Sandwich ou petite danse?

Dancefloor

Ils font partie de notre quotidien au point qu’on en oublie presque que, hors de nos frontières, leur simple évocation fait écarquiller les yeux. A l’occasion de son 30e anniversaire, la chaîne Panos met à l’honneur les grands « classiques ». Ils ont pour nom… Club, Martino, pistolet,… en rappelant leur histoire parfois méconnue. Prenez des notes: vous brillerez à l’heure du lunch! A moins que vous ne succombiez à la nouvelle tendance du moment: le Lunch Beat!

A tout seigneur, tout honneur. Le Martino demeure sans aucun doute le plus populaire des sandwiches en Belgique. Il doit son nom au footballeur Théo Maertens, qui, en 1951, entrant dans une sandwicherie anversoise, demanda au patron de lui préparer un sandwich composé « de tous les ingrédients disponibles ». Pour composer ce sandwich qui, 61 ans plus tard, fait partie du patrimoine culinaire belge, le chef a réuni dans un même pain, un mélange subtil d’américain préparé, d’oignons, de cornichons, de moutarde, de sauce Worcester, de poivre de Cayenne, de pili-pili, de ketchup, le tout saupoudré d’une pointe salée.

Club, Smos ou Dagobert, quelle est la différence? La réponse est simple… aucune! Tout dépend d’où vous vous trouvez pour déguster ce sandwich composé de jambon, fromage et crudités. En Wallonie, on commandera un Dagobert, tandis que les Bruxellois parleront d’un Club, et en Flandre, le même sandwich portera le nom de Smos. Parce qu’ici, les histoires belges se racontent aussi en sandwiches! Le mot fait rire nos voisins du Sud, mais, en Belgique, le pistolet reste incontournable. Garni traditionnellement de fromage ou de jambon, le célèbre petit pain rond – qui doit son nom au latin « pistor » qui signifie boulanger ou à leur prix d’une pistole au XVIIe siècle à Bruxelles – fait aujourd’hui l’unanimité parmi les consommateurs.

Ces « légendes » risquent-elles d’être reléguées à l’arrière-plan? C’est possible alors qu’une nouvelle tendance nous arrive de Suède: le ‘Lunch Beat’. Désormais, au lieu d’aller manger à la cafétéria, les Suédois vont… transpirer sur la piste de danse! Cela parait invraisemblable mais, là-bas, c’est déjà presque considéré comme normal. Finis les sandwiches, offrez-vous une « sortie » à la place! Seule différence avec les sorties nocturnes, relève le fournisseur de matériel de bureau Overtoom: l’alcool est strictement interdit pendant votre heure de danse. Comme récompense, vous aurez cependant droit à des petits pains à volonté après vos « exercices ».

Le premier Lunch Beat aurait eu lieu de façon tout à fait modeste dans un parking souterrain à Stockholm. Entretemps, c’est devenu un phénomène qui commence à faire des adeptes dans d’autres villes d’Europe. Sur Facebook et Twitter, on peut lire des histoires enthousiastes sur cette nouvelle culture d’entreprise, sur l’atmosphère décontractée qui y règne, et sur l’impatience d’en arriver à la prochaine pause de midi. Ce n’est pourtant pas la première fois que la danse est promue comme antidote au stress au boulot, relaie Overtoom. Des hommes d’affaires japonais s’étaient déjà lancés dans le « hula », une danse traditionnelle hawaïenne qu’ils connaissaient de par leurs séjours à Hawaï, destination de vacances populaire au Japon. Pour les dirigeants d’entreprise, le hula était un moyen pour pousser leurs employés à se laisser aller pour se décontracter.

« Vous ne vous sentez pas prêts à faire le pas et aller danser avec vos collègues? Cela n’a rien d’étonnant, car cela exige également un important déclic mental, conclut-on chez Overtoom. Si vous n’êtes pas décontracté, impossible de danser. C’est bien la raison pour laquelle danser est un bon remède au stress. Dans ce sens, le Lunch Beat est une bonne méthode pour tester le stress, ce qui n’est pas sans importance, à savoir que 15% des salariés disent souffrir de surmenage et de burn-out. En plus, presqu’une personne sur cinq est très démotivée face à son travail… ce qu’on peut comprendre quand il n’y a pas de possibilité de Lunch Beat. »

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