’une étude réalisée par Accenture et publiée par la FEB, en marge de l’European Business Summit 2012 qui vient de se tenir à Bruxelles. Et à peine 18% des entreprises et institutions [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Au cours des douze derniers mois, pas moins de 86% des employeurs européens ont réduit ou gelé leurs dépenses en formation et développement des compétences. <span id="more-435"></span>Ce chiffre ressort d’une étude réalisée par Accenture et publiée par la FEB, en marge de l’European Business Summit 2012 qui vient de se tenir à Bruxelles. Et à peine 18% des entreprises et institutions sondées envisagent d’accroître leurs dépenses dans la formation et le développement des compétences dans les douze prochains mois. Pourtant, 43% se disent confrontées à au moins une légère pénurie de compétences et 72% affirment que les entreprises, responsables politiques et organisations de la société civile doivent investir davantage dans ce domaine. </p>
<p>Un remake du ‘Fais ce que je dis, pas ce que je fais’! Olivier Gillerot, patron d’Accenture en Belgique, ne dit pas autre chose: « Nous sommes confrontés à un double paradoxe: les entreprises procèdent à des coupes sombres dans le développement des compétences alors qu’elles devraient précisément investir dans ce domaine et les pénuries de main-d’œuvre qualifiée persistent, bien qu’en Europe et ailleurs dans le monde, il existe un important vivier de talents inutilisés. Les employeurs s’accordent à dire qu’il faut investir dans le capital humain européen de manière contre-cyclique, mais ils peinent à trouver des solutions. »</p>
<p>Le rapport Turning the Tide: How Europe Can Rebuild Skills and Generate Growth livre une analyse des trois défis majeurs auxquels le marché des compétences européen est confronté et qui peuvent être relevés grâce à une « meilleure intelligence de la situation ». Un: les talents inexploités. Les employeurs ne tirent pas suffisamment parti des compétences que possèdent une grande partie des 23 millions de chômeurs en Europe ainsi que des 15 millions de personnes supplémentaires qui aimeraient travailler mais qui ont quitté le marché du travail en l’absence d’opportunités (travailleurs plus âgés, mères, jeunes). Ils ont tendance à considérer ces groupes très différents comme un groupe essentiellement homogène et ne parviennent dès lors pas à reconnaître ou aborder les défis très diversifiés en matière de compétences. </p>
<p>Deux: une faible mobilité du travail. Alors que 47% des organisations sondées disent utiliser les compétences disponibles dans leur propre pays, ce chiffre tombe à 28% lorsqu’il s’agit d’exploiter le marché du travail européen plus large. De nombreux employeurs ont du mal à éliminer leurs propres obstacles internes et ne mesurent pas et ne suivent pas efficacement les compétences au sein de leurs propres organisations. Trois: la collaboration déficiente entre secteurs. Bien que près des deux tiers des répondants admettent que les défis européens en matière de compétences ne peuvent être relevés que grâce à la collaboration entre les diverses parties prenantes, ils sont seulement 29% à collaborer avec d’autres organisations du secteur et seulement 18% à le faire avec des organisations d’autres secteurs. Walk the talk?</p>
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