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	<title>Finance Management &#187; &laquo;&nbsp;Assurance Crédit&nbsp;&raquo;</title>
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		<title>Les PME belges plus en faillite que les autres</title>
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		<pubDate>Mon, 04 Nov 2013 11:48:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>FM</dc:creator>
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		<category><![CDATA["Assurance Crédit"]]></category>
		<category><![CDATA[continuité]]></category>
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		<description><![CDATA[ADD, courtier en assurances indépendant spécialisé dans la gestion des risques d’entreprise, impute le nombre croissant de faillites enregistrées en Belgique à l’absence d’une politique claire en matière de gestion des débiteurs. Les entreprises belges ont encore beaucoup à apprendre de leurs homologues françaises, allemandes et néerlandaises, qui sont moins confrontées à la faillite. En Belgique, une faillite sur quatre [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="chapeau"> ADD, courtier en assurances indépendant spécialisé dans la gestion des risques d’entreprise, impute le nombre croissant de faillites enregistrées en Belgique à l’absence d’une politique claire en matière de gestion des débiteurs. Les entreprises belges ont encore beaucoup à apprendre de leurs homologues françaises, allemandes et néerlandaises, qui sont moins confrontées à la faillite.</div>
<p>En Belgique, une faillite sur quatre est attribuable à des retards de paiement. Et pourtant, seulement 15 % des entreprises belges souscrivent une assurance contre les impayés, et à peine 2 % d’entre elles sont des PME. Yannick Vermetten, spécialiste en assurances-crédit chez ADD tire la sonnette d&rsquo;alarme: <em>&laquo;&nbsp;Les PME belges sont à la traîne par rapport aux PME des pays voisins que sont l’Allemagne, la France et les Pays-Bas. Nos PME ont plus vite un problème de liquidité&nbsp;&raquo;</em>. </p>
<h2>Plus de faillites chez les belges</h2>
<p>Le nombre limité de PME belges disposant d’une assurance-crédit a des répercussions sur le nombre de faillites. Le nombre de faillites enregistrées durant les six premiers mois de 2013 est sensiblement plus élevé auprès des PME belges qu’auprès de celles des pays voisins (chiffres sur 10 000 entreprises).<br />
<strong>Faillites enregistrées au cours des 6 premiers mois de 2013:</strong><br />
Allemagne: 89 entreprises sur 10 000<br />
France: 92 entreprises sur 10 000<br />
Pays-Bas: 85 entreprises sur 10 000<br />
Belgique: 138 entreprises sur 10 000</p>
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		<title>Coface sort son &#171;&#160;panorama secteurs&#160;&#187; trimestriel</title>
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		<pubDate>Sun, 29 Sep 2013 19:30:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>FM</dc:creator>
				<category><![CDATA[Conjoncture]]></category>
		<category><![CDATA["Assurance Crédit"]]></category>
		<category><![CDATA[baromètre]]></category>
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		<description><![CDATA[Coface dégrade son évaluation du risque de crédit dans trois secteurs d’activité : la chimie, la pharmacie et l’automobile. L’indicateur unique développé par les économistes de Coface et alimenté par l’expérience de ses arbitres sur la capacité de paiement des entreprises, envoie un signal d’alarme dans trois des quatorze secteurs d’activité étudiés. La dégradation du risque, constatée depuis avril dernier, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="chapeau">Coface dégrade son évaluation du risque de crédit dans trois secteurs d’activité : la chimie, la pharmacie et l’automobile. L’indicateur unique développé par les économistes de Coface et alimenté par l’expérience de ses arbitres sur la capacité de paiement des entreprises, envoie un signal d’alarme dans trois des quatorze secteurs d’activité étudiés.</div>
<p>La dégradation du risque, constatée depuis avril dernier, concerne :<br />
• <strong>La chimie : le risque passe de “moyen” à “élevé” en Europe et en Asie émergente</strong><br />
En Europe, la profitabilité des chimistes chute de 19% en un an, en raison d’une demande atone et de la concurrence des exportateurs américains. En Asie émergente, et plus particulièrement en Chine, les PME deviennent les premières victimes du tarissement de l’offre de crédit.<br />
• <strong>La pharmacie en Europe : le risque devient “élevé”</strong><br />
En Asie émergente et en Amérique du Nord, on observe une relative stabilisation (risque jugé modéré et moyen respectivement), en Europe, les officines (dont le chiffre d’affaires et les marges baissent) et les répartiteurs sont affectés par les politiques de réduction des dépenses de santé.<br />
• <strong>L’automobile européenne, le secteur le plus touché : le risque devient “très élevé”</strong><br />
La crise de 2009 a bouleversé les cartes de l’industrie automobile mondiale. Particulièrement touchée, l’automobile européenne continue, depuis lors, de décliner, face à des coûts de production structurellement élevés et à un manque de débouchés domestiques. La nouvelle vague des défaillances dans le secteur automobile français illustre le problème européen : entre août 2012 et juillet 2013, leur nombre a augmenté de +11%. Pire encore : le coût financier de ces défaillances pour les fournisseurs est en hausse de +35%, suite à des faillites plus nombreuses d’entreprises de taille importante, notamment chez les distributeurs (58% du total) et les sous-traitants (24% du total). La situation est d’autant plus préoccupante qu’au niveau national, tout secteur confondu, le nombre de défaillances n’augmente que de +6% et le coût baisse de -5,8%.</p>
<h2>L’automobile en Turquie et en Russie: le jeu en vaut-il la chandelle? </h2>
<p>Dans ce contexte, les groupes internationaux du secteur se tournent vers les marchés émergents, en particulier la Turquie, très orientée vers l’exportation grâce à ses coûts compétitifs, et la Russie, portée par un marché intérieur large et dynamique. Parier sur ces deux marchés très attractifs est audacieux, mais leur potentiel dépasse les risques.</p>
<h2> Quels risques?</h2>
<p>Outre la volatilité de la croissance, ces pays souffrent de plusieurs inconvénients.<br />
Le secteur automobile turc a un positionnement fragile car il est très dépendant de la conjoncture de l’Union européenne (destination de 40% des exportations du pays) et pénalisé par une fiscalité pesante. Autre difficulté : les efforts en R&#038;D sont insuffisants pour répondre à la concurrence des PECO. En Russie, les sous-traitants internationaux se heurtent à un protectionnisme toujours présent, malgré l’adhésion récente du pays à l’OMC.</p>
<h2>Quels potentiels?</h2>
<p>Malgré ces inconvénients, les deux pays offrent des perspectives positives aux industriels et investisseurs. La classe moyenne, en pleine expansion, reste un levier important car les ménages ont soif de rattrapage en matière d’équipement auto. En effet, le parc automobile y est peu développé : 151 véhicules pour 1 000 habitants en Turquie, et 260 pour la Russie, contre 613 en Europe de l’Ouest. L’attractivité de ces marchés est renforcée par le soutien sans faille des gouvernements, dont l’objectif est d’assurer une réelle montée en gamme.<br />
<em>&laquo;&nbsp;Se différencier par les coûts ne peut plus constituer une politique industrielle sur le long terme. Afin de continuer à attirer les investisseurs étrangers, les pays émergents, y compris la Russie et la Turquie, doivent désormais miser sur une politique d’innovation. Quant aux perspectives européennes, les distributeurs, très fragilisés par la crise, ont tout un modèle à réinventer, avec la flexibilité et la personnalisation comme éléments essentiels&nbsp;&raquo;</em>, explique Nicolas de Buttet, directeur de l’arbitrage Europe de l’Ouest de Coface.</p>
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		<title>Lancement du livre blanc sur l&#8217;assurance-crédit</title>
		<link>http://www.financemanagement.be/livre-blanc-assurance-credit/</link>
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		<pubDate>Thu, 13 Dec 2012 15:45:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>FM</dc:creator>
				<category><![CDATA[L'Actu]]></category>
		<category><![CDATA["Assurance Crédit"]]></category>
		<category><![CDATA["code de conduite"]]></category>
		<category><![CDATA["credit or crisis"]]></category>
		<category><![CDATA[Nuon]]></category>

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		<description><![CDATA[En 2010, CRiON avait pris l&#8217;initiative de mettre sur pied un groupe de réflexion, le “Credit Management Think Tank 2015”, afin de remettre sur la bonne voie la collaboration entre les acteurs de l&#8217;assurance crédit après la période difficile que le secteur avait connue en 2008 et 2009. Lors du congrès international qui s&#8217;est tenu en mars 2012, les débats [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="chapeau">En 2010, CRiON avait pris l&rsquo;initiative de mettre sur pied un groupe de réflexion, le “Credit Management Think Tank 2015”, afin de remettre sur la bonne voie la collaboration entre les acteurs de l&rsquo;assurance crédit après la période difficile que le secteur avait connue en 2008 et 2009.</div>
<p>Lors du congrès international qui s&rsquo;est tenu en mars 2012, les débats avaient porté sur des propositions concrètes pour l&rsquo;amélioration et le renouvellement du credit management. Ces idées et ces recommandations se retrouvent dans le livre blanc “Credit or Crisis”, lancé aujourd&rsquo;hui, et qui se penche sur six aspects de cette gestion du crédit : la professionnalisation, la sécurité financière, la prospection et la vente, l&rsquo;automatisation, la stabilité et la durabilité, et enfin la globalisation.</p>
<h2> Code de conduite</h2>
<p>Comme premier fait d&rsquo;armes, le ThinkTank a élaboré en 2011 un code de conduite pour les assureurs crédit. Il a également réfléchi aux différents aspects de la gestion du crédit en identifiant pour chacun de ces aspects les défis les plus importants et surtout en développant des solutions sortant des sentiers battus. Le groupe a également sondé des CFO, des gestionnaires de crédit, des risk managers et des controllers quant à l&rsquo;idée qu&rsquo;ils se font du credit management de l&rsquo;avenir. Des enquêtes ont aussi été menées auprès des membres de la Belrim (Belgian Risk Management Association), d&rsquo;Agoria et de la VKW.<br />
Les résultats de ces sessions de brainstorming et de ces enquêtes ont été réunis dans un livre vert, qui a servi de point de départ à un congrès international qui s&rsquo;est tenu en mars 2012. Ce congrès ne s&rsquo;est pas focalisé sur des considérations théoriques. Au contraire, dans un certain nombre d&rsquo;ateliers, il a permis de débattre de propositions concrètes pour l&rsquo;amélioration et le renouveau du credit management. Le congrès s&rsquo;est clôturé par un débat au sein du groupe auquel ont notamment participé des représentants de tous les importants assureurs crédit. Ce sont notamment les conclusions de ces débats qui constituent la base du présent livre blanc.</p>
<p>Des recommandations ont été formulées dans 6 domaines :</p>
<h2>Professionnalisation</h2>
<p>Il y encore beaucoup de progrès à accomplir en termes d&rsquo;émancipation professionnelle du credit manager et du credit management. Une certification, sur 2 niveaux (un certificat personnel pour le credit manager et un certificat axé sur le processus pour l&rsquo;entreprise) devrait conduire à un processus intégré de credit management dans lequel l&rsquo;amélioration continue serait reprise comme un élément du processus. Les assureurs crédit peuvent y collaborer en agissant de manière proactive plutôt que réactive.</p>
<h2>Sécurité financière</h2>
<p>Des recommandations ont été formulées quant à la manière dont un assureur crédit peut travailler dans une perspective anticyclique, par exemple en maintenant ses limites (plutôt qu&rsquo;en les supprimant), même si c&rsquo;est avec un pourcentage de couverture inférieure, afin de maintenir la relation commerciale en pratiquant des taux de primes différenciées, par la syndication (c&rsquo;est-à-dire la répartition du risque entre plusieurs assureurs) en cas de limites élevées, etc.</p>
<h2>Prospection et vente</h2>
<p>Il est conseillé aux assureurs crédit sont d’évoluer d&rsquo;un positionnement ‘close to the risk’ (proche du risque) vers un positionnement ‘close to the client’ (proche du client), à la lumière de la communication telle qu&rsquo;elle se déroule aujourd&rsquo;hui entre les assureurs crédit et les assurés, et qui n&rsquo;est pas toujours optimale. L&rsquo;assureur crédit doit non seulement mieux connaître l&rsquo;assuré en termes de clients, de produits et d&rsquo;objectifs stratégiques, mais il doit aussi donner davantage la parole à ses clients. L&rsquo;objectif est d&rsquo;évoluer vers un ‘Credit marketing’ où les décisions en matière de limites sont notamment enrichies par les informations dont disposent les assureurs.</p>
<h2>Automatisation</h2>
<p>L&rsquo;automatisation croissante est susceptible d&rsquo;améliorer considérablement la communication entre l&rsquo;assuré et l&rsquo;assureur crédit parce qu&rsquo;elle permet un échange plus rapide des informations et une réduction considérable de la durée du processus décisionnel. L&rsquo;automatisation permet en outre un travail sur mesure. Elle doit permettre à l&rsquo;assuré de faire un choix à la carte entre les différents produits et les différentes formules d&rsquo;assurance qui s&rsquo;offrent à lui.<br />
On peut même envisager d&rsquo;établir des interfaces avec d&rsquo;autres prestataires de services financiers comme des banques et des entreprises de factoring, et d&rsquo;optimaliser ainsi le « cash conversion cycle » (cycle de conversion de l’encaisse) du client.</p>
<h2>Stabilité et développement durable</h2>
<p>En raison des fluctuations de la conjoncture et des crises de ces dernières années, la demande de stabilité accrue se fait de plus en plus entendre. Sous cet intitulé, il s’agit d’un plaidoyer pour la garantie de limites pour des périodes plus longues, et pour le respect des périodes de grâce lors de l&rsquo;introduction ou de la réduction des limites.</p>
<h2>Globalisation</h2>
<p>Il serait intéressant pour les multinationales de disposer d&rsquo;une seule et même police centrale permettant d&rsquo;avoir au niveau central un aperçu de tous les risques de crédit à travers le monde avec la possibilité de demander des limites au niveau local. De tels rapports, dont l&rsquo;intérêt paraît évident, ne sont cependant pas toujours disponibles en temps réel et il faut travailler à améliorer cette situation.<br />
Il existe pour l&rsquo;instant des différences considérables dans le traitement des limites de crédit dans les pays d&rsquo;Europe occidentale, d&rsquo;une part, et dans les pays hors OCDE, d&rsquo;autre part. En Europe, les crédits sont généralement octroyés plus facilement et plus rapidement. Compte tenu de la croissance spectaculaire des échanges depuis et vers les pays non membres de l&rsquo;OCDE, comme les pays BRIC, cela constitue une opportunité importante pour les assureurs.</p>
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		<title>« Les marchés matures doivent quitter leur zone de confiance »</title>
		<link>http://www.financemanagement.be/les-marches-matures-doivent-quitter-leur-zone-de-confiance/</link>
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		<pubDate>Wed, 07 Nov 2012 15:51:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Florence Thibaut</dc:creator>
				<category><![CDATA[Conjoncture]]></category>
		<category><![CDATA["Assurance Crédit"]]></category>
		<category><![CDATA[crise]]></category>
		<category><![CDATA[croissance]]></category>
		<category><![CDATA[Euro]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans le cadre du séminaire Qui ne risque rien, n’a rien organisé par Atradius, plusieurs spécialistes de l’assurance crédit se sont interrogés sur les inquiétudes des CEO et les défis auxquels les leaders doivent désormais répondre. Parmi ceux-ci figure la recherche d’une croissance profitable et surtout durable. Pour Christophe Cherry, Country Director d’Atradius Belgique et Luxembourg, les chefs d’entreprise sont [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.financemanagement.be/wp-content/uploads/2013/06/Atradius.jpg" alt="Atradius" /></p>
<div id="chapeau"> Dans le cadre du séminaire <em>Qui ne risque rien, n’a rien</em> organisé par Atradius, plusieurs spécialistes de l’assurance crédit se sont interrogés sur les inquiétudes des CEO et les défis auxquels les leaders doivent désormais répondre.<span id="more-769"></span> Parmi ceux-ci figure la recherche d’une croissance profitable et surtout durable.</div>
<p>Pour Christophe Cherry, Country Director d’Atradius Belgique et Luxembourg, les chefs d’entreprise sont en ce moment face à un paradoxe de taille. « <em>Ils doivent être capables d’augmenter les revenus de leur organisation, en général à l’aide d’investissements, mais aussi de stimuler le profit, ce qui a souvent pour effet de réduire les dépenses. La question de la durabilité suppose de réussir à accroître ses revenus. Le contexte est difficile, la plupart des sociétés manquent de financement. Pour beaucoup de PME, créer de la valeur sans diminuer les coûts est très difficile. Ce n’est pourtant pas impossible. Sans prendre de risques, rien ne se passe. Il faut oser pour innover et se distinguer, particulièrement en période de crise. </em>» </p>
<h2>Sortir des frontières</h2>
<p>Pour Simon Groves, Experential Marketing Manager chez Atradius, le salut des économies européennes réside dans la recherche de nouveaux marchés, notamment en Chine, en Inde, en Turquie, Lituanie, Bulgarie ou encore en Pologne. Les 27 envisagent leurs exportations à la baisse, en témoigne les taxes de fret routier, un bon indicateur de leur volume.<br />
« <em>Les marchés  matures doivent sortir de leurs zone de confiance et ne plus se limiter à leurs marchés historiques. Le profit se trouve ailleurs. Bien sûr, les nouvelles ne sont pas très bonnes, on ne parle que de chômage, de pénurie et d’endettement, ça ne donne pas envie d’innover</em>, explique-t-il. <em>Prenons l’exemple de la Belgique, qui est fortement dépendante de ses exportations. Elle travaille avant tout avec ses voisins, or la France et l’Allemagne ont connu un écroulement sévère de leurs importations ces derniers mois, ce qui a des conséquences durables sur leurs partenaires. A titre d’exemple, les activités du pays en Pologne ne représentent que 2% des exportations, pourtant le marché intérieur polonais représente près de 38 millions de consommateurs, les Belges ne devraient pas hésiter. Bien sûr, il y a certaines contraintes logistiques, culturelles et juridiques dont il faut tenir compte, mais elles ne devraient plus constituer un frein pour entreprendre. </em>»</p>
<blockquote><p>&laquo;&nbsp;On ne peut plus extrapoler le passé pour expliquer le présent&nbsp;&raquo;.</p></blockquote>
<h2>Soutien artificiel</h2>
<p>Pour Ivan Van de Cloot, professeur d’économie à la HUB et Chief Economist à l’Institut Itinera, un think tank axé sur la finance, la durabilité en termes de croissance économique est une préoccupation qui a malheureusement disparu au cours des dernières décennies. « <em>Plusieurs chiffres, comme la dette totale de l’économie aux USA, nous montrent que nous sommes actuellement dans une période de troubles non temporaire et sans précédent, mais qui offre, néanmoins, de nouvelles perspectives. Un des constats à observer est qu’on ne peut plus extrapoler le passé pour expliquer le présent, on ne peut plus se contenter de recycler de vieilles recettes. Une chose est sûre, il y a une vraie ignorance de l’économie réelle chez beaucoup d’hommes politiques. Les logiques politique et économique sont souvent en opposition en Europe. </em>»<br />
Si les niveaux de croissance sont en baisse aux quatre coins de l’Europe, rien de vraiment nouveau pour autant pour Ivan Van de Cloot. « <em>Le taux de croissance européen était déjà assez modéré avant la crise, il faut voir plus loin que ce seul symptôme. Aujourd’hui la situation économique est très artificielle, le système financier est sous perfusion. Les banques centrales le maintiennent sous respirateurs, mais ce n’est pas quelque chose de nouveau. Il n’y a pas si longtemps, à la fin des années 90, les banques centrales ont injecté beaucoup de liquidités sur les marchés par peur du passage à l’an 2000. Cela dit, il faut parfois relativiser cette crise, beaucoup de gens mènent encore la même vie qu’en 2007.</em> » </p>
<blockquote><p>&laquo;&nbsp;Une union monétaire ressemble à un mariage, avec des bons et des mauvais jours&nbsp;&raquo;.</p></blockquote>
<h2>Enjeux monétaires</h2>
<p>Contrairement à d’autres pays, les 27 membres de l’UE n’ont pas la possibilité de dévaluer leur monnaie, un remède à court terme souvent utilisé pour relancer l’économie. « <em>La douleur est encore forte en Europe, puisqu’au début de la crise, nous venions de lancer une monnaie unique, c’est assez symbolique. A mes yeux, une union monétaire ressemble à un mariage, avec des bons et des mauvais jours</em> », explique encore Ivan Van de Cloot. Pour ce dernier, différents mécanismes, notamment inspirés des Etats Unis, peuvent solidifier une union monétaire : la flexibilité salariale et la mobilité du travail permettent de compenser la dévaluation de la monnaie.<br />
« <em>Les Etats-Unis ont une longue tradition d’union monétaire. Avec le temps, différents instruments se sont mis en place. Lors de la dernière crise automobile, par exemple, une solidarité a émergé au sein des travailleurs, qui ont accepté de baisser leur salaire pour conserver leur emploi. Il y a également beaucoup plus de mobilité sur le marché de l’emploi, de nombreux travailleurs américains acceptent de changer d’Etat pour un poste, c’est moins le cas en Europe. Un troisième élément pourrait être un fédéralisme budgétaire accru. Les Etats américains partagent beaucoup de transferts de fonds. Dans ce domaine, il y a moins de solidarité entre les pays membres de l’Union.</em> »<br />
Quant aux solutions à apporter au manque de compétitivité en Europe, les économistes sont loin d’être unanimes. Il faudra, en tous cas, réagir à temps pour parvenir à évacuer le trop plein de liquidités. « <em>On vacille souvent entre dépenses pour relancer l’économie et réductions budgétaires</em>, conclut-il. <em>Deux scénarios sont souvent envisagés pour réduire l’endettement: la fiscalisation et la monétarisation des dettes On a aussi besoin d’une coordination plus efficace entre les pays européens. Certains ont besoin d’oxygène venant d’autres pays, d’autres devront faire davantage d’efforts. Globalement, nous avons évité la situation des années 30, même si nous ne sommes pas encore tirés d’affaire. Je pense que ce sera un chemin de croix d’au minium dix ans. Historiquement, chaque fois qu’il y a eu une crise de l’endettement, il y a eu un changement des rapports de pouvoir dans le monde. L’Occident va devoir se réinventer.</em> »</p>
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