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	<title>Finance Management &#187; Philippe Pire</title>
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		<title>La Belgique au 5e rang des pays les plus attractifs pour les investisseurs étrangers</title>
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		<pubDate>Thu, 06 Jun 2013 16:48:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>FM</dc:creator>
				<category><![CDATA[L'Actu]]></category>
		<category><![CDATA[EY]]></category>
		<category><![CDATA[Leo Sleuwaegen]]></category>
		<category><![CDATA[Philippe Pire]]></category>

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		<description><![CDATA[La Belgique occupe la 5e place dans le classement des pays d’investissement européens les plus attractifs. Telle est la conclusion de la dixième édition du ‘Baromètre de l’Attractivité belge’ annuel publié aujourd’hui par Ernst &#038; Young. Grâce à ce résultat, notre pays fait mieux qu’en 2011, la Belgique figurant alors à la 6e place du classement. C’est surtout la Wallonie [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="chapeau">La Belgique occupe la 5e place dans le classement des pays d’investissement européens les plus attractifs. Telle est la conclusion de la dixième édition du ‘Baromètre de l’Attractivité belge’ annuel publié aujourd’hui par Ernst &#038; Young. Grâce à ce résultat, notre pays fait mieux qu’en 2011, la Belgique figurant alors à la 6e place du classement. C’est surtout la Wallonie qui permet ce gain d’une place dans le classement, grâce à une hausse sensible du nombre de projets d’investissement.</div>
<p>Il y a toutefois une ombre au tableau. La création d’emplois reste en effet problématique en Belgique. Avec une moyenne de 17 emplois créés par projet d’investissement, notre pays enregistre son plus mauvais résultat. Des mesures structurelles s’imposent plus que jamais afin de surmonter notre handicap salarial et la pression fiscale trop élevée. Le ‘Vieux Continent’ reste très apprécié des investisseurs étrangers. Malgré une diminution de 2,8 %, le nombre d’investissements étrangers reste supérieur au niveau d’avant la crise économique. Avec un score d’attractivité de 43 %, la Chine reste le pays d’investissement le plus attractif au monde. L’Europe occidentale reste également, avec 37 %, au deuxième rang du classement des régions les plus attractives de la planète. L’Europe centrale et l’Europe orientale enregistrent des chiffres en hausse de 7 % qui permettent à cette partie du continent européen de passer à un score d’attractivité de 28 %. Fait notable, les pays BRIC connaissent une diminution de 6,8 % par rapport à 2011.</p>
<h2>La Belgique devance à nouveau les Pays-Bas</h2>
<p>Le nombre d’investissements étrangers en Belgique est passé de 153 à 169 en 2012, soit une hausse  de 10,5 %. Cette augmentation permet à la Belgique de figurer juste au-dessus de nos voisins du nord et d&rsquo;occuper la cinquième position dans le classement des pays d&rsquo;investissement les plus attractifs en Europe, soit notre meilleur classement depuis 2008. Traditionnellement, nous sommes précédés par les grandes économies d’Europe occidentale telles que le Royaume-Uni, l’Allemagne, la France et l’Espagne. 169 projets, c’est un meilleur chiffre que l’année passée, mais nombre de ces projets ne créent que très peu d’emplois.<br />
Le Royaume-Uni a également maintenu en 2012 sa position de leader historique en attirant près d’un cinquième de tous les projets d’investissement étrangers en Europe. Il a accueilli 697 projets, soit une hausse de 2,7 % par rapport à 2011. L’Allemagne s’en sort également très bien. Avec 624 projets d’investissement étrangers en 2012, elle enregistre une hausse de 4,5 % par rapport à 2011 et de plus du double en comparaison avec l’année 2007. Les nouvelles sont moins bonnes pour nos voisins français et néerlandais. La France a attiré 471 projets d’investissement étrangers, soit une baisse de 12,8 % et, avec un total de 161 projets, les Pays-Bas enregistrent une chute des investissements de 5,3 %.</p>
<h2> Remontée en Wallonie</h2>
<p>Solide remontée en Wallonie ; légère reprise en Flandre après le net recul de 2011et  l&rsquo;année record de 2010.<br />
Après avoir connu une forte baisse en 2010, la Wallonie a réalisé une solide remontée en 2012. Le nombre d’investissements étrangers est passé de 39 à 52. La Wallonie affiche son meilleur résultat des 10 dernières années (juste parès 2009 qui avait connu 57 projets).<br />
C’est surtout la province de Liège qui est parvenue à séduire les investisseurs étrangers, le nombre de projets y passant de 9 à 23. Avec 19 investissements, le Hainaut parvient également à tirer son épingle du jeu. Mauvaise nouvelle par contre pour le Brabant wallon, où le nombre d’investissements est retombé de 11 en 2010 à 4 en 2012.<br />
L’année dernière, la Flandre a attiré 80 investissements étrangers, soit une légère hausse par rapport aux 74 projets de 2011. Toutefois, la Flandre a bien du mal à réitérer ses bons chiffres du passé. En 2010 par exemple, la Région flamande attirait encore 108 investissements étrangers<br />
Ce recul s’affiche nettement dans la province du Brabant flamand où les investissements ont reculé de 21 à 14 projets. La province d’Anvers enregistre une hausse de 11 projets pour atteindre 36, mais cette augmentation est insuffisante pour compenser la forte diminution de 2011, lorsque le nombre d’investissements étrangers était passé de 55 à 25. La progression de la Flandre orientale (de 11 à 16 investissements) est encourageante.<br />
Avec 37 investissements sur son territoire, la région de Bruxelles Capitale reste stable en comparaison avec 2011. Ces investissements étrangers sont deux fois plus nombreux qu’en 2010 et ont été essentiellement réalisés dans des bureaux de ventes &#038; marketing. Avec une moyenne de 1 personne par projet, la création d’emplois à Bruxelles est toutefois insignifiante.</p>
<h2>Les États-Unis restent la première source d’investissement</h2>
<p>Les États-Unis figurent depuis de nombreuses années en tête du classement des pays qui investissent en Belgique. En 2012, le nombre d’investissements provenant d’entreprises américaines a une nouvelle fois progressé légèrement en comparaison avec 2011, passant de 38 à 41 investissements, soit une réaction positive à la diminution inquiétante notée en 2011 (de 50 à 38). La Belgique accueille en outre essentiellement des investissements intra-européens, en particulier en provenance de nos voisins. La France sort du lot avec 21 investissements réalisés en 2012. L’intérêt accru de l’Allemagne, 16 investissements contre 11 en 2011, mérite également d’être souligné. Notre pays semble profiter quelque peu de la solidité de l’économie allemande.<br />
Les Pays-Bas (11 investissements) et le Royaume-Uni (9 investissements) restent également importants pour notre pays, même si les investissements en provenance d’outre-Manche diminuent.<br />
Les États-Unis et nos voisins représentent ensemble 58 % de tous les investissements étrangers directs en Belgique. Avec un recul de 18 projets en 2011 à 13 projets en 2012, la part d’investissements des pays BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine) est une désillusion. En réalisant 7 investissements en Belgique en 2012, la Chine est le principal investisseur des pays BRIC.</p>
<h2>La création d’emplois au plus bas</h2>
<p>La création d’emplois liés aux nouveaux investissements étrangers est un problème depuis de longues années, mais elle a connu un creux absolu en 2012. Le nombre de nouveaux emplois a diminué de pas moins de 18 %. Avec à peine 17 emplois créés par projet, nous nous situons 40 % en dessous de la moyenne belge des 10 dernières années. Notre pays sort ainsi du top 15 en ce qui concerne l’emploi.<br />
Le fait que notre pays va totalement à contre-courant de la tendance européenne est encore plus inquiétant. La création d’emplois liés à des investissements étrangers en Europe affiche en effet une hausse moyenne de 8 % à 170.434 emplois et le nombre moyen de nouveaux emplois par projet a également augmenté de 40 en 2011 à 45 en 2012. La moyenne belge est inférieure de pas moins de 60 % par rapport aux chiffres européens. Il s’agit du plus mauvais résultat de notre pays depuis le début de l&rsquo;étude. &laquo;&nbsp;<em>Malheureusement, les chiffres belges sont conformes aux conclusions de l’étude de perception que nous avons menée début 2013</em>, déclare Philippe Pire, associé Ernst &#038; Young. <em>Il ressort de cette étude que les investisseurs étrangers considèrent que les coûts salariaux et du travail actuels sont problématiques pour l’attractivité de notre pays. La forte disparité avec la moyenne européenne devrait inciter nos décideurs politiques à la réflexion. Les statistiques d’organisations internationales indépendantes montrent en effet que la Belgique a les coûts salariaux les plus élevés d’Europe</em>.&nbsp;&raquo;  </p>
<h2>Dépendance belge</h2>
<p>Leo Sleuwaegen, professeur en International Business Strategy et Partner à la Vlerick Leuven Gent Management School confirme cette déclaration: &laquo;&nbsp;<em>La Belgique est très dépendante des investissements étrangers. Ils contribuent fortement à nos exportations et à notre innovation. Il est inquiétant de constater que des grandes sociétés étrangères décident de désinvestir, ce qui a pour conséquence directe de faire perdre beaucoup d’emplois. Alors que les nouveaux projets d’investissement dans notre pays sont de petite échelle et créent dès lors peu de nouveaux emplois</em>.&nbsp;&raquo;<br />
Élément prometteur, 63 % des investissements réalisés en Belgique sont des projets ‘greenfield’. Avec 107 projets greenfield sur un total de 169 investissements étrangers directs, les nouveaux projets d’investissement restent plus importants que l’expansion de projets existants. Pourtant, la plupart de ces projets greenfield ne sont pas grands créateurs de main-d’œuvre. Les projets de Ventes &#038; Marketing, de bureaux d’affaires, d’agences de représentation (essentiellement dans la région bruxelloise) s’adjugent presque 70 % des investissements et sont peu créateurs d’emploi.<br />
&laquo;&nbsp;<em>Malgré cette belle place dans le classement, les décideurs politiques doivent réaliser que des mesures sont indispensables pour améliorer la compétitivité de la Belgique et le rythme de croissance à long terme. Une réforme du marché du travail et un décalage de la taxation sur le travail devraient permettre d’améliorer les perspectives en matière d’exportations de la Belgique. Un climat fiscal offrant une meilleure sécurité juridique doit également être mis en place. Notre pays doit réaliser des économies structurelles.  Il permettrait de renforcer l’attractivité de la Belgique en tant que pays d’investissement et offrirait l’opportunité aux entreprises de mettre davantage en avant leurs atouts en matière d’innovation, de recherche et de développement&nbsp;&raquo;</em>, conclut Philippe Pire.</p>
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		<title>Les investisseurs étrangers attendent des mesures structurelles du gouvernement belge</title>
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		<pubDate>Wed, 27 Mar 2013 16:27:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>FM</dc:creator>
				<category><![CDATA[L'Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Baromètre de l’Attractivité de la Belgique]]></category>
		<category><![CDATA[Ernst & Young]]></category>
		<category><![CDATA[Philippe Pire]]></category>
		<category><![CDATA[Rudi Braes]]></category>

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		<description><![CDATA[Il ressort de la première partie du Baromètre de l’Attractivité de la Belgique, un rapport annuel d’Ernst &#038; Young qui traduit la perception de la Belgique en tant que pays d’investissement, que la confiance que les investisseurs étrangers accordent à notre pays reste relativement élevée. À peine 17 % des chefs d’entreprise interrogés sont d’avis que la Belgique est insuffisamment armée [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="chapeau">Il ressort de la première partie du Baromètre de l’Attractivité de la Belgique, un rapport annuel d’Ernst &#038; Young qui traduit la perception de la Belgique en tant que pays d’investissement, que la confiance que les investisseurs étrangers accordent à notre pays reste relativement élevée.</div>
<p>À peine 17 % des chefs d’entreprise interrogés sont d’avis que la Belgique est insuffisamment armée pour traverser la crise actuelle, ce qui indique que les investisseurs considèrent encore toujours notre pays comme une terre d’investissement fiable et dynamique. Pourtant, une tendance à la baisse de l&rsquo;optimisme des investisseurs est observée. Notre pays risque donc manifestement de perdre en attractivité. Nos coûts salariaux élevés et notre énorme pression fiscale et parafiscale menacent de conduire à un recul des investissements et à un accroissement des délocalisations. De manière urgente la Belgique doit renverser la vapeur et engager une vraie politique de relance en prenant des mesures structurelles afin d’endiguer la lente détérioration de la confiance, déjà précaire.</p>
<h2>Sérieux atouts</h2>
<p>Le baromètre montre que la Belgique possède encore des atouts pour séduire les investisseurs. Les principaux d’entre eux sont connus de longue date, à savoir la diversité et la qualité de la formation de nos travailleurs (71 %), notre capacité d’innovation (43 %) et notre pouvoir d’achat élevé (44 %). La présence de nombreux sièges sociaux, d’entreprises privées comme d’institutions publiques internationales, est elle aussi perçue comme un avantage. Le baromètre révèle un autre signe encourageant dans le fait que de nombreux investisseurs (25 %) voient du potentiel dans l’industrie pharmaceutique et la biotechnologie belges. D’après les personnes interrogées, ces secteurs sont, au même titre que celui de la logistique et de la distribution (24 %) et celui de la technologie de l’information (22 %), des secteurs importants pour la croissance économique de la Belgique dans les années à venir. Le rapport montre également que, dans les prochaines années, les principaux investissements seront réalisés dans les secteurs de la recherche et du développement (44 %) et de la logistique (24 %).</p>
<h2>Signaux d’alarme</h2>
<p>Les investisseurs voient toutefois une série d’ombres au tableau, et il convient de les prendre au sérieux. Le nombre d’entreprises étrangères qui ont des projets d’investissement en 2013 chute à 20 %. En 2010, elles représentaient encore 30 %. Dans ce domaine, notre pays se situe clairement sous la moyenne européenne (38 %). La tendance à l’investissement des trois dernières années est elle aussi peu encourageante. 45 % seulement des investisseurs étrangers présents dans notre pays y ont consenti de nouveaux investissements, la moitié d’entre eux par le biais d’une extension. C’est le moins bon score de la Belgique depuis 2009. Pour la première fois depuis la création du baromètre en 2005, le nombre d’entreprises étrangères interrogées qui ont investi en Belgique au cours des trois dernières années est plus bas que le nombre d’entreprise qui n’ont pas investi.<br />
L’optimisme des investisseurs étrangers a lui également baissé. La proportion d’investisseurs étrangers optimistes quant à la capacité de la Belgique à surmonter la crise a baissé de 40% en 2012 à 23% en 2013.<br />
De plus, les investisseurs se montrent peu enthousiastes en ce qui concerne l’attractivité de notre pays à long terme. À peine 28 % sont d’avis que notre pouvoir d’attraction s’améliorera dans les trois ans à venir, ce qui est sensiblement moins que la moyenne européenne qui s’élève à 39 %. C’est également le plus mauvais résultat depuis 2005. Quelque 15 % s’attendent même à une baisse de l’attractivité. Un nombre croissant d’investisseurs envisage de surcroît la possibilité de quitter la Belgique. À peine 84 % d’entre eux sont encore à peu près sûrs de rester, soit un recul de 7 % par rapport à 2012. Selon les résultats de cette enquête, on peut raisonnablement penser qu’une dizaine d’entreprises présentes dans notre pays vont délocaliser leurs activités. 9 % des entreprises interrogées ayant une activité de production en Belgique déclarent qu’elles ne produiront plus dans notre pays dans 10 ans. En outre, le nombre d’entreprises productrices qui ont exprimé clairement leur intention de rester en Belgique a fortement diminué, passant de 50 % en 2012 à 36 % en 2013.</p>
<h2>Talon d’Achille</h2>
<p>Les investisseurs continuent à pointer du doigt quelques problèmes préoccupants de notre économie. Pas moins de 46 % des répondants estiment que les charges salariales en Belgique doivent diminuer pour rendre notre pays plus attractif. Pas moins de 65 % des entreprises interrogées déjà présentes sur notre territoire sont d’avis que le handicap salarial de la Belgique est anormalement élevé. Plus de 90 % d’entre elles imputent le handicap salarial belge aux charges salariales trop élevées ou au mécanisme de l’indexation automatique des salaires. En outre, 35 % des entreprises interrogées estiment que la pression fiscale est trop élevée dans notre pays. 45 % des entreprises ayant un chiffre d’affaires de plus de 1,5 milliard déclarent que les charges fiscales sont trop importantes.<br />
Philippe Pire, associé d’Ernst &#038; Young Belgique tire la sonnette d’alarme : « L<em>es investisseurs donnent un signal clair au gouvernement, l’invitant à faire de ces problèmes une priorité absolue. Il existe un besoin urgent de mener un débat réaliste sur le handicap salarial non concurrentiel de la Belgique et sur l’effet de l’indexation automatique des salaires en la matière. Toutes les statistiques confirment la tendance. Notre handicap salarial ainsi que la pression fiscale trop élevée constituent des lacunes structurelles qui menacent, à terme, de mettre à mal l’attractivité de la Belgique</em>. »</p>
<h2>Pression administrative</h2>
<p>L’étude montre également que les investisseurs sont de plus en plus souvent confrontés à une pression administrative croissante sur leurs activités économiques. 37 % des investisseurs interrogés perçoivent cette pression des pouvoirs publics, une progression de 7 % par rapport à 2012. Ce sont les investisseurs présents en Belgique qui ressentent le plus cette gêne administrative (44%). Les récentes mesures fiscales du gouvernement Di Rupo ont elles aussi une influence négative sur notre attractivité. Quelque 51 % des investisseurs étrangers interrogés, essentiellement des entreprises déjà présentes en Belgique, disent connaître ces mesures. Celles-ci ne sont d’ailleurs pas accueillies de manière positive par tout le monde : 15 % envisagent un désinvestissement. En revanche, le mécanisme de la déductibilité des intérêts notionnels reste très important pour les investisseurs. En dépit des modifications récentes, 74 % des investisseurs interrogés qui connaissent ce système (ce qui représente 72 % du groupe total de répondants) estiment que cela reste une mesure attrayante.<br />
Les agences d’investissement et la commission de ruling sont considérées comme très efficaces, mais un marketing plus proactif et un élargissement des budgets alloués à ces services peuvent sans aucun doute produire de meilleurs résultats qu’aujourd’hui.</p>
<h2>Bruxelles rattrape la Flandre</h2>
<p>La Flandre se voit talonnée par la capitale en tant que moteur de l’attractivité belge. Bruxelles est pour la première fois perçue comme plus attractive que la Flandre. En dépit de la congestion du trafic (41 %), 36 % des investisseurs considèrent Bruxelles comme la région la plus attractive. Notre capitale doit essentiellement ce score élevé à des investisseurs qui ne sont pas présents en Belgique : 50 % d’entre eux optent pour Bruxelles.<br />
La Flandre (33 %) perd de sa popularité par rapport à Bruxelles et à la Wallonie. La Flandre reste toutefois populaire auprès des entreprises déjà établies en Belgique. 51 % d’entre elles considèrent la Flandre comme la région la plus attractive de Belgique. Cette attractivité repose sur des ingrédients connus : des travailleurs bien formés (43 %), un réseau de transport fortement ramifié (36 %) et la disponibilité de moyens financiers pour la recherche et le développement (34 %).<br />
En progression de 4 %, la Wallonie (14 %) entame à son tour une lente remontée vis-à-vis des autres régions. Elle doit cette avancée à la grande disponibilité de zones industrielles (32 %), à l’accès aux subsides régionaux (16 %) et à la faible congestion du trafic. La région doit cependant encore faire face à quelques écueils. 30 % des personnes interrogées indiquent ainsi que le manque de multilinguisme constitue un obstacle. La puissance des syndicats wallons continue elle aussi à effrayer les investisseurs (28 %).</p>
<h2>Investissements concrets</h2>
<p>Philippe Pire nuance néanmoins le propos : « <em>Les différences entre les régions ne peuvent toutefois pas être montées en épingle. Parmi les investisseurs non présents en Belgique, la moitié opte pour la capitale et 35% n’expriment pas de choix clair, seuls 15 % optant pour la Wallonie ou la Flandre. Ceci indique très clairement que les différences entre les régions sont pour ainsi dire inconnues des entreprises non établies en Belgique. Qui plus est, la perception ne donne aucune indication quant aux chiffres d’investissement réels. Sur la base des chiffres d’investissement réels, il apparaîtra clairement dans la 2e partie du Baromètre 2013 de l’attractivité belge si la perception des investisseurs se traduit en projets d’investissement concrets dans les différentes régions. Il est clair cependant que les régions peuvent développer leur attractivité en misant sur l’innovation et la créativité. Un meilleur soutien à la haute technologie et aux PME aura indubitablement des répercussions positives sur l’attractivité. En outre, il convient d’investir vraiment davantage dans la création d’une image de marque à l’étranger, auprès d’entreprises qui ne connaissent pas les caractéristiques de la Belgique</em>.»<br />
«<em>La confiance des investisseurs étrangers en la Belgique reste élevée, mais la concurrence se fait de plus en plus vive. Les responsables politiques doivent utiliser les leviers nécessaires pour garantir l’attractivité à long terme de la Belgique vis-à-vis des investisseurs étrangers. Nous espérons dès lors que cette étude annuelle pourra aider les décideurs à faire les bons choix,</em> » conclut Rudi Braes, Managing Partner Ernst &#038; Young Belgique.</p>
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