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	<title>Finance Management &#187; crise</title>
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		<title>Les leçons des entreprises qui se réinventent</title>
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		<pubDate>Thu, 14 Nov 2013 21:42:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Christophe Lo Giudice</dc:creator>
				<category><![CDATA[Gestion]]></category>
		<category><![CDATA[crise]]></category>
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		<category><![CDATA[stratégie]]></category>

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		<description><![CDATA[La crise économique ne cesse de faire des dégâts. Pourtant, des entreprises se distinguent par d’excellentes performances. Elles fondent leur stratégie sur des règles précises, dont une ambition affirmée plutôt qu’un repli sur soi et la réduction obsessionnelle des coûts. « Nos entreprises traversent une crise profonde, dure: la tendance peut être de sombrer dans le fatalisme, pointait Pierre-Alain De Smedt, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.financemanagement.be/wp-content/uploads/2013/11/JeanMichelMollo1.jpg" alt="" /></p>
<div id="chapeau">La crise économique ne cesse de faire des dégâts. Pourtant, des entreprises se distinguent par d’excellentes performances. Elles fondent leur stratégie sur des règles précises, dont une ambition affirmée plutôt qu’un repli sur soi et la réduction obsessionnelle des coûts.</div>
<p><span id="more-1856"></span><br />
« <em>Nos entreprises traversent une crise profonde, dure: la tendance peut être de sombrer dans le fatalisme</em>, pointait Pierre-Alain De Smedt, président de la FEB en ouverture du Forum 2013 de la fédération patronale sur le thème ‘Reinvent Your Business’. <em>Mais le pessimisme ne mène nulle part. Nous nous situons à un moment charnière. Attendre que la stabilité et la sécurité reviennent n’est pas une option: une des rares certitudes, c’est au contraire que le modèle ‘business as usual’ n’a plus lieu d’être. Les entreprises qui veulent prospérer demain doivent donc mettre les mains dans le cambouis aujourd’hui. Il existe des opportunités à saisir pour qui sait les voir</em>. »<br />
Le défi consiste à déterminer quelles sont les clés du succès dans notre monde en évolution rapide. C’est pourquoi la FEB a demandé à Deloitte d’analyser les facteurs et stratégies qui expliquent le succès d’entreprises identifiées comme « super-performantes ». L’étude a porté sur quelque 5.000 entreprises sur la période 2003-2011 pour révéler la formule gagnante leur ayant permis de surpasser systématiquement les entreprises dans leur marché. « <em>Ce n’est pas la performance absolue, mais bien la performance relative qui fait l’objet de notre attention</em>, souligne Rik Vanpeteghem, patron de Deloitte en Belgique. <em>Une entreprise très performante se définit comme une entreprise figurant, pour au moins 50% de la période, parmi les 30% des sociétés les plus performantes de son secteur et ce, en termes tant de croissance de son chiffre d’affaires que de rentabilité nette des moyens engagés (ROA).</em> »     </p>
<h2>Trois recettes</h2>
<p>L’analyse établit que 204 entreprises répondent à ces critères stricts, soit 4% de l’échantillon étudié. « <em>Il semble y avoir principalement deux voies pour devenir une entreprise dite ‘super-performante’</em>, observe Jean-Michel Mollo (en photo), Strategy Leader chez Deloitte. <em>Parmi ces quelque 200 entreprises qui sont devenues ‘Super Achievers’ sur la période 2003-2011, 46% ont fait le choix stratégique d’asseoir leur rentabilité avant de réaliser des taux de croissance supérieurs à la moyenne. Environ 36% sont passées directement du statut de ‘Safety Player’ – croissance et rentabilité limitée – à celui de ‘Super Achiever’ en augmentant simultanément leur chiffre d’affaires et leur ROA. Bien qu’il n’existe aucune règle universelle en la matière, la deuxième stratégie est manifestement plus rapide et plus attractive sur le plan financier.</em> »<br />
Diriger une entreprise, c’est réaliser sans cesse des arbitrages difficiles dans des conditions toujours incertaines et souvent changeantes, appuie-t-il. Mais les sociétés super-performantes abordent généralement ces arbitrages en gardant consciemment ou inconsciemment à l’esprit trois règles simples:     </p>
<h2>1. Accroître la valeur plutôt que réduire les prix</h2>
<p>S’il est possible de concilier meilleur prix et qualité supérieure, c’est assez rare dans la réalité: l’entreprise doit presque toujours opérer un choix. « <em>Et, malgré les nombreux exemples de sociétés qui ont très bien réussi en appliquant une politique de bas prix, qu’il s’agisse de compagnies aériennes ‘low cost’ ou de ‘hard-discounters’, ces entreprises, en apparence prospères, sont rarement celles qui parviennent à maintenir des niveaux de performance élevés sur le long terme</em>, relèvent les auteurs. <em>Une différenciation fondée sur des facteurs non liés au prix se révèle systématiquement être la condition sine qua non d’une rentabilité élevée à long terme. Dans la plupart des cas, les clients sont prêts à payer un prix élevé pour une valeur supérieure: fiabilité, convivialité, durabilité, etc</em>. »    </p>
<h2>2. Accroître les revenus plutôt que réduire les coûts</h2>
<p>Près de deux tiers des entreprises interrogées dans le cadre de l’étude sont d’accord pour dire que les stratégies visant un accroissement des revenus sont plus susceptibles de garantir le succès à long terme que les stratégies consistant à réduire les coûts. Bien entendu, se montrer attentif à l’efficacité opérationnelle et éliminer les activités dépourvues de valeur ajouter sont essentiels, mais l’on est probablement arrivé aux limites de ce raisonnement dans le contexte de la crise actuelle… Autrement dit: pour augmenter les revenus, il faut oser investir. </p>
<blockquote><p>« Pour les leaders d’entreprises super-performantes, le priorité n’est pas l’élaboration d’un business plan au sens traditionnel. » </p></blockquote>
<p>Le secteur des services RH est parlant à ce niveau: d’après l’étude, les quatre sociétés ‘Super Achievers’ de l’échantillon ont connu, en moyenne, une croissance du chiffre d’affaires de 20,1% sur la période 2003-2011 et un ROA moyen de 27,7%. Les 49 ‘Safety Players’ sont à, respectivement, 6,8% et 2,2%. Les auteurs relèvent que les ‘Super Achievers’ ont vu leurs coûts augmenter presque aussi rapidement que l’inflation, autour de 19,5%. En revanche, les coûts des ‘Safety Players’ s’établissaient à un niveau nettement inférieur, de l’ordre de 10,5%. « <em>Les premiers semblent avoir accepté d’engager des coûts accrus nécessaires pour offrir une valeur supérieure, ce qui a finalement conduit à une rentabilité plus importante, alors que les seconds ont adopté des stratégies d’optimisation des coûts qui n’ont pas permis de générer une performance financière supérieure</em>. » </p>
<h2>3. Expérimenter de nouvelles idées plutôt qu’élaborer des business plans détaillés</h2>
<p>Les entreprises semblent attendre une reprise plus marquée et une diminution de l’incertitude pour lancer de vastes programmes d’investissements. Or, la stratégie gagnante consiste peut-être à penser grand, mais à commencer petit, à s’adapter rapidement et à agir intelligemment. « <em>Pour les leaders d’entreprises super-performantes, le priorité n’est pas l’élaboration d’un business plan au sens traditionnel</em>, conclut Jean-Michel Mollo. <em>Ils lancent continuellement de nouvelles initiatives stratégiques et créent un portefeuille de croissance et d’avantages pouvant être développés rapidement et abandonnés tout aussi vite. Ce qui exige de la flexibilité, mais également l’acceptation de l’échec car celui-ci permet d’apprendre</em>. »   </p>
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		<title>Il n&#8217;y a jamais eu autant de faillites dans le pays!</title>
		<link>http://www.financemanagement.be/faillites-en-septembre/</link>
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		<pubDate>Wed, 02 Oct 2013 08:52:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>FM</dc:creator>
				<category><![CDATA[Conjoncture]]></category>
		<category><![CDATA[crise]]></category>
		<category><![CDATA[faillites]]></category>
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		<description><![CDATA[Les chiffres de Graydon sont clairs : il n&#8217;y a jamais eu autant de faillites dans le pays, il faut agir! Les indépendants et les PME ne sont absolument pas sortis de la crise. L&#8217;UCM demande au gouvernement, dans son programme de relance, de prendre des mesures pour permettre aux entrepreneurs de tenir jusqu&#8217;aux jours meilleurs annoncés. Les chiffres du [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="chapeau">Les chiffres de Graydon sont clairs : il n&rsquo;y a jamais eu autant de faillites dans le pays, il faut agir! Les indépendants et les PME ne sont absolument pas sortis de la crise. L&rsquo;UCM demande au gouvernement, dans son programme de relance, de prendre des mesures pour permettre aux entrepreneurs de tenir jusqu&rsquo;aux jours meilleurs annoncés.</div>
<p>Les chiffres du mois d&rsquo;août étaient un peu meilleurs. L&rsquo;UCM avait dit avec raison qu&rsquo;il ne fallait pas s&rsquo;y fier puisque ceux de septembre sont catastrophiques : jamais il n&rsquo;y a eu autant de faillites en un mois en Belgique (1.332). Les pertes d&rsquo;emplois salariés liées sont au nombre de 2.833, soit un peu plus de deux par dépôt de bilan. Cela démontre que les entreprises touchées sont très petites. Cela fait donc peu de bruit, mais l&rsquo;impact social global est spectaculaire. Jamais autant d&rsquo;emplois salariés n&rsquo;ont été perdus en dehors de novembre 2001, lors du crash de la Sabena ! Un total de 2.833 emplois, c&rsquo;est plus que l&rsquo;ensemble d&rsquo;ArcelorMittal Liège ; c&rsquo;est deux fois la restructuration de Caterpillar.</p>
<h2>Caisse de compensation</h2>
<p>Depuis le début de l&rsquo;année, Graydon a recensé 8.904 dépôts de bilan, soit 12 % de plus que pour la même période l&rsquo;an dernier. La hausse n&rsquo;épargne aucune Région et aucun gros secteur. Le gouvernement ne peut pas rester les bras croisés. Il a le devoir, en marge du budget 2014, de prendre des mesures pour réduire le coût du travail, en ciblant les moyens dégagés sur les plus petites entreprises, qui connaissent les plus grandes difficultés.<br />
Il a le devoir, en mettant en œuvre le statut salarié unique pour les ouvriers et les employés, de compenser le surcoût imposé aux employeurs. Les petites entreprises, à forte intensité de main-d&rsquo;œuvre, sont en première ligne, particulièrement en cas de licenciement.<br />
Le gouvernement a enfin le devoir, vu l&rsquo;urgence, de prendre des mesures pour &laquo;&nbsp;éviter les faillites évitables&nbsp;&raquo;. Raccourcir les délais de paiement des pouvoirs publics est une piste. Créer une &laquo;&nbsp;caisse de compensation&nbsp;&raquo; pour ne pas exiger des versements à une entreprise à qui l&rsquo;on doit de l&rsquo;argent en est une autre. L&rsquo;UCM demande également une suspension provisoire des amendes forfaitaires, très élevées, en cas de retard de paiement à la TVA, au précompte professionnel, à l&rsquo;ONSS ou à l&rsquo;Inasti (cotisations sociales des indépendants). Obliger à payer est une chose, rajouter une amende est, dans les conditions actuelles, contreproductif.</p>
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		<title>La crise européenne, loin d’être terminée pour les entreprises</title>
		<link>http://www.financemanagement.be/la-crise-europeenne-loin-detre-terminee-pour-les-entreprises/</link>
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		<pubDate>Thu, 24 Jan 2013 16:20:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>FM</dc:creator>
				<category><![CDATA[L'Actu]]></category>
		<category><![CDATA[" Colloque risque pays 2013"]]></category>
		<category><![CDATA[Coface]]></category>
		<category><![CDATA[crise]]></category>

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		<description><![CDATA[L’évaluation risque pays Coface mesure le niveau moyen de risque d’impayés présenté par les entreprises d’un pays dans le cadre de leurs transactions commerciales à court terme. Elle ne concerne pas la dette souveraine. Pour la déterminer, Coface combine les perspectives économiques, politiques et financières du pays, l’expérience de paiement de Coface et l’environnement des affaires du pays. Les évaluations [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="chapeau">L’évaluation risque pays Coface mesure le niveau moyen de risque d’impayés présenté par les entreprises d’un pays dans le cadre de leurs transactions commerciales à court terme. Elle ne concerne pas la dette souveraine.<span id="more-981"></span> Pour la déterminer, Coface combine les perspectives économiques, politiques et financières du pays, l’expérience de paiement de Coface et l’environnement des affaires du pays.</div>
<p>Les évaluations se situent sur une échelle de 7 niveaux : A1, A2, A3, A4, B, C, D et peuvent être assorties de surveillances. En contact quotidien avec les entreprises du monde entier, Coface livre ainsi un scénario prudent pour l’économie mondiale en 2013. La reprise des pays avancés reste entravée par l’étau des dettes publiques et privées. En outre, la confiance des ménages et des entreprises ne se rétablit pas, compte tenu de la dégradation des marchés du travail et du caractère incomplet des réformes institutionnelles en Europe. Le manque de lisibilité de la politique budgétaire aux Etats-Unis devrait également affecter la croissance américaine. Coface prévoit une nouvelle récession à -0,1% en zone euro, avec une contraction persistante de l’activité en Europe du Sud. Aux Etats-Unis, la croissance ralentira à +1,5 %. Les pays émergents afficheront en revanche une croissance à la fois vive et durable, à +5,2%. </p>
<h2>Remise en question</h2>
<p>En matière d’évaluation pays, l’Italie et l’Espagne subissent un deuxième déclassement depuis un an, et l’évaluation A1 du Japon a été mise sous surveillance négative, compte tenu du risque de chute des exportations, notamment vers la Chine. S’agissant des pays émergents, Coface reclasse l’évaluation de l’Indonésie, dont la résistance aux crises des pays avancés a été remarquable. En revanche l’évaluation risque pays de l’Inde est déclassée en A4, le modèle indien subissant une réelle remise en question.<br />
« <em>La probabilité d’une crise systémique s’éloigne en Europe et c’est une bonne nouvelle. Mais l’activité en zone euro continuera à se contracter en 2013. L’atonie de la consommation, la rigueur budgétaire, la dégradation du marché du travail, alors que les entreprises européennes ont déjà été durement mises à l’épreuve par la grande récession de 2009, entretiennent des défaillances d’entreprises à la fois nombreuses et coûteuses. Certes, la crise financière est en voie de résolution, mais la crise de l’économie réelle, illustrée par la fragilité persistante des entreprises, ne se terminera pas en 2013 </em>», explique Jean-Marc Pillu, directeur général du groupe Coface.</p>
<h2>Les entreprises européennes toujours à la peine</h2>
<p>Malgré la récente diminution du risque de crise systémique en Europe et un réveil encourageant des exportations en Europe du Sud, la situation reste préoccupante pour les entreprises européennes. Le caractère en demi-teinte des avancées institutionnelles européennes, la rapide détérioration du marché du travail et le poids des dettes publiques et privées pèsent sur la confiance des acteurs de l’économie réelle qui se sont mis « en mode pause », en attente de clarification.<br />
C’est dans ce contexte dégradé que Coface abaisse à B les évaluations de l’Italie et de l’Espagne, déjà déclassées à A4 il y a un an et ensuite mises sous surveillance négative en juillet 2012. Ces deux économies du cœur de la zone euro subiront une contraction de l’activité en 2013 : -1% pour l’Italie et -1,5% pour l’Espagne. Coface estime qu’une nouvelle année noire attend les entreprises espagnoles et italiennes, sujettes à la montée continue du nombre de défaillances et victimes de l’assèchement du crédit bancaire.</p>
<h2>Les pays émergents sont résistants…</h2>
<p>Alors que les risques des pays avancés continuent à se détériorer depuis 2008, l’amélioration progressive des risques des entreprises émergentes se poursuit. Coface explique cette nouvelle hiérarchie des risques par une meilleure résistance aux chocs externes des pays émergents, grâce à des politiques économiques réactives mais prudentes. En outre, la croissance des économies émergentes bénéficie de l’expansion continue des classes moyennes. Dans cette logique, Coface améliore en A4 l’évaluation de l’Indonésie et met l’évaluation B des Philippines sous surveillance positive. Peu dépendantes de la crise européenne, affichant des croissances élevées et des progrès en matière de finances publiques et dans le secteur bancaire, ces deux économies voient les risques se réduire sensiblement.</p>
<h2>Mais les risques n’ont pas disparu</h2>
<p>Toutefois, Coface continue à mettre en garde les entreprises contre des risques persistants dans les pays émergents. Les tensions politiques et sociales et les lacunes en matière de gouvernance persistent. Or, les classes moyennes en pleine expansion sont plus exigeantes en matière de droit, de corruption, de liberté et de transparence. Les institutions politiques des pays émergents sont aujourd’hui mises en demeure de s’adapter à cette nouvelle donne.<br />
• L’Afrique du Sud voit son évaluation pays A3 mise sous surveillance négative en raison du risque d’accentuation des tensions sociales, incompatible avec un rythme de croissance très inférieur à la moyenne des pays émergents.<br />
• La lenteur de la mise en œuvre des réformes, les déficiences en matière d’infrastructure, l’incapacité du gouvernement à répondre aux nouvelles exigences de la classe moyenne et une croissance bien inférieure au potentiel se conjuguent à un endettement croissant des entreprises. Ces éléments conduisent Coface à dé-classer en A4 l’évaluation globale de l’Inde et en B celle spécifique à l’environnement des affaires.<br />
• Dépendantes de la contraction de la demande ouest-européenne, la République tchèque et la Slovénie voient leurs évaluations A3 mises sous surveillance négative. Moins ouverte, la Pologne commence à être affectée par la crise européenne. Le ralentissement de l’activité et la fragilité du secteur de la construction conduisent Coface à placer une surveillance négative sur son évaluation A3.<br />
• Les tensions politiques qui persistent expliquent la levée de la surveillance positive de l’évaluation D de la Côte d’Ivoire.</p>
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		<title>La crise politique a impacté les fluctuations boursières</title>
		<link>http://www.financemanagement.be/la-crise-politique-a-impacte-les-fluctuations-boursieres/</link>
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		<pubDate>Tue, 15 Jan 2013 11:12:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>FM</dc:creator>
				<category><![CDATA[Idées]]></category>
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		<description><![CDATA[En période de crise politique en Belgique, les événements politiques ont un impact hautement significatif, et plutôt inattendu, sur les fluctuations boursières. C&#8217;est la conclusion du travail de fin d&#8217;année réalisé par Thomas Jeegers (UCL), un des trois lauréats de l&#8217;ING Thesis Award 2012. Il partage les fruits de son étude. Les cours de bourse reflètent-ils correctement toute l’information disponible [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.financemanagement.be/wp-content/uploads/2013/01/Thomas-Jeegers1.jpg" alt="Thomas Jeegers" /></p>
<div id="chapeau">En période de crise politique en Belgique, les événements politiques ont un impact hautement significatif, et plutôt inattendu, sur les fluctuations boursières. <span id="more-953"></span>C&rsquo;est la conclusion du travail de fin d&rsquo;année réalisé par Thomas Jeegers (UCL), un des trois lauréats de l&rsquo;ING Thesis Award 2012. Il partage les fruits de son étude.</div>
<p>Les cours de bourse reflètent-ils correctement toute l’information disponible dans l’économie, en période de crise politique? Les fluctuations boursières en période d’instabilité politique ont reçu une attention particulière dans la littérature financière et économique lors des 20 dernières années. Comme certains auteurs économiques centraux des années 90 l’ont identifié, plus de 40% des variations de prix sur le marché boursier ne peuvent pas être expliqués par l’activité économique réelle. Différents auteurs ont tenté d’identifier les autres variables qui pourraient expliquer les fluctuations boursières. Parmi ces variables, les événements politiques ont souvent été mentionnés. </p>
<p>Avec ce mémoire, nous ajoutons une pièce à l’édifice de cette littérature en abordant un sujet qui, au meilleur de notre connaissance, n’a pas encore été analysé auparavant: l’impact de la crise politique belge (2010-2011) sur le principal indice de la Bourse de Bruxelles: le BEL20. La logique intrinsèque de notre analyse est que les politiques publiques mises en place par le gouvernement sont essentielles pour les investisseurs, puisqu’elles définiront l’environnement dans lequel ceux-ci effectueront leurs transactions. Ces transactions, à leur tour, influenceront le prix et donc le rendement des actions concernées. Dans le cas belge, un gouvernement temporaire était en place pendant la crise de 2010-2011. Il n’était censé s’occuper que des affaires courantes et non pas des décisions importantes qui ont laissé les gouvernements précédents incapables de trouver une solution. Pour cette raison, l’environnement pour les investisseurs était, au mieux, instable et donc source d’incertitudes. </p>
<h2>Etude d&rsquo;événements</h2>
<p>Du 26 avril 2010 (date de démission du gouvernement Leterme II) au 6 décembre 2011 (date de la prestation de serment d’Elio di Rupo en tant que nouveau premier ministre), les 589 jours pendant lesquels la Belgique est restée sans gouvernement constituent une crise politique unique dans l’histoire. Pendant cette période, la Belgique a pris à l’Irak le record de la crise politique la plus longue au monde: en particulier le record de la plus longue période sans gouvernement fédéral, en temps de paix. Cette durée sans précédente comparaison nous a permis de mettre en place une &lsquo;étude d’événements&rsquo; (event study) qui prend en compte un nombre particulièrement grand d’événements politiques significatifs, au sein d’une seule et même crise politique.</p>
<blockquote><p>La Belgique a pris à l’Irak le record de la crise politique la plus longue au monde.</p></blockquote>
<p>La logique derrière les études d’événements est basée sur l’hypothèse d’efficience du marché (efficient market hypothesis), selon laquelle toute l’information et toutes les attentes sont censées être reflétées par les prix du marché. Une étude d’événements politiques consiste en l’analyse des réactions du marché (typiquement le marché boursier) après un ou plusieurs événements politiques dont l’incidence a un impact probable sur les prix. Une analyse de la littérature existante sur le sujet indique que les études d’événements politiques ont des résultats plus significatifs lorsque l’environnement politique est instable (par exemple en période de crise politique, dans des environnements politiques hautement risqués ou dans les marchés émergents). Toutefois, peu d’études témoignent d’une relation directe entre les événements politiques et les fluctuations du marché boursier. La raison à cela est que, typiquement, il est difficile de mesurer l’ampleur d’un changement politique. La solution que nous avons utilisée face à ce problème fut la mise en place d’un indicateur politique ad hoc, dont la complexité est à peine supérieure à celle d’une variable binaire. Cette approche n’a pas été extensivement analysée dans la littérature sur le sujet, mais semble correspondre particulièrement bien au cas présent.</p>
<h2>Deux modèles</h2>
<p>L’approche économétrique consiste en une approche des moindres carrés avec plusieurs facteurs (multi-factor least squares approach), régressant le rendement quotidien du BEL20 sur un indicateur politique. Une fois l’approche des moindres carrés couverte, nous nous tournons vers deux modèles &lsquo;autorégressifs à hétéroscédasticité conditionnelle&rsquo; (autoregressive conditional heteroskedasticity models (ARCH)), qui permettent à la variance des rendements (ici, du BEL20) d’être fonction de ses valeurs passées. Ces modèles ont été mis en place afin de représenter plus correctement les séries temporelles financières. L’un des modèles de type ARCH utilisé est linéaire dans ses paramètres (GARCH), alors que l’autre est logarithmique (EGARCH), ce qui nous permet une flexibilité plus grande pour l’ajustement des données. L’utilisation de plus d’un modèle valide les conclusions auxquelles nous arrivons, car les résultats atteints sont cohérents et similaires. Dans le processus, nous utilisons également plusieurs variables de contrôle, afin d’expliquer une proportion plus grande des fluctuations du BEL20. De plus, celà nous permet d’également réduire la variance de l’indicateur politique et donc d’améliorer sa précision. </p>
<p>Ces variables de contrôles sont le rendement quotidien de l’Euro Stoxx 50, le carré de ces rendements, un indicateur du changement de rating accordé à la Belgique par les principales agences de rating, le changement quotidien de la valeur des obligations belges, un indicateur de la prédictabilité des fluctuations du marché, le changement quotidien du taux auquel s’échangent les banques entre elles et le changement de la quantité d’argent présente dans l’économie. D’autres variables de contrôle potentielles ont été considérées mais finalement pas ajoutées à l’équation car les données révélaient que leur inclusion dans le modèle n’était pas pertinente. Ces variables incluent notamment l’état de l’économie (mesuré par les changements du PIB), le changement dans la production nationale (national output) et les fluctuations du prix de l’or. Les résultats ont été corrigés des problèmes d’endogénéité et d’hétéroscédasticité et sont relativement purgés de potentiels mouvements d’anticipations.</p>
<blockquote><p>Les événements politiques négatifs, en défaveur de la formation d’un gouvernement, ont eu un impact positif sur les cours de bourse, le jour de l’événement.</p></blockquote>
<p>L’objectif de ce mémoire est double. D’une part, nous voulions rendre les conclusions utiles pour toute future crise politique. En particulier, en montrant que les décisions politiques ont eu un impact immédiat et réel sur l’économie, nous fournissons aux acteurs politiques une base de réflexion possible sur leurs actions. D’autre part, la procédure peut être réitérée pour d’autres pays, afin d’évaluer dans quelle mesure le marché boursier de ce pays dépend de sa situation politique. De telles informations sont certainement intéressantes pour les investisseurs potentiels car, comme la littérature sur le sujet l’indique, certains pays sont plus sujet que d’autres à de fortes fluctuations boursières à la suite d’événements politiques significatifs.</p>
<h2>Résultats contre-intuitifs</h2>
<p>Les résultats obtenus sont intéressants et, dans une certaine mesure, contre-intuitifs. Les données montrent que les événements politiques négatifs (ceux qui sont en défaveur de la formation d’un gouvernement) ont eu un impact positif sur les cours de bourse, le jour de l’événement, alors que les événements positifs ont eu un impact négatif. Ces résultats sont robustes à la spécification du modèle et restent valides lorsque certains des événements politiques ne sont pas pris en compte. Nos résultats atteignent un haut degré de significativité (au seuil de significativité de 2%. Autrement exprimé, le coefficient exprimé est à peu près deux fois et demi plus grand, en valeur absolue, que son écart-type), de robustesse et sont relativement purgés des problèmes d’endogénéité, d’anticipation et d’hétéroscédasticité. La réaction moyenne du marché boursier à un événement politique est approximativement de 0,24 points de pourcentage, ce qui est considérable pour un rendement sur une seule journée. </p>
<p>Le second résultat intéressant est que le marché a une tendance à réagir plus vigoureusement à des événements négatifs (environ 0,40 points de pourcentage) qu’à des événements positifs (eviron 0,12 points de pourcentage). Troisièmement, le marché boursier semble réagir exactement au jour de l’événement. En d’autres termes, il n’y a pas de réaction tardive et, s’il y a un effet d’anticipation, alors cette anticipation se fait de manière régulière sur les plusieurs jours précédant l’événement. Les modèles de type ARCH montrent que le co- efficient et la significativité de l’indicateur politique pourrait avoir été exagérée par les modèles plus conventionnels, cependant la direction des chocs (le signe négatif) est validé. Sur base de ces preuves, nous pensons que le marché boursier anticipe progressivement et de manière lisse les événements politiques et les sur-anticipe même. Puis, au jour de l’événement, l’ajustement du marché est négatif, comme une réponse à cette sur-anticipation. Les résultats des différents tests et régressions auxquelles nous avons procédés sont cohérents avec cette interprétation.</p>
<h2>Extensions possibles</h2>
<p>Il est possible de continuer ce travail encore plus loin, afin de mieux comprendre ce qui se cache derrière les fluctuations boursières en période de difficultés politiques. Premièrement, nos modèles ne prennent pas en compte les informations délivrées sur la situation macroéconomique, en particulier celles qui sont présentées au public et qui ne sont pas incluses dans les variables de contrôle utilisées. Leur inclusion dans l’analyse est clairement une première extension possible de notre travail et il est probable qu’elle permette d’affiner les résultats. Deuxièmement, les procédures de type ARCH présentées ne sont pas exautives. Il existe d’autres modèles ARCH qui pourraient être complémentaires à l’analyse effectuée. Vérifier si leurs résultats sont cohérents avec les conclusions atteintes par notre analyse permettrait d’évaluer la pertinence de ces conclusions. Troisièmement, une autre manière de vérifier la robustesse de ce travail serait d’analyser dans quelle mesure les événements politiques affectent le marché boursier en période de stabilité politique, pour la Belgique. Une telle extension permettrait d’établir si la relation entre les événements politiques et le marché boursier était affectée par le fait que le pays n’avait pas de gouvernement fédéral lors de la période analysée. Quatrièmement, la robustesse des résultats peut aussi être remise en question par une analyse d’autres crises politiques dans le pays.</p>
<p>Heureusement pour le chercheur intéressé par le sujet, l’histoire de la Belgique fournit de nombreuses autres crises politiques à analyser. En particulier, en 2007, 194 jours ont été nécessaires pour qu’un gouvernement puisse être formé en Belgique. Alternativement, des crises politiques récentes dans d’autres pays développés d’Europe de l’ouest, comme les Pays-Bas ou l’Italie, pourraient être utilisées. Procéder à une analyse similaire serait une manière pertinente de confirmer (ou d’infirmer) nos résultats.<br />
______________________</p>
<p><img src="http://www.financemanagement.be/wp-content/uploads/2013/01/INGthesis.jpg" alt="ING Thesis Award" /></p>
<p><strong><br />
L&rsquo;ING Thesis Award récompense les meilleurs mémoires de master liés au secteur financier. Remis le 14 décembre dernier, les prix 2012 ont mis en valeur les travaux de Benjamin Vandermarliere, <em>Network analysis of the Russian interbank network</em> (Université de Gand), Thomas Jeegers, <em>The impact of the Belgian political crisis on Belgian company results: evidence from stock market reaction</em> (UCL), et d&rsquo;Anne-Catherine Janssens, <em>Synergies between commercial and investment banking: the case of Bank of America&rsquo;s acquisition of Merrill Lynch</em> (ULB-Solvay). Le prix du public a été remporté par Michaël Verdonck pour son mémoire sur <em>L’influence des banques étrangères dans l’Europe de l’Est et l’Europe Centrale</em> (Université de Gand). En plus d’un ING Thesis Award, les lauréats sont rentrés chez eux avec un compte ING Lion d’une valeur de 1.250 euros. </strong></p>
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		<title>Le shopping en ligne face à la crise financière</title>
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		<pubDate>Wed, 12 Dec 2012 09:49:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LC</dc:creator>
				<category><![CDATA[L'Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Achat]]></category>
		<category><![CDATA[crise]]></category>
		<category><![CDATA[Online]]></category>
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		<description><![CDATA[Depuis plusieurs années, et notamment depuis l&#8217;avènement de l&#8217;internet, du paiement en ligne, et des monnaies numériques, les habitudes d&#8217;achat des Belges ont bien changé avec une forte croissance des sites de shopping. Cependant, avec la crise financière qui secoue toute l&#8217;Europe ces derniers temps, on aurait pu penser que cette forte expansion connaîtrait un frein. Le constat semble être [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.financemanagement.be/wp-content/uploads/2012/12/onlineshopping.jpg" alt="Online Shopping" /></p>
<div id="chapeau">Depuis plusieurs années, et notamment depuis l&rsquo;avènement de l&rsquo;internet, du paiement en ligne, et des monnaies numériques, les habitudes d&rsquo;achat des Belges ont bien changé avec une forte croissance des sites de shopping. <span id="more-896"></span> Cependant, avec la crise financière qui secoue toute l&rsquo;Europe ces derniers temps, on aurait pu penser que cette forte expansion connaîtrait un frein. Le constat semble être tout autre.</div>
<p>En 2011, la Fédération de l&rsquo;e-commerce rendait publiques ses statistiques. Fait tout à fait étrange: malgré la crise économique mondiale, le shopping sur internet n&rsquo;a cessé de croître. La majoration globale était alors de 22% par rapport à 2010 (contre 25% en 2009), et de 28% en ce qui concerne la Belgique seule. Ceci est encore plus surprenant quand on sait que la consommation des ménages d&rsquo;une manière générale a reculé sur la même période. </p>
<p>Il est donc avéré que la crise financière n&rsquo;a pas d&rsquo;impact négatif sur le shopping en ligne en Belgique. Bien au contraire, elle contribuerait même à son évolution. Mais quand on s&rsquo;y penche un peu, les raisons de cet impact positif sont parfaitement compréhensibles et logiques.</p>
<h2>Shopping en ligne en Belgique</h2>
<p>En Belgique, près de trois ménages sur quatre sont équipés d&rsquo;internet et plus de 45% des Belges reconnaissent avoir déjà effectué des achats en ligne. Les Belges tirent en effet plusieurs avantages de ce nouveau type de services. Le premier de ces avantages étant, pour le consommateur, la rapidité du service. Les files d&rsquo;attente n&rsquo;existent (quasiment) pas sur internet. Aussitôt les articles choisis, ils sont payés et la livraison est faite dans les délais généralement courts. </p>
<blockquote><p>Plus de 45% des Belges reconnaissent avoir déjà effectué des achats en ligne.</p></blockquote>
<p>Le second avantage et certainement le plus décisif est la diversité des promotions disponibles. En effet, de très nombreux sites proposent des bons plans pour bénéficier de réductions exceptionnelles. Grâce à ces promos, les Belges peuvent faire leurs courses avec de petits budgets, sans sentir ainsi les revers de la crise financière.</p>
<h2>Les boutiques en ligne</h2>
<p>Parmi les boutiques de shopping qui livrent en Belgique et qui proposent aussi bien des articles de qualité que des prix attractifs, figurent en bonne place, les boutiques en ligne <a href="http://fr.zalando.be" target="_blank">Zalando</a>, Spartoo et Esprit, par exemple. Cette boutique en ligne, gérée par des belges francophones et néerlandophones à Berlin, connaît un véritable succès et permet au visiteur de s&rsquo;offrir des chaussures, vêtements, articles de sport, accessoires, articles de luxe, articles de décoration et de beauté. </p>
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		<title>« Les marchés matures doivent quitter leur zone de confiance »</title>
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		<pubDate>Wed, 07 Nov 2012 15:51:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Florence Thibaut</dc:creator>
				<category><![CDATA[Conjoncture]]></category>
		<category><![CDATA["Assurance Crédit"]]></category>
		<category><![CDATA[crise]]></category>
		<category><![CDATA[croissance]]></category>
		<category><![CDATA[Euro]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans le cadre du séminaire Qui ne risque rien, n’a rien organisé par Atradius, plusieurs spécialistes de l’assurance crédit se sont interrogés sur les inquiétudes des CEO et les défis auxquels les leaders doivent désormais répondre. Parmi ceux-ci figure la recherche d’une croissance profitable et surtout durable. Pour Christophe Cherry, Country Director d’Atradius Belgique et Luxembourg, les chefs d’entreprise sont [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.financemanagement.be/wp-content/uploads/2013/06/Atradius.jpg" alt="Atradius" /></p>
<div id="chapeau"> Dans le cadre du séminaire <em>Qui ne risque rien, n’a rien</em> organisé par Atradius, plusieurs spécialistes de l’assurance crédit se sont interrogés sur les inquiétudes des CEO et les défis auxquels les leaders doivent désormais répondre.<span id="more-769"></span> Parmi ceux-ci figure la recherche d’une croissance profitable et surtout durable.</div>
<p>Pour Christophe Cherry, Country Director d’Atradius Belgique et Luxembourg, les chefs d’entreprise sont en ce moment face à un paradoxe de taille. « <em>Ils doivent être capables d’augmenter les revenus de leur organisation, en général à l’aide d’investissements, mais aussi de stimuler le profit, ce qui a souvent pour effet de réduire les dépenses. La question de la durabilité suppose de réussir à accroître ses revenus. Le contexte est difficile, la plupart des sociétés manquent de financement. Pour beaucoup de PME, créer de la valeur sans diminuer les coûts est très difficile. Ce n’est pourtant pas impossible. Sans prendre de risques, rien ne se passe. Il faut oser pour innover et se distinguer, particulièrement en période de crise. </em>» </p>
<h2>Sortir des frontières</h2>
<p>Pour Simon Groves, Experential Marketing Manager chez Atradius, le salut des économies européennes réside dans la recherche de nouveaux marchés, notamment en Chine, en Inde, en Turquie, Lituanie, Bulgarie ou encore en Pologne. Les 27 envisagent leurs exportations à la baisse, en témoigne les taxes de fret routier, un bon indicateur de leur volume.<br />
« <em>Les marchés  matures doivent sortir de leurs zone de confiance et ne plus se limiter à leurs marchés historiques. Le profit se trouve ailleurs. Bien sûr, les nouvelles ne sont pas très bonnes, on ne parle que de chômage, de pénurie et d’endettement, ça ne donne pas envie d’innover</em>, explique-t-il. <em>Prenons l’exemple de la Belgique, qui est fortement dépendante de ses exportations. Elle travaille avant tout avec ses voisins, or la France et l’Allemagne ont connu un écroulement sévère de leurs importations ces derniers mois, ce qui a des conséquences durables sur leurs partenaires. A titre d’exemple, les activités du pays en Pologne ne représentent que 2% des exportations, pourtant le marché intérieur polonais représente près de 38 millions de consommateurs, les Belges ne devraient pas hésiter. Bien sûr, il y a certaines contraintes logistiques, culturelles et juridiques dont il faut tenir compte, mais elles ne devraient plus constituer un frein pour entreprendre. </em>»</p>
<blockquote><p>&laquo;&nbsp;On ne peut plus extrapoler le passé pour expliquer le présent&nbsp;&raquo;.</p></blockquote>
<h2>Soutien artificiel</h2>
<p>Pour Ivan Van de Cloot, professeur d’économie à la HUB et Chief Economist à l’Institut Itinera, un think tank axé sur la finance, la durabilité en termes de croissance économique est une préoccupation qui a malheureusement disparu au cours des dernières décennies. « <em>Plusieurs chiffres, comme la dette totale de l’économie aux USA, nous montrent que nous sommes actuellement dans une période de troubles non temporaire et sans précédent, mais qui offre, néanmoins, de nouvelles perspectives. Un des constats à observer est qu’on ne peut plus extrapoler le passé pour expliquer le présent, on ne peut plus se contenter de recycler de vieilles recettes. Une chose est sûre, il y a une vraie ignorance de l’économie réelle chez beaucoup d’hommes politiques. Les logiques politique et économique sont souvent en opposition en Europe. </em>»<br />
Si les niveaux de croissance sont en baisse aux quatre coins de l’Europe, rien de vraiment nouveau pour autant pour Ivan Van de Cloot. « <em>Le taux de croissance européen était déjà assez modéré avant la crise, il faut voir plus loin que ce seul symptôme. Aujourd’hui la situation économique est très artificielle, le système financier est sous perfusion. Les banques centrales le maintiennent sous respirateurs, mais ce n’est pas quelque chose de nouveau. Il n’y a pas si longtemps, à la fin des années 90, les banques centrales ont injecté beaucoup de liquidités sur les marchés par peur du passage à l’an 2000. Cela dit, il faut parfois relativiser cette crise, beaucoup de gens mènent encore la même vie qu’en 2007.</em> » </p>
<blockquote><p>&laquo;&nbsp;Une union monétaire ressemble à un mariage, avec des bons et des mauvais jours&nbsp;&raquo;.</p></blockquote>
<h2>Enjeux monétaires</h2>
<p>Contrairement à d’autres pays, les 27 membres de l’UE n’ont pas la possibilité de dévaluer leur monnaie, un remède à court terme souvent utilisé pour relancer l’économie. « <em>La douleur est encore forte en Europe, puisqu’au début de la crise, nous venions de lancer une monnaie unique, c’est assez symbolique. A mes yeux, une union monétaire ressemble à un mariage, avec des bons et des mauvais jours</em> », explique encore Ivan Van de Cloot. Pour ce dernier, différents mécanismes, notamment inspirés des Etats Unis, peuvent solidifier une union monétaire : la flexibilité salariale et la mobilité du travail permettent de compenser la dévaluation de la monnaie.<br />
« <em>Les Etats-Unis ont une longue tradition d’union monétaire. Avec le temps, différents instruments se sont mis en place. Lors de la dernière crise automobile, par exemple, une solidarité a émergé au sein des travailleurs, qui ont accepté de baisser leur salaire pour conserver leur emploi. Il y a également beaucoup plus de mobilité sur le marché de l’emploi, de nombreux travailleurs américains acceptent de changer d’Etat pour un poste, c’est moins le cas en Europe. Un troisième élément pourrait être un fédéralisme budgétaire accru. Les Etats américains partagent beaucoup de transferts de fonds. Dans ce domaine, il y a moins de solidarité entre les pays membres de l’Union.</em> »<br />
Quant aux solutions à apporter au manque de compétitivité en Europe, les économistes sont loin d’être unanimes. Il faudra, en tous cas, réagir à temps pour parvenir à évacuer le trop plein de liquidités. « <em>On vacille souvent entre dépenses pour relancer l’économie et réductions budgétaires</em>, conclut-il. <em>Deux scénarios sont souvent envisagés pour réduire l’endettement: la fiscalisation et la monétarisation des dettes On a aussi besoin d’une coordination plus efficace entre les pays européens. Certains ont besoin d’oxygène venant d’autres pays, d’autres devront faire davantage d’efforts. Globalement, nous avons évité la situation des années 30, même si nous ne sommes pas encore tirés d’affaire. Je pense que ce sera un chemin de croix d’au minium dix ans. Historiquement, chaque fois qu’il y a eu une crise de l’endettement, il y a eu un changement des rapports de pouvoir dans le monde. L’Occident va devoir se réinventer.</em> »</p>
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		<title>« Les CFO devront apprendre à vivre dans un climat d&#8217;incertitude. »</title>
		<link>http://www.financemanagement.be/les-cfo-devront-apprendre-a-vivre-dans-un-climat-dincertitude/</link>
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		<pubDate>Tue, 06 Nov 2012 16:16:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Christophe Lo Giudice</dc:creator>
				<category><![CDATA[Conjoncture]]></category>
		<category><![CDATA[confiance]]></category>
		<category><![CDATA[crise]]></category>
		<category><![CDATA[perspective]]></category>

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		<description><![CDATA[Le niveau de confiance des CFO belges demeure extrêmement faible. C&#8217;est ce que montre la dernière enquête trimestrielle menée par Deloitte auprès des CFO belges. Près de la moitié d&#8217;entre eux n’apprécient pas la manière dont le gouvernement Di Rupo fixe actuellement les priorités financières et économiques. Les CFO n’anticipent pas de reprise économique à brève échéance et près de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.financemanagement.be/wp-content/uploads/2012/11/Van-Schoubroeck-Thierry.jpg" alt="Thierry Van Schoubroeck (Deloitte)" /></p>
<div id="chapeau-small">Le niveau de confiance des CFO belges demeure extrêmement faible.</div>
<p><span id="more-547"></span></p>
<div id="chapeau">C&rsquo;est ce que montre la dernière enquête trimestrielle menée par Deloitte auprès des CFO belges. Près de la moitié d&rsquo;entre eux n’apprécient pas la manière dont le gouvernement Di Rupo fixe actuellement les priorités financières et économiques.</div>
<p>Les CFO n’anticipent pas de reprise économique à brève échéance et près de la moitié d’entre eux excluent toute perspective de croissance avant le 1er semestre 2014. Les conditions économiques et financières demeurent imprévisibles. Comme lors des trimestres précédents, 80% des CFO indiquent que le niveau d’incertitude global est élevé et supérieur à ce qu’il était d’habitude et ils ne prévoient pas d’amélioration dans le futur. Les entreprises vont devoir apprendre à vivre dans un climat d’incertitude accrue.</p>
<p>« <em>Dans ce climat d’incertitude, les CFO demeurent pessimistes quant aux perspectives financières de leur propre entreprise</em>, commente Thierry Van Schoubroeck, Partner chez Deloitte Belgique et responsable de cette enquête. <em>Tous les efforts portent sur les coûts: la compression des coûts et l’amélioration du cash-flow n’ont cessé de gagner en priorité depuis le début de l’année – jamais l’on n’a relevé durant ces deux dernières années un nombre aussi élevé de CFO pour qui la réduction des coûts représente une priorité majeure</em>. »</p>
<blockquote><p>« La compression des coûts et l’amélioration du cash-flow n’ont cessé de gagner en priorité depuis le début de l’année. »</p></blockquote>
<p>Face à incertitude de la relance économique ou anticipant un affaiblissement de la demande sur le marché belge ainsi qu’à l’étranger, 80% des CFO belges ont revu leurs plans d’investissement. En outre, le degré d’incertitude  par rapport à la situation de la zone euro a diminué pendant le dernier trimestre: seule une petite minorité pense qu’il soit envisageable qu’un voire plusieurs pays quitte la zone les 12 prochains mois. En pratique, peu de CFO se sont préparés à l’éventuelle sortie d’un État membre de la zone.</p>
<h2>La reprise sera lente et faible</h2>
<p>Quand se produira-t-elle? C’est là la principale préoccupation des CFO. Les perspectives de croissance pour la zone euro en général et pour la Belgique en particulier ont été revues à la baisse non seulement pour 2012 mais aussi pour 2013. Près de 50% des CFO n’anticipent aucune croissance avant le premier semestre 2014. Le calendrier de la relance aussi inquiète les CFO, tout comme l’importance de préserver leur position concurrentielle sur le marché. Sur le plan de la concurrence, les nouvelles technologies changent la donne et engendrent de nouveaux modèles sectoriels auxquels les entreprises doivent s’habituer. L’impact des politiques financières et économiques du gouvernement fédéral sur la position concurrentielle complète le palmarès des trois premières préoccupations des CFO. Près de la moitié des CFO n’apprécient guère la manière dont le gouvernement Di Rupo fixe actuellement les priorités économiques et financières (20% d’entre eux seulement émettent un jugement positif). Il s’agit là d’un signal d’avertissement très clair dans le cadre des négociations budgétaires.<br />
 <br />
La disponibilité du crédit bancaire est au plus bas depuis 3 ans. Les résultats financiers du 3ème trimestre sont en-deçà des prévisions. Les taux d’intérêt sont bas et créent des conditions favorables en matière de financement. Les titres de créance émis par les entreprises sont aujourd’hui considérés comme un moyen de financement très attrayant aux yeux des sociétés, bien plus qu’un emprunt à la banque. « <em>Bien que les CFO considèrent que le coût du crédit soit actuellement bien meilleur marché qu’il ne l’ait jamais été ces trois dernières années, la disponibilité du crédit bancaire a nettement diminué et est aujourd’hui à son niveau le plus bas depuis trois ans</em>, précise-t-il. <em>Mais très rares sont les CFO qui annoncent avoir réduit leurs plans d’investissement par manque de financement externe. Pour les CFO, le principal frein à l’investissement réside dans l’impossibilité de faire des prévisions quant à l’évolution de la situation économique et financière</em>. »<br />
 <br />
Pour 45% des répondants à l’enquête (contre 57% à la fin du 2ème trimestre), les résultats du 3ème trimestre sont inférieurs aux prévisions. Aucune amélioration n’est attendue d’ici à la fin de l’année: 46% des répondants pensent qu’ils n’atteindront pas le budget fixé – ce qui donnerait des résultats analogues à ceux de l’année dernière.</p>
<h2>L&rsquo;optimisme n&rsquo;a pas la cote</h2>
<p>La première édition de l’enquête CFO Survey de Deloitte Belgique a été publiée à la fin du 1er trimestre 2009. L’économie sortait à peine de la récession et les efforts fournis avaient empêché l’effondrement du système financier. Les CFO n’étaient guère optimistes, mais, de manière assez surprenante, ils l’étaient bien davantage qu’ils le sont aujourd’hui ou qu’ils l’ont été durant la majeure partie de l’année écoulée.<br />
 <br />
Durant l’année 2009, l’optimisme des CFO par rapport aux perspectives pour leur entreprise s’est peu à peu renforcé. Personne n’attendait de relance soutenue et les CFO misaient sur un taux d’activité assez faible sur leurs propres marchés en 2010. Les priorités étaient le conservatisme financier et une attention majeure à la maîtrise des coûts; les CFO étaient persuadés que ces tendances allaient persister. Thierry Van Schoubroeck confirme qu’ils avaient raison: « <em>Trois ans plus tard, cette 15ème édition de l’enquête ne fait que confirmer que c’est effectivement le cas et que le contrôle des coûts et la gestion du cash-flow restent les priorités absolues des entreprises. Le pourcentage de CFO pour qui la compression des coûts représente une priorité incontournable n’a jamais été aussi élevé en deux ans</em>. »</p>
<blockquote><p>Les CFO d’Amérique sont restés plus optimistes… jusqu’à ce dernier trimestre.</p></blockquote>
<p>L’année 2010 a vu la confiance se rétablir peu à peu: les perspectives étaient généralement considérées comme positives pour les marchés émergents et l’Allemagne semblait avoir retrouvé son rôle de moteur économique. Malheureusement, la tendance s’est inversée au premier trimestre 2011: l’incertitude accrue sur la scène politique et économique mondiale, alimentée par la crise au Moyen-Orient et la catastrophe nucléaire au Japon ont conduit les CFO à adopter une attitude de plus en plus prudente. « <em>A la fin de 2011, l’optimisme des CFO avait atteint le niveau le plus bas jamais enregistré auparavant</em> », note-t-il.  <br />
 <br />
En 2012, la crise dans la zone de l’euro s’est intensifiée, en raison de l’instabilité politique en Grèce et de la méfiance des marchés à l’égard de la solvabilité de l’Italie et de l’Espagne. Malgré le plan de sauvetage des banques espagnoles accepté par l’Union européenne, les niveaux de tension sur les marchés financiers et sur la dette souveraine demeurent élevés.</p>
<h2>Perspectives internationales</h2>
<p>Le niveau d’incertitude persistante quant aux plans économiques et financiers affectent les marchés du monde entier. Les tendances observées en Belgique durant ces dernières années ressemblent fort à celles constatées dans d’autres régions. Les préoccupations permanentes associées à la crise de la dette dans la zone euro, la crainte de ralentissements potentiels en Chine et en Inde et le regain d’inquiétude quant à la situation économique aux États-Unis se sont conjugués pour amener les CFO de tous les continents à revoir à la baisse leurs prévisions positives au 2ème trimestre 2012.<br />
 <br />
Depuis le début de l’enquête en Amérique du Nord, et malgré les craintes nourries par la  dégradation des conditions en Europe, le ralentissement de l’économie mondiale, la croissance morose sur le plan national, et les efforts des gouvernements pour enrayer la chute et stimuler la relance, les CFO d’Amérique sont restés plus optimistes… jusqu’à ce dernier trimestre. Les conclusions de l’enquête réalisée ce trimestre confirment cette perspective, enregistrant le recul le plus cinglant des prévisions en 2 ans et demi. A l’inverse, ce dernier trimestre, on a pu observer un regain de confiance au sein des milieux d’affaires britanniques: les esprits semblent avoir été stimulés par la promesse récente d’une action plus agressive de la Réserve fédérale britannique pour soutenir la croissance et celle de la Banque centrale européenne (BCE) de consolider la devise unique.</p>
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		<title>Les recettes fiscales progressent dans les pays de l’OCDE</title>
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		<pubDate>Tue, 06 Nov 2012 15:48:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Christophe Lo Giudice</dc:creator>
				<category><![CDATA[Fiscalité]]></category>
		<category><![CDATA[crise]]></category>
		<category><![CDATA[fiscalité]]></category>
		<category><![CDATA[PIB]]></category>
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		<description><![CDATA[Dans la plupart des pays de l’OCDE, l’augmentation des recettes fiscales, en proportion du PIB, se poursuit, contrastant ainsi avec la baisse enregistrée en 2008 et 2009, au début de la crise. C&#8217;est ce qu&#8217;indiquent les Statistiques des recettes publiques, une publication annuelle de l’OCDE. Les recettes fiscales encaissées par les pays de l’OCDE représentaient 34% du PIB en 2011 contre [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="chapeau">Dans la plupart des pays de l’OCDE, l’augmentation des recettes fiscales, en proportion du PIB, se poursuit, contrastant ainsi avec la baisse enregistrée en 2008 et 2009, au début de la crise. C&rsquo;est ce qu&rsquo;indiquent les Statistiques des recettes publiques, une publication annuelle de l’OCDE.</div>
<p>Les recettes fiscales encaissées par les pays de l’OCDE représentaient 34% du PIB en 2011 contre 33,8% en 2010. Ce ratio reste néanmoins bien inférieur à 2007, année record durant laquelle il était en moyenne de 35,1%. Les recettes fiscales en pourcentage du PIB ont augmenté dans 20 des 29 pays pour lesquels on dispose de données concernant l’année 2011 et ont diminué dans seulement six d’entre eux. Ces résultats témoignent d’un accroissement tendanciel des recettes fiscales plus marqué qu’en 2010, année où les hausses et les baisses s’équilibraient davantage entre les pays. </p>
<p>En 2011, le Chili, la France, la République tchèque et l’Allemagne ont enregistré les hausses les plus fortes, tandis que la Hongrie, l’Estonie et la Suède ont accusé les baisses les plus marquées. L’augmentation du ratio fiscal en 2010 et 2011 s’explique par un ensemble de facteurs. Sous l’effet de la progressivité du barème de l’impôt, la reprise économique a entraîné une progression des recettes fiscales plus rapide que le PIB, tandis que de nombreux pays relevaient leurs taux d’imposition et/ou élargissaient leur assiette. En 2008 et 2009, la baisse des ratios reflétait la gravité de la récession et le fait que certains pays ont réagi en réduisant leurs taux d’imposition.</p>
<p>« <em>Cette hausse des recettes fiscales intervenue en 2011 va dans le sens des efforts déployés par de nombreux pays pour renforcer l’assainissement budgétaire</em>, indique le Secrétaire général de l’OCDE Angel Gurría. <em>Néanmoins, si les pays souhaitent s’engager avec succès dans ces stratégies à long-terme, l’augmentation des ratios des recettes fiscales doit aller de pair avec des efforts pour restaurer les perspectives de croissance à long-terme, renforcer l’activité économique et créer des emplois.</em> »</p>
<blockquote><p>En Belgique, la charge fiscale était de 44% en 2011, après s&rsquo;être établie à 43,1% en 2009.</p></blockquote>
<p>Certains niveaux d’administration ont été davantage concernés par les pressions sur les recettes que d’autres. Ainsi, le taux d’imposition moyen des collectivités locales est resté stable depuis 2007, alors qu’il a baissé pour les administrations centrales, d’état et régionales. Dans les pays européens les plus touchés par la crise financière et la récession consécutive – la Grèce, l’Irlande, le Portugal et l’Espagne –, on a observé une forte baisse des recettes fiscales en 2008 et 2009, suivie d’un léger redressement depuis.</p>
<h2>En bref</h2>
<p>• En Belgique, la charge fiscale était de 44% en 2011, après s&rsquo;être établie à 43,1% en 2009, mais en ayant connu un pic à 44,7% en l&rsquo;an 2000.<br />
• Le Chili (1,8 point) et la France (1,4 point) ont enregistré les plus fortes hausses de la charge fiscale entre 2010 et 2011. Les autres pays européens qui ont connu des augmentations significatives sont la République tchèque (1,1), l’Allemagne (1,0), la Finlande (0,9), l’Islande (0,7) et le Royaume-Uni (0,7).<br />
• La plus forte baisse concernait la Hongrie, avec un recul de 37,9% à 35,7% du PIB. Deux autres pays, l’Estonie et la Suède, ont accusé une diminution d’au moins un point de pourcentage.<br />
• L’augmentation intervenue aux États‑Unis était conforme à la moyenne non pondérée de l’OCDE, avec une progression de 24,8% du PIB en 2010 à 25,1% en 2011.<br />
• Par rapport à 2007 (avant la crise), les ratios observés en 2011 étaient toujours inférieurs de plus de 3 points dans quatre pays: Espagne, Grèce, Hongrie et Israël. C’est l’Espagne qui a connu le recul le plus marqué (de 37,3% du PIB en 2007 à 31,6% du PIB en 2011).<br />
• Dans le passé, les ratios impôts/PIB ont augmenté au cours des années 1990 pour culminer à 35,2% (moyenne de l’OCDE) en 2000. Ils ont légèrement reculé entre 2001 et 2004, puis augmenté entre 2005 et 2007, avant de décliner de nouveau après la crise.<br />
• Le Danemark est le pays de l’OCDE qui a la charge fiscale la plus élevée (48,1% en 2011), suivi de la Suède (44,5%).<br />
• Le Mexique (19,7% en 2011) et le Chili (21,4%) affichent les ratios impôts/PIB les plus bas des pays de l’OCDE. Ils sont suivis de la Turquie (25,0%), des États-Unis qui arrivent en quatrième position à cet égard dans la zone OCDE (25,1%), et de la Corée (25,9%).<br />
• Au Mexique, la charge fiscale est passée de 17,7% en 2007 à 19,7% en 2011. Quatre autres pays (Estonie, Allemagne, Luxembourg et Turquie) ont également vu leur charge fiscale s’accroître de 1 à 2 points au cours de la même période.</p>
<p>D’après les données pour 2010, dernière année pour laquelle on dispose d’une ventilation des recettes par catégorie d’impôt pour tous les pays de l’OCDE, les recettes générées par l’impôt sur les bénéfices des sociétés sont restées stables depuis la forte baisse des années 2008 et 2009. Toutefois, la part de ces impôts dans le total des recettes (9%) se situe légèrement au‑dessous du pourcentage de 2007 (11%). En revanche, la part des cotisations de sécurité sociale s’est accrue de 2 points, pour atteindre une moyenne de 26,4% des recettes totales.<br />
 </p>
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		<title>‘Septembre noir’ sur le front des faillites</title>
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		<pubDate>Sun, 04 Nov 2012 22:30:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Christophe Lo Giudice</dc:creator>
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		<category><![CDATA[conjoncture]]></category>
		<category><![CDATA[crise]]></category>
		<category><![CDATA[faillite]]></category>

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		<description><![CDATA[Jamais auparavant, le nombre de faillites n’a été aussi élevé qu’au mois de septembre dernier: 1.190 faillites, un nouveau record absolu. Le précédent record mensuel absolu date d’il y a juste un an: en septembre 2011, nous comptions 1.161 cas. Sur l’ensemble de trois trimestres, 7.959 entreprises belges ont dû refermer leur livre de comptes: une augmentation de +4,65% par [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="chapeau">Jamais auparavant, le nombre de faillites n’a été aussi élevé qu’au mois de septembre dernier: 1.190 faillites, un nouveau record absolu.<span id="more-586"></span> Le précédent record mensuel absolu date d’il y a juste un an: en septembre 2011, nous comptions 1.161 cas.</div>
<p>Sur l’ensemble de trois trimestres, 7.959 entreprises belges ont dû refermer leur livre de comptes: une augmentation de +4,65% par rapport à la même période de l’année passée. Traditionnellement, le secteur de l’horeca est le plus touché en matière de faillites, suivi par celui de la construction. Le mois passé ne fait pas exception. Toutefois, en particulier le glissement de la hausse des faillites du commerce de détail vers le commerce de gros, la recrudescence des faillites dans le secteur des services aux entreprises et le nombre de faillites toujours élevé dans le secteur du transport indiquent que vis-à-vis de la crise resurgie le cycle des faillites entre à présent déjà dans une deuxième phase, notamment dans celle de l’approfondissement et de l’élargissement. Ce ne sont plus les secteurs orientés consommateur qui sont les premiers à être touchés par la crise, mais ceux livrant aux secteurs précités qui en souffrent les conséquences. L’effet domino ainsi provoqué nous démontre que la crise a déjà atteint le début de la troisième phase, lors de laquelle les grandes industries sont affectées.<br />
 <br />
En effet, il en va de même pour les formes juridiques: proportionnellement de plus en plus de sociétés anonymes – donc des entreprises de grande taille &#8211; tombent en faillite. A l’heure actuelle, nous enregistrons déjà autant d’entreprises employant plus de 100 travailleurs et ayant déposé le bilan que sur toute l’année 2011. Un nombre croissant de grosses entreprises encaissent donc les coups. Ceci se manifeste notamment par le fait que le nombre d’emplois menacés à cause de la faillite de l’employeur augmente significativement plus vite que le nombre de faillites même. Avec 15.956 pertes d’emploi, nous notons une hausse de +14% par rapport à l’année passée.</p>
<blockquote><p>Record absolu de faillites en Belgique et les mois prochains promettent d’être tout aussi durs.</p></blockquote>
<p>En outre, on constate une hausse vraiment vertigineuse de faillites dans un nombre de formes juridiques moins courantes. Tandis que le nombre de faillites augmente proportionnellement le plus  spectaculairement en Flandre (+9,24% de faillites et +16% de pertes d’emploi), il diminue en Wallonie (même de – 2,4 %). En revanche, les pertes d’emploi à cause de la faillite de l’employeur augmentent proportionnellement le plus rapidement en Région wallonne (+21% de pertes d’emploi).</p>
<p>Les mois prochains promettent d’être tout aussi durs. En effet, les observations ci-dessous nous donnent peu d’espoir d’amélioration pour les mois à venir:<br />
- la tendance à la baisse du comportement de paiement pendant les deux premiers trimestres de cette année,<br />
- le malaise économique,<br />
- les doutes persistants sur la survie de l’euro et la diminution de la confiance des entreprises y relative,<br />
- la constatation que de plus en plus de PME ont épuisé leurs réserves alors que la plupart des grosses entreprises entrent en ‘mode crise’, - le fait que dès le début du troisième trimestre les décisions d’achat sont systématiquement reportées ou annulées,<br />
- l’allocation de nouveaux crédits est à nouveau rendue difficile. </p>
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		<title>« Nous avons inventé un monde qui nous échappe »</title>
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		<pubDate>Sun, 15 Apr 2012 16:12:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Florence Thibaut</dc:creator>
				<category><![CDATA[Gouvernance]]></category>
		<category><![CDATA[crise]]></category>
		<category><![CDATA[gouvernance]]></category>
		<category><![CDATA[perspective]]></category>
		<category><![CDATA[vision]]></category>

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		<description><![CDATA[Tout se passe comme si, plus les problèmes deviennent complexes, moins nous disposons de temps pour y réfléchir et les traiter au mieux, observe l’essayiste Jean-Louis Servan-Schreiber. Pour lui, l’urgence de l’action et de la décision domine l’horizon des dirigeants comme des citoyens que nous sommes. La crise actuelle doit être l’occasion de prendre conscience de la spirale périlleuse dans [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.financemanagement.be/wp-content/uploads/2012/11/Jean-Louis-Servan-Schreiber.jpg" alt="Jean-Louis Servan-Schreiber" /></p>
<div id="chapeau">Tout se passe comme si, plus les problèmes deviennent complexes, moins nous disposons de temps pour y réfléchir et les traiter au mieux, observe l’essayiste Jean-Louis Servan-Schreiber.<span id="more-568"></span> Pour lui, l’urgence de l’action et de la décision domine l’horizon des dirigeants comme des citoyens que nous sommes. La crise actuelle doit être l’occasion de prendre conscience de la spirale périlleuse dans laquelle nous entraîne le « court-termisme ».</div>
<p>Le « court-termisme », tel était le thème au cœur du 18ème Rendez-Vous d’Exception organisé par Ichec-Entreprises. Articulé autour du livre Trop Vite – Pourquoi nous sommes prisonniers du court terme signé par Jean-Louis Servan-Schreiber, l’événement a bien mis en évidence le besoin actuel de retrouver du sens et de la réflexion dans les différents domaines de la société. La crise financière, puis économique, et enfin celle des Etats le montre avec une inquiétante récurrence: face à des cycles de décision de plus en plus courts, l’ensemble de notre société réagit à tout événement dans l’urgence. Limitant ainsi le temps consacré à la réflexion, cette pression de l’urgence empêche la projection à long terme. </p>
<p>« <em>Il est urgent de redonner du sens au temps</em>, exhorte l’essayiste français. <em>Cette course sans fin est très préoccupante et ce, sur tous les continents. L’horizon se rapproche et nous avons sans cesse le nez sur l’obstacle. Le présent occupe aujourd’hui une position à ce point démesurée qu’il ne laisse plus aucune place au passé ou au futur, pourtant indispensables à la progression d’une société</em>. »</p>
<p>Le court-termisme n’est pourtant pas une invention du 21ème siècle: il prend racine dans le contact de l’homme avec la vitesse. « <em>Dès le 19ème siècle avec l’invention du télégraphe ou de la locomotive à vapeur, l’homme s’est lancé dans une course sans fin et a voulu accomplir ses tâches toujours plus vite</em>, explique-t-il. <em>Le monde entier s’est ainsi engouffré dans un flux de productivité. La vitesse s’est alliée à une anticipation organisée sous l’influence managériale des Américains après la seconde guerre mondiale</em>. »</p>
<h2>Constat sans appel</h2>
<p>La technologie a ensuite mené à une accélération imprévue. La télévision, aujourd’hui relayée par internet, est aussi devenue un des vecteurs de court-termisme, à la fois dans le domaine commercial et politique. « <em>La puissance du message publicitaire a engendré un développement de la consommation accéléré. Dans le monde politique, l’opinion publique est confrontée à ce que font ou ne font pas les élus tous les jours. Ceux-ci prennent le pouls des tendances tous les soirs, ce qui accélère les prises de décisions publiques et freine l’Etat dans son rôle de planificateur à long terme</em> », précise Jean-Louis Servan-Schreiber.  </p>
<p>Les sondages perpétuels, la surexposition médiatique et les élections tous les trois ans, dans la plupart des pays de l’Union européenne, se chargent d’aggraver cette situation. « <em>Au sein de l’Union, il y a pratiquement des élections tous les mois dans un des pays membres, c’est une sorte d’épée de Damoclès qui réduit encore la marge de manœuvre</em>, note-t-il. <em>Ces circonstances se combinent et réduisent le temps consacré à la réflexion. En effet, comment réfléchir avec cet accélérateur dans la tête?</em> » Une situation que nous connaissons bien dans notre pays… </p>
<p>Le secteur financier n’échappe pas à ce constat, les bourses étant de plus en plus enfermées dans un système régenté par des super-ordinateurs qui réagissent à la seconde et placent des milliers d’ordres simultanément. « <em>La rapidité des flux financiers nous prend à la gorge. La crise actuelle en est une bonne illustration. C’est d’autant plus grave que la plupart des économies européennes se sont désindustrialisées pour se tourner vers la finance. Le profit est devenu la finalité des entreprises, qui sont aujourd’hui bien souvent dirigées par des financiers. L’objectif d’accroissement constant des résultats – donc de la productivité – confine à l’absurde. Il y a vingt ans, on demandait aux managers d’établir des plans à cinq ans. Aujourd’hui, même trois ans semblent irréalistes!</em> » </p>
<h2>Tsunami de communication</h2>
<p>Dans le domaine de la communication, la révolution numérique a donné le pouvoir à chacun d’aller plus vite que tout le monde. « <em>La totalité de l’information de la planète est à la portée de tous, ce qui est exceptionnel, mais a aussi des conséquences négatives</em>, estime Jean-Louis Servan-Schreiber. <em>Le quantitatif s’est substitué au qualitatif, y compris dans les relations humaines. Quand on reçoit un mail, par exemple, on s’attend à ce qu’on y réponde instantanément. Il y a aujourd’hui pas moins de 5 milliards de téléphones portables: c’est, à mon sens, une forme de totalitarisme.</em> » </p>
<blockquote><p>« Le profit est devenu la finalité des entreprises, qui sont aujourd’hui bien souvent dirigées par des financiers. L’objectif d’accroissement constant des résultats – donc de la productivité – confine à l’absurde. »</p></blockquote>
<p>Notre vie à tous est de plus en plus liée aux machines. « <em>Nous essayons de les suivre, mais nous n’y arrivons pas. Les marchés financiers, par exemple, sont davantage contrôlés par des machines que par des hommes. Nous avons, en quelque sorte, inventé un monde qui nous échappe. Des problèmes comme l’explosion démographique ou l’augmentation combinée des niveaux de vie ne peuvent être résolus à court terme, c’est un grand danger. La crise actuelle occulte tout le reste. On peut cependant agir et légiférer si les pouvoirs politiques se réveillent… </em>»    </p>
<h2>Dictature multisectorielle</h2>
<p>Un panel d’experts issus de différents secteurs, particulièrement touchés par cette accélération de notre société – à savoir la finance, la politique et l’entreprise – était animé par Amid Faljaoui, directeur des magazines francophones du groupe Roularta. Le monde financier, en couverture de tous les magazines ces temps-ci, se révèle particulièrement malade du court-termisme, comme le rappelle Axel Miller, président du comité de direction chez Petercam. </p>
<p>« <em>Le secteur financier est récemment devenu d’une vélocité terrifiante, ce qui a donné lieu à des conséquences peu démocratiques</em>, explique-t-il. <em>On travaille à présent sous le joug d’un système dont on a perdu le contrôle. Tout n’est pas perdu, des règles conçues par des hommes peuvent être détricotées. Les machines peuvent être contrôlées. Encore faut-il le vouloir. Il faut également revoir les règles de concurrence entre pays, chacun luttant contre son voisin. Enfin, l’existence de la dette pèse sur tout le monde: il est grand temps que les Etats réenclenchent la réflexion à long terme.</em> » </p>
<blockquote><p>« Il n’existe pas de recette toute faite pour gérer les effets pervers du court-termisme. »</p></blockquote>
<p>Le secteur des médias est souvent accusé d’être un accélérateur de court-termisme. Pour Béatrice Delvaux, éditorialiste en chef du journal Le Soir, les médias ont un rôle à jouer, mais chaque type de médias engendre une pression différente. « <em>Notre groupe de presse présente le grand avantage de ne pas être géré par des profils qui ne connaissent rien à l’édition</em>, note-t-elle. <em>Nous ne sommes pas non plus cotés en Bourse, ce qui allège aussi la pression financière. Je pense que les médias au sens large ont été coupables de ne pas mettre assez de pression sur les actes de ceux qui voulaient aller trop vite. Les Etats ont accepté de diminuer leur puissance: on en paie les conséquences aujourd’hui. Le danger du côté des médias est de vouloir aller plus vite que les autres et de bâcler la vérification d’une information. En tant que quotidien dit de qualité, notre pérennité est assurée par notre qualité</em>. » </p>
<h2>Pas de recette</h2>
<p>« <em>Il n’existe pas de recette toute faite ou de solution unique pour gérer les effets pervers du court-termisme, si ce n’est une réflexion individuelle approfondie et une prise de conscience collective</em> », concluait Jean-Louis Servan-Schreiber. Le monde académique semble aussi échapper à cette pression négative, même si l’éducation est également un élément de réponse. « <em>Les universités doivent former les futurs actifs différemment, les conseils d’administration ont besoin de diversité. Il leur faut appréhender la complexité avec une certaine modestie, hommes ou femmes</em> », précise Béatrice Delvaux. </p>
<p>« <em>Il est important d’apprendre d’autres logiques à nos étudiants</em>, appuie Brigitte Chanoine, recteur de l’Ichec. <em>Les jeunes ont besoin de nouvelles valeurs: nous le voyons notamment dans le choix de leurs options. Il est déterminant qu’ils soient au contact d’autres cultures. Les jeunes aiment étudier à l’étranger et vivre d’autres réalités. Il faut prendre le temps de les écouter. Les formations sont une plus-value à long terme, il est encore possible de changer de paradigme</em>. » </p>
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