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	<title>Finance Management &#187; Coface</title>
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		<title>Révision des évaluations risque pays: optimisme pour les Etats-Unis et inquiétude pour le Brésil</title>
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		<pubDate>Mon, 14 Oct 2013 16:50:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>FM</dc:creator>
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		<category><![CDATA[BRICS]]></category>
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		<description><![CDATA[Aux États-Unis la croissance et la confiance des chefs d’entreprises sont de retour. Globalement, les économies avancées vont mieux : après deux ans de récession, la zone euro enregistrera une croissance modeste, mais positive en 2014 (+1%). Au sein de l’Union économique et monétaire, l’Allemagne devrait afficher une reprise remarquable à 1,8%. La France connaîtra une croissance molle (+0,6%). La [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="chapeau">Aux États-Unis la croissance et la confiance des chefs d’entreprises sont de retour. Globalement, les économies avancées vont mieux : après deux ans de récession, la zone euro enregistrera une croissance modeste, mais positive en 2014 (+1%).</div>
<p>Au sein de l’Union économique et monétaire, l’Allemagne devrait afficher une reprise remarquable à 1,8%. La France connaîtra une croissance molle (+0,6%). La sortie de récession se profile pour l’Espagne et l’Italie. Mais malgré ces améliorations, la confiance des chefs d’entreprises n’est pas encore au rendez-vous en Europe.<br />
Les inquiétudes viennent des pays émergents qui font face à une baisse structurelle de leur croissance (estimée globalement à +4,8% en 2014), et ce même si les BRICS profiteront à la marge de la reprise des pays avancés. Ainsi, Coface procède à la révision des évaluations risque pays des Etats-Unis, du Brésil et de la Thaïlande.</p>
<h2>États-Unis : surveillance positive, malgré la paralysie budgétaire</h2>
<p>Des perspectives d’une croissance soutenue et équilibrée (estimée à 1,5% en 2013 et à 2,2% en 2014) conduisent Coface à placer sous surveillance positive l’évaluation A2  des Etats-Unis, malgré les tensions budgétaires actuelles. L’investissement des entreprises est robuste. La consommation privée, principal moteur de la croissance, progresse plus sainement qu’avant la crise, grâce à la fin du désendettement des ménages.<br />
Côté entreprises, les améliorations sont aussi perceptibles. Leur marge et leur profitabilité augmentent alors que leur niveau d’endettement est peu élevé (55% contre 85% dans la  zone euro), même si la croissance dans quelques secteurs (matériaux de construction, cuivre, papier) reste anémique. Les entreprises constituent le point fort de l’économie : elles sont peu endettées et très profitables.<br />
Certes, la fermeture du gouvernement (&laquo;&nbsp;government shutdown&nbsp;&raquo;) a surpris mais ne devrait pas avoir d’effets significatifs sur l’activité sous réserve qu’elle ne se prolonge pas sur le long terme. Cependant, les incertitudes liées au plafond de la dette publique américaine restent élevées et le risque de son non-relèvement n’est pas à exclure. Dans ce cas, la demande privée pourrait être significativement affectée. Néanmoins, notre scenario principal à ce stade est que cette impasse devrait être évitée in extremis, si bien que la consommation privée et l’investissement resteraient robustes, malgré d’éventuelles nouvelles coupes budgétaires.</p>
<h2>Brésil : sous surveillance négative pour des problèmes structurels</h2>
<p>La croissance au Brésil est décevante (estimée à 2,3% cette année et à 2,9% en 2014,) en raison d’une consommation privée moins porteuse et surtout de la faiblesse des investissements des entreprises. Les sources des difficultés conjoncturelles sont structurelles. Ainsi, c’est, l’insuffisance des infrastructures qui contraint l’activité. La hausse des taux d&rsquo;intérêt, dans le sillage de celle du Selic susceptible d&rsquo;atteindre près de 10% fin 2013, éloigne toute perspective de rebond significatif.<br />
Le ralentissement de la consommation fragilise les industries et le commerce qui en dépendent : l’électroménager, l’automobile, l’électronique. La hausse des taux et des prix gonflés pour les composants et machines importés, en raison de la dépréciation du real, est aggravée par la fiscalité et par des coûts de production toujours élevés. Les entreprises hésitent dès lors à accélérer leurs investissements. Dans ce contexte, les incidents de paiement des entreprises brésiliennes enregistrés par Coface se maintiennent à un niveau élevé, proche du point haut de 2009. Des facteurs tant macroéconomiques que microéconomiques justifient une mise sous surveillance négative de l’évaluation A3² du Brésil.</p>
<h2>Thaïlande : sous surveillance négative face à l’endettement des ménages</h2>
<p>Les risques augmentent en Thaïlande dont l’évaluation A3 est désormais assortie d’une surveillance négative. La croissance y a fortement reculé en 2013 et restera contrainte par l’endettement des ménages (80% du PIB) en 2014. Les effets des précédentes mesures de relance se dissipent. Par ailleurs, le pays continuera à souffrir de l’atonie de ses exportations, conséquence notamment du ralentissement chinois dont il est dépendant.</p>
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		<title>Coface sort son &#171;&#160;panorama secteurs&#160;&#187; trimestriel</title>
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		<pubDate>Sun, 29 Sep 2013 19:30:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>FM</dc:creator>
				<category><![CDATA[Conjoncture]]></category>
		<category><![CDATA["Assurance Crédit"]]></category>
		<category><![CDATA[baromètre]]></category>
		<category><![CDATA[Coface]]></category>

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		<description><![CDATA[Coface dégrade son évaluation du risque de crédit dans trois secteurs d’activité : la chimie, la pharmacie et l’automobile. L’indicateur unique développé par les économistes de Coface et alimenté par l’expérience de ses arbitres sur la capacité de paiement des entreprises, envoie un signal d’alarme dans trois des quatorze secteurs d’activité étudiés. La dégradation du risque, constatée depuis avril dernier, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="chapeau">Coface dégrade son évaluation du risque de crédit dans trois secteurs d’activité : la chimie, la pharmacie et l’automobile. L’indicateur unique développé par les économistes de Coface et alimenté par l’expérience de ses arbitres sur la capacité de paiement des entreprises, envoie un signal d’alarme dans trois des quatorze secteurs d’activité étudiés.</div>
<p>La dégradation du risque, constatée depuis avril dernier, concerne :<br />
• <strong>La chimie : le risque passe de “moyen” à “élevé” en Europe et en Asie émergente</strong><br />
En Europe, la profitabilité des chimistes chute de 19% en un an, en raison d’une demande atone et de la concurrence des exportateurs américains. En Asie émergente, et plus particulièrement en Chine, les PME deviennent les premières victimes du tarissement de l’offre de crédit.<br />
• <strong>La pharmacie en Europe : le risque devient “élevé”</strong><br />
En Asie émergente et en Amérique du Nord, on observe une relative stabilisation (risque jugé modéré et moyen respectivement), en Europe, les officines (dont le chiffre d’affaires et les marges baissent) et les répartiteurs sont affectés par les politiques de réduction des dépenses de santé.<br />
• <strong>L’automobile européenne, le secteur le plus touché : le risque devient “très élevé”</strong><br />
La crise de 2009 a bouleversé les cartes de l’industrie automobile mondiale. Particulièrement touchée, l’automobile européenne continue, depuis lors, de décliner, face à des coûts de production structurellement élevés et à un manque de débouchés domestiques. La nouvelle vague des défaillances dans le secteur automobile français illustre le problème européen : entre août 2012 et juillet 2013, leur nombre a augmenté de +11%. Pire encore : le coût financier de ces défaillances pour les fournisseurs est en hausse de +35%, suite à des faillites plus nombreuses d’entreprises de taille importante, notamment chez les distributeurs (58% du total) et les sous-traitants (24% du total). La situation est d’autant plus préoccupante qu’au niveau national, tout secteur confondu, le nombre de défaillances n’augmente que de +6% et le coût baisse de -5,8%.</p>
<h2>L’automobile en Turquie et en Russie: le jeu en vaut-il la chandelle? </h2>
<p>Dans ce contexte, les groupes internationaux du secteur se tournent vers les marchés émergents, en particulier la Turquie, très orientée vers l’exportation grâce à ses coûts compétitifs, et la Russie, portée par un marché intérieur large et dynamique. Parier sur ces deux marchés très attractifs est audacieux, mais leur potentiel dépasse les risques.</p>
<h2> Quels risques?</h2>
<p>Outre la volatilité de la croissance, ces pays souffrent de plusieurs inconvénients.<br />
Le secteur automobile turc a un positionnement fragile car il est très dépendant de la conjoncture de l’Union européenne (destination de 40% des exportations du pays) et pénalisé par une fiscalité pesante. Autre difficulté : les efforts en R&#038;D sont insuffisants pour répondre à la concurrence des PECO. En Russie, les sous-traitants internationaux se heurtent à un protectionnisme toujours présent, malgré l’adhésion récente du pays à l’OMC.</p>
<h2>Quels potentiels?</h2>
<p>Malgré ces inconvénients, les deux pays offrent des perspectives positives aux industriels et investisseurs. La classe moyenne, en pleine expansion, reste un levier important car les ménages ont soif de rattrapage en matière d’équipement auto. En effet, le parc automobile y est peu développé : 151 véhicules pour 1 000 habitants en Turquie, et 260 pour la Russie, contre 613 en Europe de l’Ouest. L’attractivité de ces marchés est renforcée par le soutien sans faille des gouvernements, dont l’objectif est d’assurer une réelle montée en gamme.<br />
<em>&laquo;&nbsp;Se différencier par les coûts ne peut plus constituer une politique industrielle sur le long terme. Afin de continuer à attirer les investisseurs étrangers, les pays émergents, y compris la Russie et la Turquie, doivent désormais miser sur une politique d’innovation. Quant aux perspectives européennes, les distributeurs, très fragilisés par la crise, ont tout un modèle à réinventer, avec la flexibilité et la personnalisation comme éléments essentiels&nbsp;&raquo;</em>, explique Nicolas de Buttet, directeur de l’arbitrage Europe de l’Ouest de Coface.</p>
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		<title>La « panne brésilienne » : peut-on espérer un redémarrage?</title>
		<link>http://www.financemanagement.be/la-panne-bresilienne-peut-on-esperer-un-redemarrage/</link>
		<comments>http://www.financemanagement.be/la-panne-bresilienne-peut-on-esperer-un-redemarrage/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 16 Jul 2013 14:28:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>FM</dc:creator>
				<category><![CDATA[Conjoncture]]></category>
		<category><![CDATA[Brésil]]></category>
		<category><![CDATA[Coface]]></category>
		<category><![CDATA[Yves Zlotowski]]></category>

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		<description><![CDATA[Pays émergent par excellence, le Brésil a brillamment passé l’épreuve de la grande crise de 2009. Quatre ans plus tard, les contestations sociales mettent en évidence la panne de son modèle de croissance. Bien qu’en réduction, les inégalités demeurent importantes. Issu d’un marché du travail tendu et de lacunes majeures en termes d’infrastructures, le fameux &#171;&#160;coût brésil&#160;&#187; pèse sur les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="chapeau">Pays émergent par excellence, le Brésil a brillamment passé l’épreuve de la grande crise de 2009. Quatre ans plus tard, les contestations sociales mettent en évidence la panne de son modèle de croissance. Bien qu’en réduction, les inégalités demeurent importantes. Issu d’un marché du travail tendu et de lacunes majeures en termes d’infrastructures, le fameux &laquo;&nbsp;coût brésil&nbsp;&raquo; pèse sur les performances des entreprises.</div>
<p>Le modèle de croissance brésilien jusque-là tiré par la consommation est en panne. Le Brésil se trouve dans une conjoncture paradoxale avec la croissance la plus faible parmi les BRIC (moins de 3% en 2013 contre 4,8% pour la moyenne des pays émergents) et une inflation persistante. Cette situation de quasi-stagflation, une des causes des mouvements sociaux actuels, trouve son origine plus dans le &laquo;&nbsp;coût brésil&nbsp;&raquo;, que dans la politique monétaire. Autant de problèmes structurels qui deviennent des problèmes de court terme : tensions sur le marché du travail,  productivité décevante, pénurie de main d’œuvre qualifiée, montée significative des coûts unitaires du travail, et infrastructures qui peinent à se développer. &laquo;&nbsp;<em>Les remèdes à la stagflation brésilienne ne se situent pas dans la politique économique, mais bien dans des réformes en matière d’éducation, de santé, d’infrastructures. Cela correspond aussi aux revendications de la classe moyenne en colère qui ne se satisfait plus de la seule société de consommation. Même si la présidente Dilma Roussef se dit déterminée à y répondre, les résultats ne peuvent se voir qu’à long terme&nbsp;&raquo;</em>, commente Yves Zlotowski, économiste en chef de Coface.</p>
<h2>Malgré les handicaps, le Brésil reste attractif pour les entreprises</h2>
<p>Conséquence de la croissance molle et des taux d’intérêt élevés, les entreprises brésiliennes sont affectées. Elles règlent plus difficilement leurs créances et les défauts de paiement enregistrés par Coface augmentent sensiblement. La question du &laquo;&nbsp;coût brésil&nbsp;&raquo; handicape plu-sieurs secteurs d’activité :<br />
• Les pressions haussières sur les salaires érodent la compétitivité de l’industrie chimique<br />
• Le coût de l’énergie pèse sur la sidérurgie<br />
• Le faible niveau d’éducation des petits producteurs du secteur agricole constitue un sérieux frein à l’adoption de nouvelles technologies et à l’accès à l’aide au crédit.<br />
Malgré ces fragilités, le Brésil, évalué à A3  par Coface, soit au même niveau que la Chine et la Pologne, reste un marché porteur. Le tissu entrepreneurial brésilien possède 2 atouts majeurs. Le premier  est le soutien fort des autorités, allant jusqu’au protectionnisme et jusqu’à l’allègement fiscal dans les secteurs sensibles. Et le second, la bonne tenue de la demande de la classe moyenne, notamment, dans deux secteurs qui se portent bien, l’automobile, dont les investissements restent solides, et la distribution.<br />
Le dossier complet, abordant les défis économiques, les enjeux sociopolitiques et un focus sectoriel, est disponible <a href="http://www.coface.com/fr/Actualites-Publications/Publications/Economie-bresilienne-la-panne">ici</a>! </p>
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		<title>Coface révise ses évaluations risque pays</title>
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		<pubDate>Wed, 26 Jun 2013 09:12:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>FM</dc:creator>
				<category><![CDATA[Conjoncture]]></category>
		<category><![CDATA[Coface]]></category>
		<category><![CDATA[risques]]></category>

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		<description><![CDATA[Coface signale une amélioration dans quelques pays avancés. La croissance japonaise bénéficie des annonces du Premier ministre Abe, ce qui dynamise l’activité, au moins à court terme. La croissance est stabilisée en Irlande, un membre de la zone euro, qui sort progressivement de sa crise financière. L’activité est enfin très dynamique en Islande. En revanche, l’affaiblissement de l’activité, les difficultés [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="chapeau"> Coface signale une amélioration dans quelques pays avancés. La croissance japonaise bénéficie des annonces du Premier ministre Abe, ce qui dynamise l’activité, au moins à court terme. La croissance est stabilisée en Irlande, un membre de la zone euro, qui sort progressivement de sa crise financière.<span id="more-1280"></span> L’activité est enfin très dynamique en Islande. En revanche, l’affaiblissement de l’activité, les difficultés financières et surtout la montée de tensions politiques et sociales contraignent les risques en Afrique du Sud et en Tunisie.</div>
<h2>Améliorations dans les pays avancés : Japon, Islande, Irlande</h2>
<p>• La surveillance négative est levée sur l’évaluation A1 du Japon. Les stimuli monétaire et budgétaire annoncés ont eu un impact tangible sur la consommation des ménages. La dépréciation du yen depuis fin 2012 a aussi permis de redynamiser les exportations nippones qui devraient progresser de plus de 3% en 2013. La situation japonaise s’améliore au moins à court terme (le PIB devrait croître de 1,4% en 2013) et, de fait, le nombre des faillites d’entreprise reste stable.<br />
• Si certains pays peinent à échapper à la récession ouest-européenne, d’autres par-viennent à s’en sortir. L’Islande affiche une croissance très dynamique (3,8 % au premier trimestre 2013, 2,3% prévu pour l’ensemble de l’année 2013), une baisse de l’inflation et une stabilisation de son taux de chômage. Ce pays est reclassé à A3.<br />
• L’Irlande sort lentement mais sûrement de sa grave crise bancaire. La croissance est positive en 2012 et le restera en 2013 (+0,9% pour les deux années). Le pays affiche un excédent courant confortable, et la demande interne repart progressive. Le pro-gramme de réformes et d’austérité surveillé par la « Troïka » se déroule sans anicroche et devrait se terminer avec succès fin 2013. La confiance des investisseurs s’est améliorée et le pays peut de nouveau émettre sur le marché obligataire international. Dans ce contexte, l’évaluation A4 de l’Irlande a été mise sous surveillance positive.</p>
<h2>Les risques sociopolitiques persistent dans les pays émergents </h2>
<p>• En Afrique du Sud, déclassée à A4, la croissance s’affaiblit progressivement et devrait être inférieure à 3% en 2013. L&rsquo;endettement des ménages, l’inflation et le taux de chômage très élevé contraignent la consommation. En outre, les entreprises perdent en compétitivité et souffrent de la récession de la zone euro, un partenaire majeur. Les tensions sociales restent vives dans un contexte d’attentes fortes de la part de la population et de nouvelles grèves ne sont pas à exclure.<br />
• La Tunisie, dont l’évaluation a été abaissée à B, fait face à des tensions politiques et sociales accrues, ce qui retarde l’élaboration de la constitution et la tenue d’élections législatives et présidentielles, dans une société où les divisions s’accroissent. Les comptes extérieurs et le niveau de liquidité en devise, compte tenu de la chute des revenus touristiques, sont tendus. L’application du nouveau programme FMI sera donc un sérieux défi pour le gouvernement en place. </p>
<h2>Pays émergents : une situation mitigée</h2>
<p>• En Europe centrale, la République tchèque et la Slovénie, déclassées à A4, souffrent particulièrement de la contraction de l’activité dans la zone euro. En République tchèque, le chômage de longue durée atteint 37% de la population active. En Slovénie, les entreprises, massivement et lourdement endettées (85% du PIB), sont confrontées à une montée des faillites, impactées par un système bancaire déficient et les créances douteuses.<br />
A la différence de ses voisins, la Pologne ne connaît pas la récession et le ralentissement y est cyclique. L’activité devrait bénéficier de la politique monétaire expansionniste d’ici la fin de l’année 2013, ce qui explique la levée de la surveillance négative de son évaluation A3.<br />
• En Amérique latine, la bonne nouvelle vient de l’Equateur. Coface améliore son évaluation à B. La croissance y est forte et stable. L’endettement public a fortement diminué et s’élève aujourd’hui 22% du PIB. La situation politique est stabilisée et le gouvernement semble plus favorable aux investisseurs étrangers.  <br />
• En Asie émergente, les Philippines passent pour la première fois la barre de l’évaluation B pour être reclassées en A4 grâce à des performances macroéconomiques brillantes, croissance de 7,8% au premier trimestre 2013 (6,5% prévu pour l’ensemble de l’année), consommation robuste et solde courant excédentaire, soute-nus par les transferts des expatriés stables et dynamiques, inflation maîtrisée, amélioration soutenue des finances publiques.</p>
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		<title>L’écart entre l’Europe et le reste du monde se creuse en matière de risque sectoriel</title>
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		<pubDate>Sun, 21 Apr 2013 16:57:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>FM</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Coface]]></category>
		<category><![CDATA[risques sectoriels]]></category>

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		<description><![CDATA[L’indicateur unique, développé par les économistes de Coface et alimenté par l’expérience de paiement des entreprises enregistrée par ses arbitres, confirme un écart important entre les risques sectoriels dans l’Asie émergente et l’Amérique du Nord d’un côté, et l’Union européenne à quinze de l’autre. • Au niveau mondial, le risque de crédit se dégrade dans la métallurgie et reste satisfaisant [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="chapeau">L’indicateur unique, développé par les économistes de Coface et alimenté par l’expérience de paiement des entreprises enregistrée par ses arbitres, confirme un écart important entre les risques sectoriels dans l’Asie émergente et l’Amérique du Nord d’un côté, et l’Union européenne à quinze de l’autre.</div>
<p>• Au niveau mondial, le risque de crédit se dégrade dans la métallurgie et reste satisfaisant dans les secteurs de l’énergie et de la pharmacie<br />
• Aucun secteur en Europe n’échappe au risque de crédit, tandis que plusieurs branches voient leur risque s’améliorer ou se maintenir à un niveau contenu en Asie et en Amérique du Nord<br />
• Focus : la distribution traditionnelle face au boom du e-commerce, source de risque et d’opportunité pour les entreprises</p>
<h2>Croissance constante en Asie</h2>
<p>En Asie émergente, les risques sont contenus : ¾ des secteurs analysés présentent un risque modéré ou moyen. Cette région se démarque par une croissance constante du chiffre d’affaires des entreprises, entre 4% et 16%, selon les secteurs. La pharmacie profite du développement des classes moyennes en Inde et en Chine, deux nouveaux acteurs majeurs de la production de principes actifs destinés à l’industrie pharmaceutique. Au sein du secteur de l’énergie, le segment du solaire est affecté par la chute des prix des panneaux et, de ce fait, voit son risque de crédit augmenter. Le secteur du textile-habillement est également à surveiller, surtout en Chine, du fait de la délocalisation de la production vers des pays à moindre coût.</p>
<h2>Risque moyen en Amérique</h2>
<p>Globalement, les secteurs d’Amérique du Nord affichent un risque moyen, hormis la métallurgie, dont le risque est élevé à cause de l’afflux d’acier chinois bon marché. Le risque de crédit du secteur de l’énergie s’améliore, grâce au gaz de schiste à faible coût mis à disposition des industriels. L’automobile enregistre des ventes en hausse de 4% en février 2013, bénéficiant du retour de la consommation des ménages. A noter également la chimie qui reste compétitive, en particulier grâce aux cours historiquement bas du gaz.</p>
<h2>Risques dans l&rsquo;électronique</h2>
<p>En Europe, il n’y a pas un seul secteur dans lequel le risque de crédit soit modéré. La situation est particulièrement préoccupante dans la métallurgie, en surcapacité et exposée aux difficultés de ses principaux clients, l&rsquo;automobile et la construction. Ces deux derniers secteurs sont risqués eux aussi, car toujours très vulnérables à l’atonie des demandes internes européennes. L’électronique affiche des risques de crédit de plus en plus tendus, ce qu’illustre le recul sensible des ventes d’ordinateurs. </p>
<h2>Distribution traditionnelle et E-commerce</h2>
<p>Secteur en profonde mutation suite à l’essor du e-commerce (son chiffre d’affaires a presque doublé en 5 ans), la distribution amorce sa transition vers un modèle économique hybride, combinant les avantages des deux business model. Le modèle traditionnel physique des magasins s’essouffle. Parallèlement, le poids du e-commerce continue à croître, favorisé par le taux d’accès à Internet, la sécurité renforcée des transactions, les tarifs compétitifs, dans un contexte de tensions sur le pouvoir d’achat. Le cas du Royaume-Uni, précurseur du e-commerce avec 12% du chiffre d’affaires mondial, et celui de la France, qui rattrape progressivement le retard dans ses habitudes de consommation en ligne, est révélateur des tendances globales. </p>
<h2>Réactivité et adaptabilité</h2>
<p>Toutefois, cette convergence s’avère être une source de risque supplémentaire pour les entre-prises du secteur, notamment, en Europe de l’Ouest où le risque de crédit augmente sensible-ment. Ceci est illustré par une dégradation de l’expérience de paiements enregistrée par Coface dans la distribution française, le segment traditionnel affichant une certaine vulnérabilité. A terme, les acteurs doivent faire preuve de réactivité et d’adaptabilité. Les distributeurs traditionnels devront mettre en place un système multicanal et cross-canal, optimiser la gestion de leur stock et de leur surface. Toutefois, face à une concurrence croissante, il existe également des risques à surveiller chez les pure-players du e-commerce qui devront s’adosser à des groupes solides pour se consolider financièrement.</p>
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		<title>Le retour des risques dans les pays émergents</title>
		<link>http://www.financemanagement.be/le-retour-des-risques-dans-les-pays-emergents/</link>
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		<pubDate>Fri, 22 Mar 2013 11:26:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>FM</dc:creator>
				<category><![CDATA[L'Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Coface]]></category>
		<category><![CDATA[pays émergents]]></category>

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		<description><![CDATA[Malgré une croissance en hausse, estimée à 5,1% en 2013, et l’amélioration des fondamentaux souverains et externes, les risques dans les pays émergents n’ont pas disparu mais ont changé de nature. Trois risques majeurs pèsent désormais sur les émergents. Sur le plan politique, les tensions ont augmenté, illustrées par les mouvements de protestation en Afrique du Nord / Moyen-Orient, mais [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="chapeau">Malgré une croissance en hausse, estimée à 5,1% en 2013, et l’amélioration des fondamentaux souverains et externes, les risques dans les pays émergents n’ont pas disparu mais ont changé de nature. </div>
<p>Trois risques majeurs pèsent désormais sur les émergents. Sur le plan politique, les tensions ont augmenté, illustrées par les mouvements de protestation en Afrique du Nord / Moyen-Orient, mais aussi en Russie ou en Inde. Sur le plan économique, on assiste à une montée du protectionnisme. Enfin, sur le plan financier, une croissance excessive des prêts bancaires au secteur privé dans plusieurs pays émergents fait craindre une bulle de crédit, notamment dans les économies asiatiques.</p>
<h2>Frustrations croissantes</h2>
<p>Le risque d’instabilité politique en hausse est nourri par des frustrations croissantes et par de plus fortes capacités à transformer celles-ci en action: la vague des révolutions arabes a été révélatrice des nouvelles revendications politiques, culturelles et institutionnelles des sociétés émergentes. Afin d’analyser la capacité d’une société à provoquer des ruptures politiques, Coface a élaboré une grille de lecture croisant deux types d’indicateurs : les pressions aux changements (inflation, chômage, contrôle de la corruption…) qui mesurent l’intensité des frustrations socio-politiques dans un pays donné et les instruments du changement (éducation, réseaux sociaux, proportion des jeunes, rôle des femmes…) qui captent la capacité de ces sociétés à transformer les frustrations en acte politique. </p>
<h2>Risques d&rsquo;instabilité</h2>
<p>Parmi les 30 pays émergents passés à la loupe, c’est la zone Afrique du Nord / Moyen-Orient qui se distingue nettement par la présence à la fois de fortes pressions aux changements et des instruments. Ce diagnostic met en garde contre le caractère persistant du risque d’instabilité dans cette région, dans le cas notamment où les régimes post-révolutionnaires s’avèrent incapables de répondre aux exigences de la population, à la source de leur ac-cession au pouvoir.<br />
Le Nigéria, la Russie, le Kazakhstan et la Chine affichent des frustrations à un niveau au-dessus ou égal aux situations tunisienne ou égyptienne, mais une moindre présence des instruments limite leur capacité à transformer les frustrations en rupture de nature politique.</p>
<h2>Un protectionnisme rampant</h2>
<p>Devenus depuis 2008 une arme de protection vis-à-vis de chocs dont les pays émergents ne sont pas responsables, les contrôles des capitaux et le protectionnisme commercial représentent aussi un risque pesant sur les entreprises. A noter que la Russie, l’Argentine et dans une moindre mesure l’Inde sont de loin les pays les plus protectionnistes, alors que le Mexique, l’Afrique du Sud et la Turquie restent relativement ouverts au commerce international.<br />
Le recours massif aux mesures restreignant le commerce peut entraîner des délais de paiements plus longs pour les importateurs, mais aussi davantage de barrières à l’entrée pour les entreprises exportant vers les pays qui mettent en oeuvre de telles mesures. Au niveau mondial les effets, pour l’heure limités, doivent s’aggraver dans le contexte de division internationale des processus de production, pénalisant ainsi l’activité de toutes les entreprises de la chaîne. C’est, en outre, une tendance susceptible d’affecter particulièrement les entreprises européennes qui cherchent des débouchés dynamiques à l’heure où leurs demandes internes restent déprimées.</p>
<h2>Le risque de bulle de crédit monte en Asie émergente</h2>
<p>Les politiques monétaires expansionnistes, mises en place dans les pays émergents depuis la crise 2008-2009, et  des lacunes en matière de règles prudentielles ont favorisé une croissance soutenue du crédit bancaire, au point de former de véritables bulles de crédit.<br />
Sur la base d’un indicateur synthétique de bulles de crédit, croisant le niveau du stock de crédit et sa croissance, Coface estime que l’Asie émergente est la région la plus à risques (Malaisie, Thaïlande et dans une moindre mesure Corée, Chine et Taïwan). D’autres pays ont un stock de crédit au secteur privé moins élevé mais celui-ci augmente rapidement.<br />
Le Chili, la Turquie, la Russie et le Venezuela sont donc aussi dans une situation de boom de crédit ou très proche. </p>
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		<title>La crise européenne, loin d’être terminée pour les entreprises</title>
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		<pubDate>Thu, 24 Jan 2013 16:20:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>FM</dc:creator>
				<category><![CDATA[L'Actu]]></category>
		<category><![CDATA[" Colloque risque pays 2013"]]></category>
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		<description><![CDATA[L’évaluation risque pays Coface mesure le niveau moyen de risque d’impayés présenté par les entreprises d’un pays dans le cadre de leurs transactions commerciales à court terme. Elle ne concerne pas la dette souveraine. Pour la déterminer, Coface combine les perspectives économiques, politiques et financières du pays, l’expérience de paiement de Coface et l’environnement des affaires du pays. Les évaluations [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="chapeau">L’évaluation risque pays Coface mesure le niveau moyen de risque d’impayés présenté par les entreprises d’un pays dans le cadre de leurs transactions commerciales à court terme. Elle ne concerne pas la dette souveraine.<span id="more-981"></span> Pour la déterminer, Coface combine les perspectives économiques, politiques et financières du pays, l’expérience de paiement de Coface et l’environnement des affaires du pays.</div>
<p>Les évaluations se situent sur une échelle de 7 niveaux : A1, A2, A3, A4, B, C, D et peuvent être assorties de surveillances. En contact quotidien avec les entreprises du monde entier, Coface livre ainsi un scénario prudent pour l’économie mondiale en 2013. La reprise des pays avancés reste entravée par l’étau des dettes publiques et privées. En outre, la confiance des ménages et des entreprises ne se rétablit pas, compte tenu de la dégradation des marchés du travail et du caractère incomplet des réformes institutionnelles en Europe. Le manque de lisibilité de la politique budgétaire aux Etats-Unis devrait également affecter la croissance américaine. Coface prévoit une nouvelle récession à -0,1% en zone euro, avec une contraction persistante de l’activité en Europe du Sud. Aux Etats-Unis, la croissance ralentira à +1,5 %. Les pays émergents afficheront en revanche une croissance à la fois vive et durable, à +5,2%. </p>
<h2>Remise en question</h2>
<p>En matière d’évaluation pays, l’Italie et l’Espagne subissent un deuxième déclassement depuis un an, et l’évaluation A1 du Japon a été mise sous surveillance négative, compte tenu du risque de chute des exportations, notamment vers la Chine. S’agissant des pays émergents, Coface reclasse l’évaluation de l’Indonésie, dont la résistance aux crises des pays avancés a été remarquable. En revanche l’évaluation risque pays de l’Inde est déclassée en A4, le modèle indien subissant une réelle remise en question.<br />
« <em>La probabilité d’une crise systémique s’éloigne en Europe et c’est une bonne nouvelle. Mais l’activité en zone euro continuera à se contracter en 2013. L’atonie de la consommation, la rigueur budgétaire, la dégradation du marché du travail, alors que les entreprises européennes ont déjà été durement mises à l’épreuve par la grande récession de 2009, entretiennent des défaillances d’entreprises à la fois nombreuses et coûteuses. Certes, la crise financière est en voie de résolution, mais la crise de l’économie réelle, illustrée par la fragilité persistante des entreprises, ne se terminera pas en 2013 </em>», explique Jean-Marc Pillu, directeur général du groupe Coface.</p>
<h2>Les entreprises européennes toujours à la peine</h2>
<p>Malgré la récente diminution du risque de crise systémique en Europe et un réveil encourageant des exportations en Europe du Sud, la situation reste préoccupante pour les entreprises européennes. Le caractère en demi-teinte des avancées institutionnelles européennes, la rapide détérioration du marché du travail et le poids des dettes publiques et privées pèsent sur la confiance des acteurs de l’économie réelle qui se sont mis « en mode pause », en attente de clarification.<br />
C’est dans ce contexte dégradé que Coface abaisse à B les évaluations de l’Italie et de l’Espagne, déjà déclassées à A4 il y a un an et ensuite mises sous surveillance négative en juillet 2012. Ces deux économies du cœur de la zone euro subiront une contraction de l’activité en 2013 : -1% pour l’Italie et -1,5% pour l’Espagne. Coface estime qu’une nouvelle année noire attend les entreprises espagnoles et italiennes, sujettes à la montée continue du nombre de défaillances et victimes de l’assèchement du crédit bancaire.</p>
<h2>Les pays émergents sont résistants…</h2>
<p>Alors que les risques des pays avancés continuent à se détériorer depuis 2008, l’amélioration progressive des risques des entreprises émergentes se poursuit. Coface explique cette nouvelle hiérarchie des risques par une meilleure résistance aux chocs externes des pays émergents, grâce à des politiques économiques réactives mais prudentes. En outre, la croissance des économies émergentes bénéficie de l’expansion continue des classes moyennes. Dans cette logique, Coface améliore en A4 l’évaluation de l’Indonésie et met l’évaluation B des Philippines sous surveillance positive. Peu dépendantes de la crise européenne, affichant des croissances élevées et des progrès en matière de finances publiques et dans le secteur bancaire, ces deux économies voient les risques se réduire sensiblement.</p>
<h2>Mais les risques n’ont pas disparu</h2>
<p>Toutefois, Coface continue à mettre en garde les entreprises contre des risques persistants dans les pays émergents. Les tensions politiques et sociales et les lacunes en matière de gouvernance persistent. Or, les classes moyennes en pleine expansion sont plus exigeantes en matière de droit, de corruption, de liberté et de transparence. Les institutions politiques des pays émergents sont aujourd’hui mises en demeure de s’adapter à cette nouvelle donne.<br />
• L’Afrique du Sud voit son évaluation pays A3 mise sous surveillance négative en raison du risque d’accentuation des tensions sociales, incompatible avec un rythme de croissance très inférieur à la moyenne des pays émergents.<br />
• La lenteur de la mise en œuvre des réformes, les déficiences en matière d’infrastructure, l’incapacité du gouvernement à répondre aux nouvelles exigences de la classe moyenne et une croissance bien inférieure au potentiel se conjuguent à un endettement croissant des entreprises. Ces éléments conduisent Coface à dé-classer en A4 l’évaluation globale de l’Inde et en B celle spécifique à l’environnement des affaires.<br />
• Dépendantes de la contraction de la demande ouest-européenne, la République tchèque et la Slovénie voient leurs évaluations A3 mises sous surveillance négative. Moins ouverte, la Pologne commence à être affectée par la crise européenne. Le ralentissement de l’activité et la fragilité du secteur de la construction conduisent Coface à placer une surveillance négative sur son évaluation A3.<br />
• Les tensions politiques qui persistent expliquent la levée de la surveillance positive de l’évaluation D de la Côte d’Ivoire.</p>
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